De Blainville, — Osteo, Insect,, p
Dans des fouilles subséquentes, M. Lartet rencontra un fragment de maxillaire inférieur qui fait partie aujourd'hui des collections du Muséum ; celui-ci porte les quatre avant-molaires. D'après M. Filhol, « les dents occupent un espace de 0,003. La même mesure recherchée sur le Desman des Pyrénées est supérieure de 1 millimètre. Sur le Desman des Pyrénées, la seconde prémolaire (avant molaire pour nous), est plus forte que la première & que la troisième; sur l’espèce fossile, cette dent est égale & peut-être plus réduite que ces dernières. La forme de la couronne des prémolaires est également différente. Elle est conique sur le fossile de Sansan, caractère qui fait absolument défaut sur l'espèce vivante. La quatrième prémolaire est enfin munie d'un talon assez fort, relevé en pointe aigue sur le M. Sansaniensis, tandis que le talon est rudimentaire dans l'espèce vivante. »!
Je me permettrai de faire observer, à propos de cette description du M. Sansaniensis, que si la plupart des caractères indiqués ont une véritable valeur distinctive : prédominance de la deuxième avant-molaire chez le Desman des Pyrénées, égalité de taille des avant-molaires dans le Desman de Sansan, forme conique de ces dents, d’autres, au contraire, doivent être laissés de côté, tel que le caractère tiré de la présence d’un talon à la quatrième avant-molaire qui serait « assez fort & relevé en pointe sur le M. Sansaniensis. » Celui-ci n’a pas la même valeur que les précédents, car l'examen d’une série nombreuse de maxillaires inférieurs de M. Pyrenaïca ma donné la certitude que, non seulement ce talon existait toujours dans notre espèce, mais qu'il variait dans ses dimensions
1, H,. Filhol, Mamm, de Sansan, p, 25.
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& prenait parfois un développement marqué chez certains sujets.
Quoi qu'il en soit, le Desman de Sansan, tout en étant très voisin du Desman des Pyrénées, doit former une espèce à part, & l’on peutdire avec M. Lartet : « Un peu plus grand que le Desman des Pyrénées, avec lequel on ne doit pas cependant le confondre, bien que M. de Blainville, par un malentendu sans doute, m'ait attribué d’avoir le premier proposé cette identité spécifique, qu'il a lui-même adopté dans son Ostéographie. Les dents de notre Desman fossile comparées à celles de son congénère, le Desman des Pyrénées, présentent des caractères différentiels très appréciables. La dissemblance dans les formes se retrouvent, bien qu’à un degré moins sensible, dans les autres parties connues du squelette! ».