‹ Essai Sur L'Histoire Naturelle Du Desman Des PyrénéesChapitre 12 sur 48 · Voyez surtout Dobson, op. cit., pp · texte numérisé non relu

Voyez surtout Dobson, op. cit., pp

Has

DESMAN DES PYRÉNÉES. — MYOGALE PYRENAICA.

Mygale Pyrenaica. — GEOFFROY, Ann. du Mus. d’hist. nat., t. XVII, p.193, pl. 4fig. 1.

— ID. Mém. du Mus. d’hist nat., t..1, n°290. pl.15; 7012 — DESMARETS, Mamm. in Encycl. méth., pair — LESSON, Man. de mam., p. 123.

— DE BLAINVILLE, Ostéog. des mam., t. F, p.26, pl, 5,fis, 9.

— ComPpANYO, Hist. nat. des Pyr.-Orient., t Il},:p-120.

— GERVAIS, Mam., t. I, p. 248.

— TRUTAT, Cat. des mam. des Pyr. in Bull.

de la Soc. d’hist. nat. de Toulouse, 1878, p. 100.

— TROUESSART, Cat. mam. n° 11, p. 49.

Myogalea Pyrenaica. — FISCHER, Syn. mam., p. 250. Myogale Pyrenaica. — SCHINZ, Syn. mam., t. I, p. 286. — DoBson, Monog. of. insect., p. 128. Mygalina Pyrenaica. — Is. GEOFFROY SAINT-HILAIRE, leçons de mamm., p. 45.

Galemys Pyrenaica. — KAUP, Mamm., p. 119.

Geoffroy décrit ainsi le Desman des Pyrénées qu'il avait été le premier à observer :

« La longueur de son corps est de omr1 centimètres, & ce en quoi il diffère le plus de l’espèce précédente : le Desman de Moscovie, sa queue est plus longue, om125 millimètres. Celle-ci n'est ni étranglée à son origine, ni renflée au-delà, mais tout d’une venue & diminuant

insensiblement jusqu’à l'extrémité; elle est cylindrique dans les trois quarts de sa longueur, & verticalement comprimée dans le reste; elle est enfin couverte de poils courts, couchés & presqu’entièment adhérents.

« Les ongles sont du double plus longs que dans l’espèce précédente ; les doigts de devant ne sont qu’à demi enveloppés ; le doigt extérieur des pieds est aussi beaucoup plus libre.

« Sa pelleterie est la même quant à la nature du poil, ses longues soies & son feutre ; mais ses couleurs présentent des différences. Tout le dessus est d’un brun marron, les flancs gris bruns & le ventre argenté : aucune partie blanche n'est répandue sur la face, comme Pallas le rapporte du Desman de Moscovie »'.

La diagnose latine de Fischer résume ainsi ces caractères :

« Cauda corpore longiore, maximam partem cylin- « drica, a basi indo sensim sensimque attenuata, apice « verticaliter compressa ; vellere supra fusco, subtus cano.

« Cauda pilis brevibus incumbentibus & fere penitus « adhærentibus vestita, ungues fere duplo longiores quam

1. Geoffroy. op. cit., p. 104, pl. 4. — La description de Geoffroy est accompagnée d’une planche dont nous donnons un fac simile, (PL. IL.) À cette occasion, 1l n’est peut-être pas hors de propos de faire remarquer combien les dessinateurs d'autrefois voyaient mal les objets & surtout les animaux qu’ils étaient chargés de représenter. Dans le cas présent, il est vraiment surprenant que Geoffroy ait accepté un dessin aussi grossier dans certains de ses détails : la trompe, par exemple.

Aujourd’hui, même une image d'Epinal ne serait aussi inexacte, & d’une manière genérale nos dessinateurs rendent avec toute la fidélité désirable Les formes & les détails anatomiques. Certainementc’est en grande partie à la photographie, à la rigoureuse exactitude de ses images qu'est aue cette heureuse modification : aujourd’hui il n’est plus permis de dessiner de chic, comme on le dit à l’atelier, & il n’est plus permis à un artiste, quel que soit son

talent, de corriger la nature.

DO

«in M. moschata, digiti maniculorum multo liberios « quamin illa; vellus setis longis tomentoque compo- « situm, facies nusquam alba » '.

Dobson, écrit à son tour :

« Cette espèce ressemble beaucoup au M. moschata, par la forme générale de la tête, du corps & des membres, mais elle est plus petite n'étant pas aussi grande que la taupe ordinaire. La queue, au lieu d’être comprimée latéralement, est tout à fait de forme cylindrique, excepté près de l'extrémité, & elle est en proportion beaucoup plus longue; elle manque aussi des glandes spéciales mentionnées ci-dessus, & d'où se dégage une forte odeur de muse propre à l’espèce de Russie. Le museau de mème forme est en comparaison plus long.

« Dans les détails importants, tels que la forme & les proportions relatives des membres de devant & de derrière, la position des lignes de poils sur les côtés de la main & du pied, la nature & la distribution de la fourrure; & en même temps dans les vibrisses, la ressemblance la plus complète existe entre les deux espèces.

« La fourrure des parties supérieures est d’un brun foncé avec un lustre métallique; à la partie inférieure, les extrémités de la fourrure du thorax sont blanchâtres »2.

Nous aurons à notre tour bien des modifications à apporter à ces descriptions, & en étudiant cette espèce avec attention, nous verrons quil y a à la fois erreurs à

réformer, organisation passée inaperçue.

MPAFASCheR opiicir, Di2 nor 2. Dobson, op. cit., p. 130.

Page 1