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Comme on peut le voir, à première vue, la divergence est complète, elle porte sur l'attribution des séries & sur le nombre de dents de chacune de ces séries.
Il nous paraît cependant que la formule dentaire donnée par Paul Gervais, est celle qui s'approche le plus de la réalité; nous la modifierons cependant un peu en décrivant chacune des dents de la série supérieure & de la série inférieure. Les autres formules, en cherchant à interpréter l'attribution à donner à certaines de ces dents d’après la place qu'elles occcupent ne tiennent pas un compte suffisant de leur conformation. Celles qui sont désignées sous le nom de canines, par exemple, n'ont aucun des caractères des canines ordinaires, formes ou dimensions.
Les incisives supérieures (pl. V, fig. 3, & pl. VI, fig. 2) sont beaucoup plus développées que toutes les autres dents; à première vue, elles rappellent un peu les deux grandes incisives supérieures des rongeurs, lorsqu'on regarde l'animal la bouche fermée : l’on n’aperçoit alors que la surface antérieure des deux incisives légèrement incurvée & accolées bords à bords, c’est de là probablement que provient l'erreur des premiers naturalistes.
Ces incisives supérieures sont implantées verticalement dans le maxillaire supérieur, & elles atteignent le bord inférieur de la mandibule.
Elles sont triangulaires, terminées en pointe acérée, & elles se touchent par leurs bords internes. L’angle antérieur est arrondi & forme une ligne courbe. L'angle postérieur est droit, & coupant très net par suite de l’usure quise produiten ce point par le frottement de la deuxième incisive inférieure ; son extrémité forme une pointe triangulaire à section très nette.