‹ Essai Sur L'Histoire Naturelle Du Desman Des PyrénéesChapitre 28 sur 48 · Dobson, op. cit., p · texte numérisé non relu

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lettes qui se réfléchissent au-dessus & sur les côtés du corps.

Tous ces muscles dermiques sont plus épais, plus charnus que d'ordinaire. De prime abord, ils ne ressemblent guère aux muscles peauciers ordinaires, & leur puissance de contraction est plus considérable; sous ce rapport, ils sont absolument semblables aux muscles des membres. Nous verrons plus tard quel est l’usage de cette enveloppe sous-cutanée,

Parmi les muscles de la tête, les plus intéressants sont ceux qui donnent à la trompe sa grande mobilité.

Les deux zygomatiques, grands & petits, sont réunis en une seule masse musculaire qui naît de l'angle latéral de l’occipital au-dessous de la racine de l’arcade zygomatique ; un long tendon court le long du crâne & s’infléchit au-dessous de la trompe; la il se divise en deux tendons, l’un s’insère vers le milieu de la peau inférieure de la trompe, l’autre continue son trajet & s’insère sur le raphé médian du même organe.

L’élévateur de la lèvre inférieure est en même temps chargé de mouvoir les vibrisses ; il nait des téguments latéraux, & par cela pourrait être regardé comme un muscle peaucier. Au-dessous se trouve un muscle du même genre quise porte à la face supérieure de la trompe & s'insère à son extrémité.

L'abaisseur propre du ney est un petit faisceau musculaire qui prend naissance sur le maxillaire supérieur au-dessus de la grande incisive, & s’insère à la face inférieure de la trompe.

Les autres muscles abaïsseurs ou élévateurs de la mâchoire inférieure n’ont rien de particulier.

Parmi les muscles du tronc les plus remarquables sont

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ceux qui naissent du bassin à sa face antérieure, & comblent le vaste espace qui s'étend de la ceinture pelvienne au bord inférieur du thorax.

Le grand droit naît de l’arcade pubienne (ligament pubien ossifié) & se croise avec celui du côté opposé comme chez les hérissons ; c'est-à-dire que le grand droit du côté gauche naît de la moitié droite de l’arcade pubienne & réciproquement.

J'ai trouvé chez un Desman des Pyrénées un long & étroit faisceau en forme de bandelette qui se détachait du bord externe du muscle grand’ droit & se continuait sur la face antérieure du thorax pour aller s’insérer sur la tête de l’humérus,

Les muscles obliques & transverses n’ont rien de particulier dans leurs insertions, mais ils sont relativement trés développés.

D'une manière générale, les muscles de la queue sont beaucoup moins forts chez le Desman des Pyrénées que chez celui de Moscovie; leur disposition est la même chez les deux espèces.

Les muscles du membre supérieur sont tous disposés de façon à faciliter la natation ; les extenseurs des doigts, les fléchisseurs de la main donnent à cette rame antérieure une assez grande puissance. Chez le Desman des Pyrénées tous ces muscles paraissent moins développés que chez le Desman de Moscovie.

Le grand palmaire est surtout remarquable & présente une disposition toute spéciale : il naît du condyle interne de l’humérus & forme un muscle plat, qui se divise en deux lames & recouvre l’avant-bras. Au niveau de l'articulation rachio-carpienne les couches superficielles des muscles donnent naissance à deux tendons qui sen-

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gagent sous le ligament annulaire; l’un de ces tendons longe le côté externe de la main & s’insère à la dernière phalange du cinquième doigt, l’autre s’épanouit dans l’aponévrose palmaire. Ces deux faisceaux musculaires écartent fortement les doigts & renversent la main sur le bord cubital, tandis que les autres doigts sont actionnés du côté radial par l’extenseur propre du pouce; la membrane interdigitale est ainsi fortement étendue. :

Le fléchisseur sublime est réduit à une longue bandelette aponévrotique que rappelle le tendon ossifié de chrysochlores. Il s'étend du condyle interne de l’humérus à la main; vers le milieu de sa longueur, il reçoit en dessous un faisceau musculaire qui naît de la face antérieure du radius.

Au membre inférieur, on retrouve des dispositions du même genre & qui atteignent encore plus complètement le même résultat : écartement, extension des doigts, & par suite augmentation de surface, rigidité plus complète de la rame postérieure.

Le long extenseur des doigts naît du condyle externe du fémur, passe sous le pont osseux formé par les appendices supérieurs du tibia & du péroné, se renforce en ce point de quelques fibres musculaires qui proviennent du péroné, & se termine par un double tendon qui passe sous les deux ligaments annulaires du tarse & se divisent en quatre : les tendons du deuxième & du troisième orteils sont reliés par une bandelette aponévrotique au tendon de l’extenseur propre du gros orteil, tandis que celui du quatrième orteil envoie une bandelette au côté interne de la première phalange.

Par suite de la position oblique des quatre & cinq

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doigts, le pied est fortement dejeté & les doigts écartés les uns des autres.

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