Tome III
Cène fut réellement qu'à la première exposition des prodnits de rindustrie ouverte à Gand en 1820, qu'on put établir un point de comparaison qui servit de mesure pour les époques suivantes. Nous commencerons donc, afin de mieux établir un jugement par analyser comparativement les deux expositions , celle de Gand en 1820 et celte de Harlem qui l'a suivie en 1825.
C'est en général une heureuse idée que celte de rassembler en même temps et dans un même local les produits de l'industrie de tout un peuple ; les négocians et les particuliers peuvent y embrasser, y choisir d'un coup-d'œil • les objets sur lesquels ils |)ortent leurs spéculations et leurs achats. Les artistes , les fabricans , les artisans même v puisent le sentiment d'une louable émulation ; ils ne s'y inspirent non-seulement des idées des perfectionnemeDS qui frappent leurs yeux, mais encore ils y recueillent le germe d'autres améliorations possibles, et les succès obtenus d«ins certaines localités, par des hommes ingénieux et habiles, sont bientôt rendus par l'imilalion, communs ù tous les genres de production.
Les ex{>ositions des produits de Tindustrie nationale peuvent être considérées en outre comme des espèces de magasins où l'étranger vient reconnaître ce qui peut lui convenir. Ce sont aussi la cause première do nouvelles relations commerciales et d'exportations avantageuses {>our le pays.
Dès le premier août 1819 Sa?dajesté loRoi décréta que pendant le mois dejiïîllet 1820, il y. £Uiw»*-AH:îand une exposition gi^nérale d'objols d'industrie nationale et que
dés récompenses et des eocouragemens seraient accordés aux labricans et manufacturiers qui se seront distingués par leurs talens et leur industrie. Cette exposition est la première qui ait été autorisée par le gouvernement ; elle fut accueillie avec la plus grande reconnaissance; et afin de répondre au but et pour que Texposition présentât un tableau complet de l'industrie nationale» il y fut donné la plus grande publicité , et les administrateurs des villes et communes du royaume furent invités à stimuler le zèle et Fémulation des artistes , fabricans et manufacturiers domiciliés dans leurs ressorts , afin qu'ils apprêtassent pour Texposition les objets de leur art, fabrique ou manufacture , qui par leur perfection , leur utilité ou la modicité des prix pussent mériter la distinction d'y être admi&
Des commissions furent nommées et toutes les mesures furent prises pour disposer avec goût et avec soin des locaux à rHôtel-de-Ville.
Entr' autres, celles dont on se promettait surtout un heureux résultat, étaient la nomination des commissions d'experts; Tinjonction faite à ces commissions de n'admettre à l'exposition d'autres objets que ceux qui seraient munis d'un certificat d'origine ; l'ouverture de registres dans les chefs-lieux des provinces et dans les principales villes et communes, pour Tinscription des fabricans, arti- ^ns et inventeoi*s qui voudraient envoyer quelques objets à l'exposition; l'invitation faite aux administrations locales à reflet de donner de la publicité audit arrêté et d*engager les fabricans , artisans, etc., use mettre au nombre des ooncurrens.
Le 31 juillet 1820, 520 fabricans ou artistes avaient contribué à l'exposition , plusieurs même y avaient envoyé des objets appartenant a ditrérentes branches d'industj^ie : avant la
fin de Texposition le nombre de ceniqui y avtiîent pris part s'était accru jnsqn'à &60.
Une commission, à ce destinée, fit à cette exposition des achats remarquables, qui ont formé l'objet d'une loterie, autorisée par le gonvernement.Les médailles ont étédéceméos conformément au programme proposé à ce sujet , dans le rapport de la commission supérieure; et ceux à qui elles étaient destinées ont été invités par le ministre à venir recevoir, an jour marqué, la récompense qui les attendait*).
Le 24 août 1820 la distribution en a été publiquement faite par le ministre , sur une estrade magnifiquement décorée , qui avait été dressée au Marché Vendredi. Cette cérémonie, surnommée à juste titre une fête nationale, a été célébrée en présence des principales autorités de la province et de plusieurs milliers de spectateurs, et favorisée parle plus beau temps y).
**) La société royale des Beain-Arls de Gand fut chargée parte minîslre de rinslraco tion publique et de rindiislrie nationale, de s'occuper d*un projet de médaille qui dût servir de récompenses Pexposition de produits de rindastrie nationale, décrétée par S. H. le l*** août 1&1Î), et qui devait avoir lieu à Gand en 1820. £n conséquenceil fut fait im appel à tous les sociétaires artistes pour qu'ils donnassent leur idée sur le sujet à reproduire sur cette médaille. M. David, qui demeurait alors à Bruxelles, n>ut rien de plus eftipressé que de répondre à cet appel el fit parvenir à la société le croquis de sa composition. Ce dessin fut envoyé au mini])tre,qui conserva la pensée du peintre et n'y Ht que quelques légers changcmens à la pose du génie. Ce dessin représente les Pays-Bas sous la figure d'une femme, portant le diadème et Técusson aux armes du royaume, assise sur un trône an tique, appuyée contre la tige d'un oranger et couverte des rameaux de cet arbuste devenu parmi nous l'emblème du pouvoir tutélaire; elle présente une couronne de laurier à l'industrie personnifiée par un génie, qHÎ s'avance vers elle , portant dans ses mains la ruche erobièmatiquc.
-[•) Jamais, à aucune époque. Gand n'avait été aussi brillant ni visité pir un si f.rand
Le Roi en auloiisaut par l'anèté du 1^^ août 1819 Texposition des produits de l'industrie, s'était reserv43 de déterminer ultérieurement une seconde exposition et d'en indiquer répo(|ue et le lieu ; et S. M. détermina, par arrêté du. 28 juillet 1824, que celte seconde exposition des produits de l'industrie nationale aurait lieu dans la ville de Harlem, le mois de juillet 1825.
Cet arrêté reçut par T intermédiaire du ministre de l'industrie et des colonies toute la publicité dont il fut susceptible , et tous les gouverneurs des provinces respectives furent invités à le propager de leur colé et à rappeler h leurs administrés le résultat favorable et le lustre que la première exposition tenue à G and en 1820 avait obtenu, en les engageant instamment a envoyer leurs produits d'industrie, afin d'aider à embellir celte seconde exposition, et de contribuer à développer l'état de la fabrication néerlandaise en rivalisant d'ardeur à concourir à disputer les prix. Le même ministre invita les Etats-députés des provinces à nommer, respectivement des commissions provinciales d'experts, à qui il appartiendrait déjuger quels objets il conviendrait d'admettre A Texposition ; ces commissions étaient particulièrement appelées ù juger de la qualité des productions, attendu que tous les articles d'industrie nationale étaient admis sans distinction , sans qu'on eût voulu se circonscrire dans des productions d'art , exécutées avec recbei'che ou d'une grande perfection ; bien au con-
nombre d'étrangers. Les fêtes publiques 6*y reproduisirent durant plusieurs semaines toutes les sociétés et anciennes confréries y contribuèrent par des jeux et des concours de toutes le.^ natures.
Le théâtre pour la cérémonie de la distribution des médailles et récompenses aux fa-» bricans couronnés rappelait d*un côté, l'inauguration des comtes de Flandre qui se faisait sur une estrade semblable et à la même place, d'autre part les réjouissances publi' ques, les jeux et les fêtes surpassaient de beaucoup tout ce qu'on avait tu en ce genra <ous la république et sous l'empire.
traire on avait également ouvert l'exposition aux produits d'un usage général et recommanda blés par la solidité , l'utilité et la modicité des prix. La tâche de la commission se borna donc à écarter les objets qui ne pourraient se trouver à l'exposition nationale sans blesser virtuellement les convenances.
Le but était donc de réunir tout ce qui était de bonne qualité dans son genre, et étant production de l'industrie nationale , tout ce qui sortait d'une main d'un artiste , artisan, ouvrier, inventeur ou était présenté par un savant du royaume, qui, comme amateur, ou autrement avait introduit des améliorations dans quelque branche d'industrie et por.tait des certificats d'origine nationale.
Les objets qui étaient simplement exposés sans que les propriétaires désirassent concourir pour les prix étaient également acceptés.
Le gouverneur de la Hollande-Septentrionale nomma , par arrêté du 2 décembre 1824 une commission de vingt membres et un secrétaire , afin de se charger de la surveillance et de la direction de l'exposition, et en général de tout ce qui en concernait la prompte et soigneuse exécution.
Le Roi prit un arrêté le 28 janvier 1825 , par lequel S. M. autorisa une loterie d'objets d'arts et d'industrie , provenant de rexposition de Harlem ; il fut également arrêté que sur la proposition d'une commission supérieure , à nommer par S. M., des récompenses d'honneur seraient accordées aux fabricaus , etc. , qui se seraient distingués dans leur branche. Ces récompenses consistaient: 1° en médailles d'or, d'argent et de bronze , dont la distribution se ferait solennellement à la fin de l'exposition; 2^ en mentions honorables à consigner dans le rapport général de la commission supé-
rieurc , à faire au lloi et à publier sur le résultat de Texposition.
Le 3 mai suivant (1825) la commission supérieure fut nommée par le Roi et composée de seize membres, sous la présidence du conseiller-d'état , directeur de la Société des Sciences à Ilarlom.
La Société de Commerce des Pays-Bas avait été érigée le 18 août 1824. L'exposition de Harlem, qui suivit de près œlte époque, présenta réunies toutes les branches d'industrie nationale, afin de dérouler non-seulement aux yeux du public , mais devant l'administration, cette nouvelle et si importante création, la {][rande masse d'objets que nos productions nationales offraient déjà à l'exportation et au commerce d'échange.
La commission supérieure remarqua qu'à l'exposition de Harlem, l'imprimerie avait depuis 1820 fait des progrès considérables et atteint un véritable degré do perfection.
Toutes les parties du royaume présentaient déjà le riant tableaude nouvelles entreprises manufacturières dont le succès étaitassuréet bienencourageant;on inventait de nouvelles machines ou onen importait de l'étranger; les productions du sol se transformaient en objets demandés par le commerce ; les filatures et tissanderies faisaient des progrès rapides en plusieurs parties du royaume; les manufacturiers et les industriels répondaient partout dignement aux soins et aux encouragemens du gouvernement.
C'est à l'heureuse application des nouveaux instrumens et découvertes de la chimie , et aux avances considérables que les fabricans ont exposées pour se les procurer, que Ton doit en grande partie, non-seulement les efforts tentés pour soutenir la
coQcarrence avec l'étranger , maïs aussi le degré de perfection qu'ils ont atteint, joint à la modicité des prix; c'est de ces avantages que résulta la préférence qu'ils méritent et obtiennent tant chez les habitans du royaume qu'à l'étranger dans les régions les plus lointaines » et surtout dans nos possessions d'outre-mer.
On remarquait aussi à l'exposition de Harlem une amélioration notable de plusieurs articles qui exigent de la précision et des soins minutieux dans Texécutiob , on qui dépendent de la chimie qui exigent le goût le plus délicat et la plus rai*e perfection dans-l'art du dessinateur.
Le nombre des fabricans qui, en 1820, avaient envoyé de9 articles pour enrichir les salons de l'exposition de Gand , était bien inférieur à celui de 1825 , car à Harlem on comptait onze cents |>ersonnes ayant fait des envois de toutes les parties du royaume.
Les vieilles sources de notre riohesses, telles que les toiles, la dentelle , les draps , etc. , y maintinrent leur antique renommée et y excitèrent l'étonnement par les améliorations par le fini d'exécution que les fabricans étaient parvenus à obtenir.
De nouvelles branches d'industrie, jusques-la presqn'entièrement inconnues dans ce royaume , se sont présentées à Harlem dans un état de perfection qui laissa peu à désirer.
Enfin le royaume des Pays-Bas , déjà renommé chez les autres peuples pour son excellente agriculture, déjà célèbre par sa navigation et son grand commerce, put dès ce moment occuper, par son industrie manufacturière, une place glorieuse parmi les nations qui se distinguent par leur fabrication. Cette seconde exposition confirma l'assertion qui pré-
cède, et dès 1825 on pouvait établir avec un juste orgueil national que notre industrie était parvenue à ce degré de développement qui faisait présager une stabilité réelle, et reconnaître que nous possédions les moyens de la faire fructifier et se développer de plus en plus. Parmi ces moyens les plus efficaces sont assurément ceux qui se rattachaient à l'instruction , tel que : six universités tenues en pleine activité , les instituts des sciences et des belles-lettres d'Amsterdam et de Bruxelles , deux grandes académies de dessin , de sculpture, de gravure et d'architecture, dont l'une à Amsterdam et l'autre à Anvers , différentes bonnes écoles de dessin généreusement encouragées ; l'instruction primaire mise ù la portée de toutes les classes; un grand nombre de sociétés érigées et dotées, pour favoriser, améliorer et développer les arts et les sciences ; les savans et les artistes de mérite, protégés et honorés; les communications par eau et par terre soigneusement entretenues ; de nouvelles terminées ou projetées. Ajoutez à cela la Banque d'Amsterdam , la société pour l'encouragement de l'agriculture et l'industrie à Bruxelles , la société de commerce des Pays-Bas , enfin les expositions périodiques d'objets d'industrie et de manufactures ; toutes ces salutaires institutions^) sont autant de monumens durables (se sont les expressions de la commission supérieure) , qui excitent chez la génération présente la plus vive reconnaissance envers l'illustre fonda^ tenr de tant de bienfaits, et qui serviront de preuves à nos arrière-neveux de la nécessité de ces premières causes aux-
*) Le nombre de ces inttilutiona a augmenté jusqu'en 1830. Des écoles d'arts et métiers , des cours de chimie appliquée aux aris , un Musée des arts et métiers, un observatoire à Bruxelles, etc. etc. , complétaient tous les jours ces institutions.
L'arrêté royal du 15 octobre 1825 approuve un projet d'exploitation du grand-duché de Luxembourg et d'une partie de la province de Namur , à l'effet de rechercher les mines , minières et carrières et de former plus tard, pour leur exploitation, une sociëlé anonyme dans le Luxembourg.
quelles oa peut îudubitablement attribuer le degré de pros- ' périté auquel s'éleva notre industrie.
£a première exposition en 1820 et Tassuranoe qn'aprè» quelques années elle serait suivie d'une seconde, avait déjs\ produit son influence heureuse sur les manufactures. La solennité avec laquelle les médailles furent alors distribuées aux fabricans et artistes qui méritaient cette distinction et qui furent parh\signalésàlaconQancedu publiera dii nécessairement
exciter une noble envie jointe au désir de conserver à des expositions subséquentes la renommée déjà acquise. La seconde exposition comparée à la première porte avec elle la conviction que ce combat d'émulation contribue puissamment au développement des arts et métiers, lorsqu'elle se reproduit de temps en temps avecassez d'intervalles pour que le génie ait le loisir de découvrir, et assez restreint pour que le zèle n'ait pas le temps de s'affaiblir. Outre que l'exposition nourrft le zèle, elle développe les connaissances et forme le goût des acheteurs en offrant le beau à leur vue; en un mot elles font germer et croître les causes puissantes du succès dans les arts , tandis qu'elles propagent la connaissance de nos riôhesses industrielles auxyeuxdesrégnicoles, et leur prouve qu'ils peuvent obtenir plus favorablement ici ce que le préjugé ou l'ignorance sur la matière, leur avait fait un habitude de recherchera l'étranger.
Commençons à parcourir les salles des expositions.
Lin et Chanvre,
Dans un grand nombre de nos provinces le sol est très-favorable à la culture du lin; la manipulation de celte plante infiniment précieuse, procure la subsistance à une grande
partie de la classe ouvrière; les tissus sont des objets d'une consommation pour ainsi dire indispensable et en même temps un de nos principaux articles d'exportations et d^échange à l'étranger ; la main d'œuvre en est toute nationale et nous enrichit de toute la valeur des exportations. Le fil de coton le plus fin sert de matière première à la mnlqiiinerie oA se fabriquent des tisssus delà plus {grande finesse , tels que linons, batistes dentelles, ils sont beaucoup recherchés par les Français, qui les emploient dans la fabrication des linons et batistes et dans leurs tissus mélangés de soie.
La fabrication des batistes et linons a pris naissance dans notre pays; il est donc probable qu'en secondant les essais, qui se sont faits dans la maison centrale de détention à Gand, on procurera au peuple une nouvelle branche de travail,et dispensera la nation d'un tribut considérable qu'elle porte annuellement à l'achat de ces tissus.
Le chanvre croit aussi dans quelques-unes de nos provinces ; nous en tirons en outre des quantités considérables du nord ; il sert à la corderie et à la fabrication de différentes sortes de toiles, surtout des toiles fortes et de celles destinées à la voilerie.
Le lin roui, peigné et sarclé, exposé à Gand par un fabricant du pays de Termbnde y obtint la mention la plus honorable. La commission exprima le vœu que ses procédés pussent être connus et essayés par les cultivateurs.
La beauté, la longueur et la force d'une partie de lin sarclé par les soins et sous la direction d'un fabricant de Lokeren lui valurent une médaille d'argent.
Du lin, épuré sans acide, fut remarqué par la commission, ainsi que le lin roui d'après la nouvelle méthode qui consiste à proportionner l'action pendant le rouisage au plus ou moins
de ténuité des parties ligneuses et résigneuses qui couvrent la filasse.
Les différentes qualités de lin, tant peigné que sarclé , envoyées à l'exposition de Harlem, furent beaucoup plus considérables. Gelui^mentionné en 1820, venant de prés de Termonde , avait encore acquis delà perfection en beauté, en qualité et en force; il était destiné à la mulquinerie; la commission décerna une médaille d'argent, une de bronze et deux mentions honorables aux propriétaires de ces différentes sortes de lin.
Filature du lin.
Un fabricant de Termonde avait envoyé a Gand, un assor« timent de fils de sa filature destinés à la mulquinerie et à retordure , et provenant du lin roui d'après sa méthode. Leur finesse et leur solidité, dues en grande partie aux procédés qu'il employait pour le rouissage, doivent en rendre la connaissance d'autant plus précieuse. Ses fils sont parleur grande finesse et leur solidité propres aussi à la fabrication des dentelles, à la broderie sur tulle et pourront être fort utilement employés pour la batiste et les linons. Médaille d'argent.
Les manufactureries de Courtrai obtinrent la même distinction à llarlem pour ses fils à dentelles d'une quantité superfine. D'autres distinctions furent accordées ù des fabricansde Bruxelles» d'Anvers el du Hainant.
Depuis longtemps, et sm^tout depuis que le gouvernement français avait promis des primes considérables à ceux qui, au moyen de machines, arriveraient à filer le lin, on a fait des essais réitérés pour y parvenir. Ceux faits ici laisseront encore beaucoup A désirer. Une mention honorable a paru suffire à titre d'encouragement.
Fil à coudre et à tricoter
Un fabricant de Bois-le-Diic exposa en 1820 un assortiment de fils blancs â coudre qui dénotèrent l'importance de sa fabrique; cefil, d'une excellente qualité, très-solide, lui mérita la médaille d'ar^^ent , et un autre fabricant de la même ville obtint pour le même objet des distinctions honorables, ainsi que trois autres industriels, dont deux de la ville de Courtrai et un d'Y^res; Gandet Bois-le-Duc avaient envoyé de trèsbeaux fils à coudre et à tricoter teints.
En 1825 le premier prix pour les fils à dentelles, à coudre et à tricoter, fut décerné à un fabricant de la ville dé Ilarlem; Courtrai, Ninove, Termonde , Ypres, Alost et Malinesse firent remarquer à la même exposition pour les fils de soie.
Toiles,
Les tissus de lin exposés à Gand étaient presque tous fabriqués dans les provinces méridionales; ils prouvèrent que cette branche d'industrie soutenait avantageusement son ancienne réputation , ces toiles étant exposées par les marchands etnonpar les fabricans, attendu que ces premiers les achètent des cultivateurs qui les tissent pendant la mauvaise sai^ son; la commission proposa de décerner deux médailles d'argent et4 de bronze à la Halle de la villedeGand , qui possède le marché aux toiles le plus remarquable , pour être distribuées «n concours aux tisserands qui, à une époque donnée, apporte^ raient au marché la toile de la meilleure qualité.
Les toiles fines exposées étaient d'une qualité supérieure; on en remarquait de la largeur extraordinaire 2 à 3^ aunes trèsbien tissées et blanchies; cette toile valut à l'exposant, qui était dans le commerce d' Aspre (Flandre orientale) une médaille en argent.
Une pièce de toile blanchie au lait, à Broges, obtint la médaille de bronze, ainsi que la pièce de toile surpassant en finesse toutes celles qui se trouvaient à l'exposition; elle provenait d'un village delà Flandre occidentale.
Les toiles se présentèrent en abondance à Texposition ; de Harlem, provenant en grande partie des deux Flandres; la commission assigna des médailles aux marché^ de Gand, Cou rtra i , Bruges , Thielt, Oudenaerde, Renoux et Alost,à distribuer aux mêmes conditions qu'en 1820.
Des fabricans de Ryneghem et G)ndighem, (Flandre orientale) de Huile, Flandre occidentale, obtinrent des distinctions tant pour la finesse et la largeur que pour la bonne qualité et le beau blanchissage de leurs toiles.
Quelques fabricans de Harlem ainsi que de Hengelo, en Overyssel, et deMeppel en Drenthe, obtinrentdes mentionshonorables.
Linge de table dnmassé et non damassé.
Les toiles ouvrées de table , damassées et noti damassées , qui se trouvaient exposées à Gand , étaient remarquables par la beauté des dessins; la commission distingua particulièrement le linge damassé provenant d'un fabricant de Courtrai , et lui décerna la médaille d'argent, tant pour la finesse dn tissu que pour le bon goùtdu dessin et la qualité de fabrication.
Des médailles de bronze furent décernées, pour des linges de table de bonne qualités , à Hengelo et à Courtrai , et des mentions à Courtrai , Nieuwkerke , et Bruges.
L'exposition de 1825 avait aussi réuni en plus grande abondance des linges damassés des provinces dn nord; des
médailles d'argent furent accordées à Courtrai et à Harlem, et une médaille en bronze a un fabricant de Helmond , (Brabant-Septentrional), quelques mentions honorables, à des fabi;icans de la Flandre occidentale.
Coutils.
Les coutils pour literies se fabriquent avec une grande perfection ù Turnhout, province d'Anvers; une médaille d'argent et une de bronze en 1820, et une de bronze et deux mentions honorables en 1825 furent obtenues par des fabricans de cette ville. Un fabricant de Meppel, en Drénthe, reçut aussi j)our cette fabrication une mention honorable à l'exposition de Harlem.
Toile à voile.
On regretta à l'exposition de Gand que les provinces septentrionales n'y eussent pas envoyé quelques échantillons des belles fabriques de toiles ù voiles qu'elles possèdent. La comparaison avec celles qui sortent des provinces méridionales, auraient mis la commission ù même d'apprécier les progrès que celles-ci ont faits dans cette branche d'indusfrie si intéressante pour le commerce et la navigation.
L'importante fabrique de ces toiles, établie à Bellem, Flandre orientale, obtint une médaille d'argent pour l'égalité et la force du tissu. Deux mentions honorables furent accordées à des fabricans de la Flandre occidentale.
A Harlem on remai*qua les toiles à voiles exposées par des fabricans d'Amsterdam, et on jugea qu'elles méritaient une médaille d'argent aussi bien que celles qui furent de nouveau produites par les ateliers de Bellem. Deux fabricans de
Crommenie , (Hollande-Septentrionale) , obtinrent pour leur toiles à voiles la médaille de bronze.
Toiles à carreoÊUC et toiles dites de nègres*
Les principales fabriques de. toiles à carreaux se trouvent a
Bruges et dans le district du même nom. Celles de toiles, dites
de nègres, sont principalement établies dans la ville de Courtrai et aux environs.
Ces deux espèces de toiles sont très recherchées pour la consommation intérieure, et il s'en fait de fréquens envois en France et en Espagne. Plusieurs fabricans en envoyèrent à la première exposition ; ceux de Bruges et de Courtrai y obtinrent des médailles en bronze , un fabricant de Lokeren y reçut la mention honorable , ainsi qu'un autre de Gand ; le dernier pour des flanelles rayées d'une bonne qualité et à des prix modérés.
Il en fut de même à la seconde exposition en 1825 , néanmoins deux fabricans, l'un de Wetteren et l'autre de Audenaerde , furent aussi honorablement signalés pour les mêmes toiles.
Batiste.
La commission d'administration de la maison de détention à Gand, avait conçu l'idée de ramener dans nos provinces la mulquinerieet notamment la fabrication de la batiste; elle obtînt non-seulement l'assentiment du gouvernement , mais on cré* dit remarquable lui fut alloué pour continuer l'entreprise ; la commission se concerta avec le contre-maitre de la maison qui recueillit tous les renseignemens nécessaii^es et commença ces essais; il tissa lui-même et envoya à l'expositiofi de Gand deux coupons de bàtisie , dont l'un de 2,800 fils
sur une largeur de 85 centimètres , et le second, de 3,200 sur la même largeur.
Un détenu de cette maison exposa également un coupon de batiste qu*il avait tissé sous la direction du contremaître y k qui ces batistes valurent la médaille d'argent
Chanvre,
Le chanvre serancé , peigné , et le fil de chanvre exposés à Harlem valurent à un fabricant de Lokei^n la médaille de bronze.
£ lanchis^ement.
Les blanchisseries de Harlem , de G>urtrai , Gand et Lokerensont réputées les meilleures du royaume. G)urtrai et Gand obtinrent des distinctions en 1820 et celles de Bruxelles et d'Anderlecht attirèrent, eu 1825, Tattention delà commission supérieure.
Dentelles , tulles , broderies sur tulles.
U se fabrique beaucoup de dentelles dans les provinces méridionales du royaume, où elles forment un article d'exportation très-considérable. On les fabrique principalement daus le Brabant méridional, à Anvers, dans le Brabant septentrional, et les deux Flandres. Ondistinguatrois sortes de dentelles: celles dites de Bruxelles, les meilleures se font dans la ville de ce nom, celles dites de Malines, à Malines, Anvers et dans le Brabant septentrional ; et celles , dites Yalcnciennes dans les Flandres.
Néanmoins cette partie de notre industrie, qui mérite de grands encouragement, languit. L'inconstance des modes et Tome IIL 14
pèafr-étre aussi des motife d'économie font qa*on préfère en général ce qui coûte moins cher à ce qui est n^aiment be«i et de longue durée. Les dentelles dites de Normandie et pins encore les tulles , obtiennent de pins en plus la préférence. Néanmoins, on admira à la première exposition un ridbe ta* bleaa allégorique en très fines dentelles de Braielles et points à l'aiguille, fait en cette ville; à ce tableau étaient joints quelques autres produits sortant de la même manufacture, tels qn*un robe avec ses garnitures , etc.
La commission n*hésita pas de décerner la médaille d'or 4 la personne qui est à la tête de cet établissement dont l'io^ portance est renommée dans toute l'Europe.
Deux autres manufactures de dentelles de Bruxelles en la même ville obtinrent, Tune la médaille d'argent, Tautre celle de bronze.
D^s fabricans de Malines, de Bruges, d'Anvers et da Turnhout obtinrent des médailles et autres distinctions pdoi les dentelles dites de Malines.
Une dame d'Ypres reçut la médaille d'argent pour le bon choix et la variété des dessins joints à la finesse des tissas et à la bonne exécution des dentelles dites de Valcnciennes.
Des médailles de bronze furent décernées à plusieurs éta« blissemens de chanté de la Flandre Orientale, pour la bosBa exécution des ouvrages faites par les élèves. ^
Les dentelles envoyées à l'exposition de Harlem y obtinrent à-peu-prés les mêmes succès qu'à Gand , avec la diffiêrence que les dentelles de Binche et celles dites faux pointa d'AlençoD, y furent exposées par une dame d'Ënghien , 4<|lii elles valurent une médaille de bronze. Deux mentions hono-
cables pour le même article furent délivrées à des fabri oans de Nivelles.
Tulles t broderies sur tulles.
L'importance de la fabrication de ces articles est incontestable ; ils pourront servir de débouchés è nos filatures de co* ton , lorsque celles-ci fileront les numéros élevés qu'on exige pour leur consommation ; elle emploient en partie du fil de lin, produit du sol , et préviennent l'exportation du numéraire, puisqn'avant leur existence ce pays tirait les tulles d'Angleterre, enfin, quoique travaillant au métier, œs fabriques font subsister un grand nombre d'ouvriers.
En 1820, il existait dans le royaume une seule fabrique importante de ce genre , à mécaniques anglaises , elle était établie à Termonde et avait obtenu un brevet d'importation de quinze années ; on voyait à l'exposition , sortant de ces ateliers une robe, un voile fond de dentelles , faites à la mécanique, des tulles brodés et unis , des tricots de Berlin, etc., révalisant avec les productions anglaises du même genre. La commission leur vota une médaille d'argent
Les rapports de l'exposition de 1825, mentionnent qu'à cette époque il s'était établi à Gand une fabrique qui était trés-ingénieusement mue par une machine à vapeur et faisait des tulles bobins d'une grande perfection. On regrettait q«'il n'y eût rien à l'exposition qui fût sorti de cette fabrique; La commission de Harlem décerna , après avoir honorablement retracé les souvenirs de Gand , la médaille de bronze à on fabricant de Binche , et d'autres distinctions à deux autres fabricans, dont l'un de Luxembourg et un autre de Harlem , les premières pour les tulles , et les dernières pour les rabans-dentelles tissés.
Corderies.
Les provinces septentrionales du royaume possèdent des corderies considérables ; celle que le gouvernement avait à Anvers était considérable au point que trois cents ouvriers au moins y étaient employés; son activité avait cessé dés 1814. Cette branche d'industrie ^t très-importante poor une nation , qui compte la navigation maritime et les grandes pêches parmi ses sources de prospérité.
Les provinces septentrionales n'ayant point exposé d'oovrages de corderies en 1820, une médaille d'argent fut adjugée à un cable de 24 pouces de circonférence pour un vaisseau de li* gne du premier rang, fabriqué à Hamme près deTermonde, et une semblable distinction échut à un fabricant de Termonde , breveté pour dix ans, pour une machine propre à la fabrication des cordes plattes , qui avait exposé un cable plat , long de 333 aunes des P.-6. et large de y^^ d'aune, d'une trèsbonne qualité et retoi^s au moyen de sa mécanique.
Les mêmes fal)ricans soutinrent leur réputation à l'exposition de Harlem. Parmi plusieurs autres distinctions il fat accordé une médaille d'argent à un fabricant d'Amsterdam , qui avait exposé un cable dit vier strengs irosiouw , d'une grande perfection , de l'épaisseur d'une palme et de la longueur de 170 aunes, et une médaille semblable à un fabricant de Gouda , pour des corderies destinées aux filets pour la pêche , la chasse, etc. , attendu qu'on avait compris dans les corderies tout ce qui sort de l'attelier du cordier, depuis, la ficelle la plus mince jusqu'aux cables.
Laines. *
Plusieurs provinces du royaume fournissent de très-bonnes laines en grande quantité. Celles de la province de Hol-
lande > surtout des îles de Texel et de Wieringen , dan$ les^ provinces de Frise, de Groningue, de Zélande et dit Bitibant septentrional, généralement connues comme lai'> nesr de Hollande , sont d'une très-bonne qualité. Celles dés deux Flandres sont longues , sans taches et d'une rare blancheur; elles entrent comme matière première dans une grande partie de nos lainages. Pour les qualités supérieures nous tommes principalement tributaires de la Saxe et dé l'Espagne; néanmoins nos laines s'améliorent de jour en jour par le croisement des races indigènes' a?ec les mérinos , dont l'éducation mérite spécialement d'être encourajgëe.Lesol et le climat du Limbourg et du Luxembourg y parait très^ favorable.
Parmi les fils de laine exposés à Gandet X Harlem, on «Ifstingua ceux faits au métier, blanchis et teints, sortant d^ûne fabrique de Tournay et de Franeker ; des distinctions honorables furent accordées A des produits des atteliers de Leide, Bruges, Vervîers , Franeker et Haarlebeke.
Déjà à l'exposition de Gand on a pu se convaincre que les dt*a|)set les casimirs avaient reçu depuis quelques années des améliorations remarquables,etque nos fabriques peuvent nonseulement satisfaire à nos besoins, mais même satisfaire le luxe le plus recherché.
Les fabricans de Verviers et de Dison n'^envoyèrent que dés échantillons à l'exposition de Gand, et la commission regrettti que ceux de Leide n'y eussent fait aucun envoi, pas même de leurs fabriques connues sous le nom Ae polernites, si importantes pour l'exportation aux Indes-Orientales et principalement à la Chine.
La médaille d'or fut adjugée à un assortiment de draps superfins, provenant d'une fabrique dans le Limbourg, et appac-
tenant i un fâfirioant de Braxelles. Tilbourg obtint à Ganfl plo* 9Jeur8 .médailles d'argentet nne mention honorable; Delft, une médaille de bronze ; une autre médaille fut livrée àla province d'Anvers , toutes pour différentes espèoes de draps exposés. Les casimirs, bayes, corsaies, eoatings, castorînes, calmoiMSk couvertures de laine , peluches et les étoflfos diverses de fantaisie, etc., y obtinr^it différentes distinctions, savoir : médailles de bronze , mentions honorables et citations.
Les draps exposés à Harlem , surpassèrent en beauté el en solidité toute l'attente qu'on avait pu s'en former , les filatures étaient mieux soignées , les draps plus souples , les couleurs plus vives et plus durables; la plupart des fabricans y avaient concouru avec soin à faire connaître les qualités excellentes de leurs draps , de différentes sortes et de tous les prix ; et en plusieurs genres ils prouvèrent à la Im que nous n'avons rien à envier à nos voisins , touchant cette brandie considérable de notre industrie.
La commission vota deux médailles d'or à des fabricant de Yerviers et une à Liège ; pour les draps , sortis db Sedan et de Louviers , sept médailles d'argent et une de bronze y furent également décernées à autant de fabricans de draps établis sur différentes points du royaume.
Trois médailles d'argent et plusieurs antres distinctions furent accordées aux fabricans qui avaient exposé les différentes étoffes de laines déjà nommées à l'exposition de Gand.
Tapis, nattes.
Nous possédons dans le royaume quelques fabriques de tapis de pied ; dans les protinces septentrionales celles de Baarn, prov. d'Utrecht, et deDeventer, paraissent être les plus considérables. Elles imitent avec be<iucoup do succès les
tapis de Turquie , si recherchés pour la solidité ot poijir, jt^ vifacité et Téclat de leurs couleurs. • : i
Dans les provinces méridionales , celle établie à Toumay est incontestablement la plus considérable , elle alimente au moins ^)00 ouyriers. Les matières premières qu'on y emploiesont toutes indigènes et les trois quarts des couleurs sont ex* traits de nos végétaux. Les produits de cette fabrique décorent les plus riches salons dans différentes parties du monde*).
Cette fabrique n'a à redouter aucune concurrence étrangère, attendu qu'elle emploie dans la fabrication des procédés qui lui sont propres et qui économisent la maind'œuvre et la matière première ; que tous les arts qui eoncour^Qt à la confection des tapis, se trouvent réunis dans l'enoeinte de cet important (établissement. La médaille d'or fut donc décernée au propriétaire de rétablissema[]^t. Deventer Baarn , Bréda et Bois-le-Duc (ces deux dernières villes pour les tapis en poil de vache) obtinrent des médailles d'argent; Vtrecht celle de bronze, Gand et Bruges des distinctions moins importantes.
Le fabricant de Tournay qui reçut la médaille d'or à Gand, reçut la même distinction à Harlem, où il avait exposé six tapis dite savonnerie , sur lesquels tous les sujets des des-
*) Lori de rcxposition de Paris en 1S02 , la médaille de bronxe (ut adjugée aux tapis de cette fabrique en considération de la qualité de l'étoffe, de la fixité des couleurs •i aoftottt de la modicité des prix à qualité égale, comparés à ceux des antres fabriques.
' Des distinctions plus hautes les attendaient à l'exposîtion de 1S06. Elle y obtint la médaille d'or, pour la solidité du tissu et le fin du dessin , et d'ailleurs pour la perlèotion apportée dans la fabrication en introduisant dans les ateliers une méthode et une di'vision de travail qui leur i)crroet(aient de baisser les prix sans préjudice pour les i|ualités.
9ÎI1S étaient tirés de l'histoire de Harlem, au milieu étaient le» armoiries de cette ville» qui lui furent accordées ^i llô5^ en récompensé de la valeur de ses habitans ; les arts » les sciences, le commerce et Tindustrie formaient le contour; Fagriculture, la législation, l'art militaire, le génie et la marine y étaioit également représentés. On admira des sujets d^histmre, tek que Finvention de Timprimerie par Laurent Koster » le siège de Harlem , soutenu ccmtre les Espagnols en 1572 et 1573.
Des médailles d'argent furent de nouveau accordées eo 1825 , aux fabricans de tapis à Baam , Utrechiet Deventer ; cette dernière ville exposa surtout des façons de Smyrne , de Perse et d'Ecosse ; des médailles de bronze furent décernées à Bruxelles , Toumay , Bois-le- Duc et Bréda.
Utrecbt et Gand reçurent en 1825 la même distinction qu^en 1820. C'est-à-dire, la première, la médaille de bronze et la seconde une mention honorable pour les nattes de poil de porc, et celles de joncd'Espogneet des nattes^ de Sparte, d'Eipagne, etc.
Cotons, -— Coton filé.
Plusieurs de nos fila teurs étaient parvenues, après te départ des Français, à filer les numéros 150 à 160 ; leurs produits se débitaient avec avantage aux marchés de St.-Quentin et de Rouen ; ce débouché leur à été ensuite fermé.
C est là peut-être la raison pour laquelle on n'a penconlré parmi les cotons filés exposés à Gand , que des numéros beaucoup inférieurs; le plus élevé était celui exposé par un fabricant de Gand , qui allait à 120.
Les produits de filatures qui figuraient à cette exposition
pobliqae > furent plus partioulièremeiit ceux qu'on emploie an tissage des calicots , siamoises , printanières de tout geanf. rouenneries, bonneteries et quelques autres étoffes de Inr taisie.
La commission fit des vœux pour que ces filatures s'appliqnassent à des numéros plus élevés^ L'introduction dans le pays des broderies sur tulle , les piqués et autres tissus fins » leur assuraient des débouchés, en dispensant les fabricans de ces derniers objets de l'obligation de payer tribut à l'étranger, pour pouvoir se procurer le fil qu'ils consommaient dans leurs fabriques.
La commission rendit néanmoinsjustice aux fils de coton en^^ voyés à l'exposition ; elle reconnut qu'ils étaient filés avec soin et qu'ils valaient, pour la qualité, ceux qu'on importait des pays voisins ; en conséquence elle adjugea la médaille d'argent à un fabricant de St.-Dénis (Hainaut) pour le coton filé à système continue et d'une qualité supérieure ; le numéro le plus haut ne s'élevait cependant qu'à 80. Un fabricant de Gand obtint le même prix.
On remarqua à la deuxième exposition que la filature de coton avait fait desprogrès remarquables et avait, d'après le vœu exprimé parla commission de Gand, produit des numéros plus élevés. La teinture avait également fait des progrès et avait développé la fabrication des étoffes de tout genre et si variés dans les dessins, que nous recevions naguère de nos voisins, et que nous exportons aujourd'hui nous mêmes en masse.
L'introduction du tissage au moyen de machines (power booms), la fabrication des toiles de coton développée et perfectionnée, le blanchissage de ces tissus et l'apprêt qu'on est parvenu à leur donner à l'instar des cotons des Indes, nous mettent à même de soutenir la concurrence étrangère.
L*impr6S8iaii des cotons marcha d'an pa^ égal «yec-la filMiiro, la temtareet le tissage, vers la perfeotioû ; ^le €Oiw triiHia pnissanmimt à augm^ter nos exportatiomi*
Nos fabricans sont également parvenus à atteindre Fart de rimitation pour les modes diverses et à fonmir des marciiai»dises indigènes que le préjugé seul désirait obtenir de Vé^ tranger.
L'importance de la fabrication ootonnière est considérable pour notre industrie et cela sous le triple rapport de la main-d'œuvre exécutée par nos habitans des dassea infàrieU'* reSy le produit des exportations et commerce d'édiange» et le parti que nous tirons de ces différentes fobiioatkMis en raison de la consommation intérieure.
On remarqua déjà à Texposition de 1825» que toutes ces fabriques tendaient visiblement vers le développement et la perfection , par Tintroduction de nouvelles madiines et de procédés nouveaux de fabrication» dont les avantages permettaient de diminuer les prix. La commission de Harlem dit dans son rapport qu'on s'occupait de rétablissement de nouvelles filatures de coton, et que dans la ville de Gand seule on en fondait douze à quinze dans ce moment.
Harlem y avait exposé du fil de n'' 160, et obtint la médaille d'argent, qui fut aussi décernée au même fabricant qui l'avait obtenue à Grand. Même distinction à un fabricant des environs de Bruxelles. Médaille de bronze à Termonde et à Harlem ; les fils à coudre furent remarqués pour le blanc parfait de Harlem.
Tissus de coton.
Les diverses qualités de calicots ccrus et blanchis , et de
lissas de eotOD pour linge de table » envoyées à rexposhioii de Grand attestent que ce genre de fabrication s'est perfectionné dans le royaume, tant sons le rapport de la solidité , jqne sous celui de l'égalité des tissus. On y distinguait entr'autres avec satisfaction quelques qualités supérieures et plus solides que les perkales ; ses sortes sont communément livrées à Timpresnon.
Nos siamoises et la rouenneriei tant en pièces, qu'^i mouchoirs , soutiennent leur bonne réputation. Les tissus de coton et de soie , dits Madras , qui se font à St.-Nicolas et dans les environs, sont d'une très-belle fabrication. Les coton* nettes sont en général d'un beau tissu et offrent une gran<fe variété de dessins ; les qualités en sont d'une grande solidité. Les mouchoirs des Lides, très-bien imités sont pour nous d'une fabrication nouvelle.
Les printanières , unies et rayées , les casimirs , les cotons à côtes et unis , ainsi que diverses autres étoffes de fantaisie, attestent l'industrie manufacturière de Tournai et da Mouscron.
Le demi-velours, dit cuirs anglais , que l'on avait exposé, était aussi d'une très-bonne fabrication.
On regrettait de ne point y rencontrer les velours de coton deBrnielles, dont cette ville possède plusieurs fabriques.
Toiles de coton écrues et blanchies, linge de tahle^guinguans, madras, moltons, étoffes mêlées, javans, cotonnettes, etc.
Les calicots écrus, dont on en remarquait de la largeur de ^y^ et de 4800 et 5000 fils , exposés par un fabricant de Gand, obtinrent la médaille d'argent, ainsi que les cotons écrus et blanchis d'un fabricant de Lierre. Gand obtint encore cinq autres distinctions pour cet objet, dont une mé-
daiile de bronze pour le coton peur doublure d'habiUemeat d'hommes, façon de Rheims/jusqi:^ là peu fabriqué daa»^l^ royaume.
Flanelles, printanièree y perkaies et siamoises.
Le haut degré de perfection atteint ,par un fabricant de St.-Nicolas et par un autre de Tournay , dans la fabrication de ce^ étoffes, leur valut la médaille d'argent; celle en bronze fut décernée à d'autres industriels de Bruges pour Tes cuirs d'Angleterre; de St. -Nicolas, pour les madras et la bombasin noir dit pellow; de Ilfouscron, (Flandre occid.) pour le nankin, et de Gourtrai pour les printaniéres rayées.
La médaille de bronze fut accordée pour Texposition dequatre échantillons de du?et.
A l'exposition de Harlem la médaille en or fut décernée à un fabricant de Gand pour la filature de coton , de fil à tricoter et à broder , pour les tissus de coton à la mécanique , avec le fil de la même fabrique ; ces produits sortaient d'ateliers nouvellement fondés sur une grande échelle , très-importans pour le commerce et l'industrie.
Neuf autres marques de distinctions furent accoidéesàdiffÂrens exposans, pour les objets ci-dessus mentionnés, qui avaient fait des progrés notables depuis 1820, et qui se trouvèrent en abondance à Harlem.
Une seconde médaille en or fut la récompense d'un fabricant de Molenbeke prés de Bruxelles ^ qui avait exposé une grande diversité d'étoffes, qui attestaient la grande applica* tion au genre d'invention et de soins dans Texécution; parmi ces étoffc^s on distinguait les batistes , les cotons , cotonnettes,
les doubles javans, les cotonaètiés dites tcfffhchelas,' le% étoffes mélangées de soie et coton , faux Saxe , etc.
Les vingt-six -distinctions d'ordre secondaire» accordées pour ces différentes étoffes en 1825, en dénotent assez l'abondance , la variété et la perfection relative.
Teintures et impressions *).
Les diverses pièces de coton imprimé qu'on vit figurer à l'exposition , prouvèrent que cette branche était parvenue chez nous à un très-haut degré de perfection. Lés imprimeries d'on elles sortaient, possédaient aussi des mécaniques au rouleau, où cylindre, qui, à la célérité et à la régularité de la marche joignent l'avantage d'imprimer d'une manière parfaite les objets les plus fins et les plus délicats.
La grande perfection qu'on remarquait déjà en 1820, dans les impressions sur coton, doit être attribuée aux progrès de la chimie, dont elle a tiré le parti le plus avantageux.
Les produits, que les impressions sur coton ont offerts à Texposition , piouvent les efforts et la persévérance des propriétaires de ces établissemens , la délicatesse et la variété des dessins , la beauté et le fini des gravures , l'éclat des couleurs, attestent les progrés continuels de leur art , non moins remarquable par la solidité et la fixité des couleurs.
Parmi un grand nombre d'impressions de fantaisie, à Tu-
*) Les impreMsions sur coton, eiisteni dans ce pays, ainsi que nous Tavons mentionné au précédent volume, depuis environ trois quarts de siècle; les prerniéres mécaniques employées pour ce traivail consistaient en des planches de cuivre, gravées en j-elief, qui imprimaient d*uiie seule mise des dessins^que la planchçen iK^ia ne pouvait assez fournir de couleur sans une double application. Ces machines furent cependant tfhmdbnnées; on y substitua les planches de cuivre gravées en taille douce, qui avaient lîavantage évident de produire des empreintes plus correctes et mieai tob«vééf . .
SÉj^ de toates les classes dé la population, on remarqaait aassi diverses impressions destinées poar les possessions d'oofremer , qui imitaient si parfaitemeht les marchandises de Flnde de même espèce ,que l*oeil le plus exercé pouTait aisément s'y tromper.
En résumé les imprimeries , de même que les filatures et les tisseranderies , ont envoyé à Texposition de Gand des produits de leurs atelliers , qui prouvent toute rimportaoce de ces établissemens et les progrès croissans de ces trois branches de notre industrie.
Gand et Bruxelles obtinrent pour ces objets la médaille d'or. Trois médailles d'argent furent accordées, dont une à Bruxelles et deux à Gand ; plusieurs distinctions furent méritées par d'autres imprimeries.
Les impressions abondèrent à la deuxième exposition et prouvèrent que leur perfection avait encore été croissant. La commission adjugea la médaille d'or à un industriel de Bruxelles , et distribua en outre plusieurs médailles d'argent et de bronze, et des mentions honorables aux impres-> iions qu'exposèrent des manufactures nouvellement établies.
Bonneteries.
On comprend en général sous le nom de bonneterie la fabrication des bonnets, gants, chaussons, robes, etc., tant faits au métier que tricotés; tout en soie, fil de chanvre ou de lin , poils de chameau ou de castor , laine , coton , etc. , ou mélangés de différentes matières.
La ville de Tournay est renommée depuis un temps immémorial pour ses bonneteries ; celles que cette ville exposa en 1820 , confirmèrent la nsputation dont elle jouissait dans le
uunmetce, poqr cette partie de son indastneose activité; aussi œlles-ci obtinrent deux médailles d'argent et deux de bronse et des mentions honorables.
Rubaneries.
Pour les rubaneries, Ypres obtint la première palme ; Gand, Anvers , Bois-le-Duc , Poperingue et Tonrnay se distinguèrent également
La commission de Harlem remarqua que la bonneterie tant en laine qu'en coton s'était perfectionnée à Tournay depuis 1820. On y distingua surtout les bas de jQl blanc et noir , les échantillons des bas et bonnets de soie furent remarquées avec intérêt. Tournay soutint sa renommée à Harlem comme ù Gand. La grande quantité de bonneteries exposée en 1825 ^ valut des destinctions à la ville de Leide , à la province d'Anvers , aux villes de Leuze , Peruwelz et Hasselt.
Les rubanneries exposées à Harlem étaient très-importantes, et donnaient Tidée d'une grande fabrication de ce genre; par tout le royaume » dans les provinces de Hollande , les deux Flandres , le Brabant septentrional et le Hainaut , elles ont acquis un degré de perfection remarquable. Celles de Harlem, d'Ypres, deBois4e*duc, de Gand et de Touiiiay furent couronnées.
Soie.
Une dame d'Anvers obtint la médaille d'argent à Gand pour les différentes étoffes dites /ailles, des draps , dou* blées, croisées, levantines et taffetas d'un très-bon tissu, préférables pour la solidité de la teinture en noir aux soieries de France. On y remarquait aussi des assortimens de Gl de soie de toutes couleurs.
Il y avait plus de variété dans les soieries exposées àHarleai.
Anvers y fut en première lig^ne; les fils et rubans de Harlem y obtinrent des distinctions, et Amsterdam pour les fils de soie de couleur.
Passementerie et broderie.
Trois distinctions furent accordées à des Gantois qui avaient exposé leurs ouvrages en 1820.
Toiles , taffetas et cuirs cirés.
Ces fabriques n'ont acquis une véritable importance dans le royaume que depuis qu'un fabricant de Bruxelles qui avait formé ses premiers établissemens à Paris, les a transférés ù Bruxelles. Il obtint la médaille d'or pour ses toiles cirées de la plus belle qualité, ses taffetas gommés à Tusage des personnes atteintes de rhumatisme, des housses en taflPetas, des toiles pour Sjacotos, des cuirs vernis de différentes espèces.
A Harlem on remarqua aussi des cuirs lacqués fabriqués à Amsterdam. On y décerna plusieurs prix aux toiles et taffetas écrus d'Anvers , d'Amsterdam , de Termonde et d'Ath.
Etoffes de crin.
En 1829 il n*en existait qu'une seule fabrique dans le royaume ; celles exposées, pour la fabrication des meubles, étaient très-recherchées,d'abord parcequ'elles conservent longtemps leur fraîcheur, ensuite c^ cause de leur prix modéré, et enfin parce qu'il était très-difficile d'en faire venir de France.
Chapellerie.
Les chapeaux, sortant d'une fabrique de Lokeren, sont
d'yne très-bonne qualité, en outre très-bien teints , apprêtés et lustrés. Us obtinrent la première distînction; les chapeaux d'Ëîndhoven, de Gand et de Bruges les suivirent immédiatement.
Il en futà-peu-prèsdemémeàllarlem, mais les chapeaux exposés y furent en plus grand nombre ; outre les villes qui avaient exposé à Gand, les chapeliers de Mous, Tournay, Amsterdam , Nivelles, Maestricht et Alost furent signalés. Les fabriques de chapeaux de paille de Bruxelles et de Liège y obtinrent des encouragemens.
Cuirs,
Un fabricant de Gand avait exposé à Harlem deux pièces decuir pour cardes, qui semblaient réunir toutes les qualités désirables; les cuirs tannés dTpres, d' Andeunes, de Bruges, de Dissendange, deMalines, de Gand, d'Herenthals, se firent remarquer.
Il est impossible de se former une idée des progrès que las tanneries, corroyeries, les fabriquçs de maroquins et peaux de daims avaient faits de 1820à 1825; aussi la commission de Harlem remarqua-t-elle dans son rapport sur l'exposition, que nous pouvions pour ces quatre branches nous considérercom-
me tout à fait affranchis de nos voisins.
La commission distingua et récompensia parmi la graade masse de ces objets exposé^ une peau auiépicaine préparée pour semelles, à Glairvaux et deux autres à Weesp , les peaux de bœuf de Flandre , préparées à Bruges , les préparation de Harlem, Liège et Spa, les peaux ^le chiens de mer d'Amsterdam» les cuirs de DoIft«Namur, Rotterdam, Harlingueet Herenthals.
Les peaux de veaux préparées A Alost pour tiges de bottés Tome III. J5
yalurent au fabricant une des premières distinctions, ainsi qu'à un fabricant de Delft et à deux antres de Tournai et d'Amsterdam, ce premier pour la peau de cheral et une peaa de porcs pour selle et tiges de bottes, un d' Â.msterdam , pour Texcellente qualité de ses objets exposés. Amsterdam, Bois-le-Duc et Malines obtinrent en outre,, des médailles et des distinctions honorables.
Les maroquins et bazanes tinrent un rang honorable à l'exposition de 1825, en raison de la nouveauté de celte fabrication parmi nous. Amsterdam y obtint la palme , les maroquins de St.-Nicolass'y distinguèrent également. Un fabricant de la ville de Leide reçut la médaille de bronze pour des peaux de daim. La commission reconnut que nous étions encore tributaires de la France et de l'Angleterre pour les gants; elle décerna néanmoins une médaille d'argent à un gantier de Luxembourg et une mention hcmorable à un autre de Nieuwer-Amstel.
Les parchemins préparés à Gouda furent également encouragés.
Les souliers que Ton fait dans le royaume pour l'exportation , furent exposés avec succès ; Amsterdam , Bruxelles , Gand, Liège et le Brabant-Septentrional en possèdent des ' fabriques en grand. On signala aussi les bottes à ressorts et baleines pour les onfans faibles et contrefaits.
Les pelleteries ne furent point exposées a Gand ; ù Ilarlem on vota une médaille do bronxe aux pelleleries des Ardennes préparées à Tournai.
Fer et acier.
Peut-être n*y a-t-il point de pays en Europe plus riche en
mines de fer qae le royaume des Pays-Bas. La nature a tout fait en ce point pour nous , et notre intérêt commande de nous rendre dignes de ce bienfait.
Le fer , qui a été exposé à Gand peut être considéré sous deux aspects différons : d'abord par rapport à la matière même , à sa pureté, à sa densité , à l'homogénéité des parties qui le composent et à d'autres qualités secondaires plus ou moins essentielles : et secondement , par rapport à sa fabrication selon qu'il est plus ou moins parfaitement forgé , battu ou laminé.
L'acier était classé sous le même titre que le fer. L'art de combiner le carbone de fer, combinaison au moyen de laquelle le fer se convertit en acier , avait déjà fait en 1820 de grands progrès dans le royaume. La médaille d*ar-^ gent fut la récompense d'un fabricant de Peruelle pour ses fers à canon , ses lames à canon et des objets en fonte , d'une qualité excellente et les lames à canon supérieurement fabriquées ; les échantillons de fer extrait des mines de Solré- St.-Gery et les barres d'acier , faites avec du fer indigène , méritèrent des médailles de bronze. Des barres de fer fabriquées à Gand avec de la mitraille et des barres de fer fabriquées à Samson, attirèrent l'attention de la commission.
Les tôles et le fer blanc sont d^un grand intérêt; Huy en possède des fabriques qui ont fourni à Gand des feuilles de fer noir, de fer blanc et une pièce de tôle polie; les deux premiers articles étaient de qualité supérieure , et la tôle très-recommandable ;' un fabricant de Chenée en avait aussi exposé de très-belles.
Le cuivre laminé, le fil de laiton et les chaudrons de cuivre fournis par les villes de Namur et de Malines^ attirèrent Tat*^ tenliondela commission.
La commission de Harlem vota avec empressement la médaille d'or à des fabricans de fer à Liège , qui exposèrent des feuilles de fer de la plus grande dimension pour des machines à vapeur de haute pression; Tusage de ces machines se développant de jour en jour , il est important de fabriquer dans le pays tout ce qui tient à leur composition ; la commission pénétrée de T intérêt que cet article comporte, n'a pas hésité de lui accorder le premier prix. Elle décerna encore sept prix pour la fabrication de fer et de cuivre.
Les feuilles de zinc et le fil de zinc , les clous , plumes et plaques de ce métal, faits à Liège, firent naître l'idée d'une branche nouvelle d* industrie.
On avait également envoyé d'Amsterdam deux feuilles de cuivre rouge plaquées en argent et un réflecteur parabolique, plaqué en argent et destiné aux fanaux des côtes. Deux médailles d'argent, l'une pour Liège et l'autre pour Amsterdam, fuirent votées en récompense de la perfection de ces objets.
Liège.
Les bouchons faits au métier surent attirer l'attention de la commission et obtinrent des encouragemens de sa part.
Pierres.
Les pierres à feu des carrières de Landelies , les pierres qui servent à la taille du verre et des cristaux, ainsi que celle qui sert de matière première à la fabrication du verre , les pierres lithographiques, celle à polir les métaux , la pierre à ardoises , dont la carrière s'exploite depuis peu dans le pays , se trouvèrent A l'exposition de Harlem et y furent accueillies avec distinction. II en fut de même des tuyaux en pierre, de la pierre statuaire , e(r.
Outils , quincailleries,
La commission de Gand exprima le reçrel de trouver si peu de ces objets a TexpositioD.
Une fabrique de limes renommée, de Liège, et qui acte men*lionnée honorablement à Paris , lors de Texposition de 1806, continua a mériter une haute réputation ; ses limes exposées sont renommées et surpassent les limes de fabrique anglaise. La commission vota pour le maître de cette fabrique la médaille d'or.
Des aiguilles i\ coudre et à tricoter, aiguilles superfines, des épingles de très bonnes qualités , des cordes d'arc pour chapeliers, horlogers, armuriers, aiguiseurs de diamans, tambours et autres sortes de mécaniques reçurent des récompenses encourageantes.
Cmitellerie,
En 1816 déjà cette branche considérable de notre industrie comptait 97 établissemens dans la province de Ilainaut, et 64 dans celle de Namur , sans compter ceux qui existent. On admirait et encourageait à Texposition de Gand de grandes collections d'objets de coutellerie, des instrumens de chiiiirgie , rasoirs , ciseaux , poignards , tous travaillés et montés avec soin et élégance.
Il en fut de même à-peu-près à l'exposition de Harlem , seulement avec la différence que des couteliers d'Amsterdam y exposèrent d'excellens rasoirs qu'on reconnut, sinon supérieurs aux meilleurs rasoirs anglais , au moins équiva^lens.
Serrureries.
Des serrures d'une grande perfection figurèrent aux deux expositions. Gand, Amsterdam, Zeist, Maestricht et An- Ters y contribuèrent
Clouteries.
Les clous forment ici une branche importante des ouvrages de fer; la clouterie rend vraiment des services à tous les arts. Les clontiers travaillent à domicile et cette fabrication occupe des milliers de bras et procure la subsistance à grand nombre de familles. Daps le pays de Liège et dans le Luxembourg sont établies de nombreuses clouteries. On en remarquait à Harlem , de Morlanwelz et de Lodelinsart.
Toiles métalliques.
L'utilité de ces toiles pour beaucoup de sortes d'ouvrages est incontestable ; on en a vu de très-belles et de différens tissus exposés à Gand , telles que tamis à chaux et à Tavoine» garde manger , ou petite oiBce , un morceau de toile métallique pour les lampes de sûreté. Ath et Mylegem , en Flandre, obtinrent des médailles en bronze pour ces objets.
Objets divers.
Un ferblantier de Gand exposa des candélabres en ferblanc platiné, des lampes et pupitres d'église, etc., des filtres en zinc, instrumens à glacer l'eau , etc. ; d'autres un vase d'acier poli garni de ciselures de fer , des échantillons de boutons d'or; à Harlem on admira en outre des plumes et des doux en cuivre et plusieurs ouvrages faits au tour en bois et en ivoiro. *
Objets (ïulilité et d'économie domestique. — Faïanceries , grès , poterie.
Les mots faïance , et grès sont devenus presque synonimes dans le commerce , Tespéce que nous appelons façon anglaise est une poterie composée d'argile et de silex , susceptible de recevoir des formes gracieuses et qui par la modicité de son prix a l'avantage d'être à la portée de toutes les classes de consommateurs.
Luxembourg, Nimy, Ardennes et Tournai rivalisent en certains articles. Parmi les fabriques du Nord une seule avait exposé à Gand.
Sous le titre de poterie on comprend les tuiles» carreaux, pipes, etc. La Hollande-Septentrionale et la Hollande-Méridionale concoururent à Gand pour cet article.
Les fabriques d'Esch etd'Echternacl\ (Luxembourg), Delft Nimy, Andennes, Gand, Hazerswoude (Hollande-Méridionale), Minderhout (Anvers) et Papermijn, obtinrent des distinctions.
La commission de Harlem reconnut des améliorations dans cette branche, et vota aussi plusieurs médailles aux exposans.
Les fabriques de pipes sont très-importantes dans les provinces du Nord. La ville de Gouda était autrefois renommée pour les pipes, on assure qu'elle y employa jusqu'à 17,000 individus.
Verreries.
L'arrondissement de Charleroi fabrique beaucoup de verrerie^, on ne peut rien imaginer de plus beau que la gobelet-
(eric exposée à Gand par im Namurois; olle présentait plus d'un morceau digne d'entrer en concurrence avec le cristal. Une fabrique importante de Delft fait des verres verts, particulièrement à l'usage des pharmacies militaires.
A Harlem on distingua les bouteilles à vin pour lesquelles la manu facture de Rotterdam, d'où elles étaient sorties, reçut un brevet de perfectionnement.
Poëlerie en fer.
La poëlerie en fer battu est un art que nous pouvons nous flatter d'avoir en quelque sorte.créé. Le besoin bien senti de rendre moins désagréable la combustion de la houille dans les appariemens , sans priver l'œil de la vue du feu, et tout en conservant la chaleur, a saiis doute contribuée faire perfectionner CCS sortes de poêles.
Les preAiiers ouvrages de ce genre ont été fabriqués à Gand. Aujourd'hui plusieurs autres villes du royaume traitent le même genre; on a pu se convaincre à Texposition de 1820, qu'on avait voulu ajouter l'agréable à TutUe, et que déjà le luxe était venu orner les diverses ouvrages de poëlerie.
()n y vit aussi avec intérêt des bas reliefs en fer présentant de beaux dessins, d'un très-bon effet.
La commission de liarlem témoigna sa satisfaction du grand nombre d'objefs de poëlerie exposés et leur décerna des médailles d'argent et de bronze.
Etaincrie,
L'art derétainerieaétéportéà un haut degré de perfection dans les provinces du Nord; les aklistes hollandais riva-
lisent en ce genre avec rAngletcne. Le nord du royaume exporte encore des ouvrages d'étaîn à l'étranger; ceux qui se fabriquent dans le midi ne servent qu'à la conservation de l'intérieur.
A l'exposition de Uarlem les objets exposés étaient en beaucoup plus grand nombre ; on y distingua une cloche de métal qui mérita des éloges sous tous ses rapports.
Eclairage,
La lampe des mineurs, qui porte le nom de son auteur, le célèbre chimiste Davy, est construite d'après le principe que la détonnation du gaz hydrogène caîbonné ne pénétre pas un tissu métallique d'une certaine fînesse ; cette lampe a été perfectionnée A divers égards par un artiste de Liège qui en a exposé à Gand ; elles lui valurent la médaille d'argent.
La commission de Harlem crut pouvoir placer les bougies indigènes sur la même ligne que celles de France. Bruxelles, Amsterdam et Gand sont en chemin d'amélioration pour cet objet.
Papeterie,
Depuis longtemps les papeteries des Pays-Bas élaient renommées en Europe, les plus beaux papiers furent partout qualifiés de papier de Hollande ; nos papeteries ont mérité cette préférence par un choix exact des ingrédiens primaires, par une fabrication régulière et par un collage parfait. Les beaux papiers qui se font en Hollande et à Gand sont d'une belle pâte; ils réunissent la force «\ la finesse et oflPrent à l'œil un blanc mat, qui fait ressortir le noir des lettres.
Le double éléphant, atlas et colombien royal sui)erfin.
post médiaan, poste mioce , etc. , etc. , se fabriquaient à Zaandijk. Les fabriques de Bruxelles oflPraient de toutes les espèces et qualités^ et méritèrent, ainsi que ceux d'un fabricant de la Gueidre , les premières distinctions ; suivaient ceux fabriqués à Gand et à Anvers.
La consommation progressive du papier à imprimer favori* sée par diflPérentes circonstances» promettait déjà à Harlem nn développement remarquable.
Liège, qui n'avait point concouru à Gand, remporta à Harlem la première distinction pour un assortiment complet de toutes sortes de' papiers. Zaandijk obtint également nno médaille d'argent.
Plusieurs fabricansde Liège et d'Amsterdam concoururent à Harlem pour la fabrication des plumes et de la cire à cacheter.
Préparations chimiques, — Couleurs.
Aucun fabricant du royaume n'envoya au concours de Gand ni borax , ni céruse , ni camphre , ni minium , ni sel de Saturne , ni sel ammoniac , ni aucune espèce de préparation de mercure ; néanmoins il y a de ces articles dans lesquels la fabrique étrangère ne peut contester la supériorité aux nôtres.
Cependant parmi les différentes sortes de couleurs qui se trouvèrent au concours^ en abondance, il y en a qui furent reconnues être delà première quah' té , le bleu et ^rtout le vert, dit de Frise, étaient très perfectionnés et trouvèrent même un débouché assez considérable , puisque dans un pays qui inonde tout le continent des produits de son industrie, dans la Grande-Bretagne même, ils valurent au fabricant de Bloemondaal, qui les avait exposés, la médaille d'or. Les
couleurs faites à Alphen» à Bruxelles et àGand^ se firent également remarquer.
Toutes les préparations chimiques , fabriquées dans le pays ne furent pas non plus réunies à Harlem , néanmoins on y trouvait du borax , du blanc de plomb , du camphre , du sel ammoniac et des préparations de mercure ; et la commission acquit la certitude, que nos préparations de couleurs, conservaient leur bonne renommée à l'étranger.
Les différentes, sortes de couleurs faites à Bloemendaal , ù Rotterdam et à Gand sont renommées.
L'oxide de plomb deVonechefaitavecdu plomb sortant des mines de Yedrin près de Namur, ainsi que le soufre fait et exposé par le même fabricant, lui valurent les suffrages unanimes de la commission.
On mentionna honorablement la garance fabriquée à Trouchiennes près de Gand»
Un fabricant de Gand y exposa de Tacide sulfurique de 65 à 6& degrés et de Tacide nitrique de 40 degrés , d'une fabrication supérieure; il parait qu'il a introduit dans ses ateliers Tusage des récipiens de platine , métal qui résiste à l'action des acides , mais qui est en même temps d'un prix très-élevé ; toutes sortes de potasse, de sel et de savon furent exposées et couronnées à Gand ; celles de Gand, de Delft, de Molebeek et de Yerviers surtout. La colle forte de Gand et d'Anvers l'emporta sur celle des autres villes.
A l'exposition de 1825 on remarqua de l'acide sulfurique et une décoction pour le blanchissage, solution du chlore, exposée par le mêùie fabricant qui avait été couronné à Grand. Un fabricant d'Ufrecht y ex|>osa un grand nombre
de piHjparalions chimiques, qui lui valurent une médaille d'argent.
Les savons rafinés de Delft, dites de Bristol, de Jérusalem, de Windsor , le borax et le sel ammoniac d'Amsterdam , la potasse et la védasse do Binche et d'Amsterdam obtinrent diflPérentes distinctions.
Un fabricant de Bréda , obtint la médaille d'argent , com-* me le premier qui fit de rélaine (un des principes de Thuile) espèce d'huile épurée î\ un prix raisonnable.
La concurrence pour la colle forte fut considérable à Harlem ; on y trouva aussi du jaune de chrome , de sublime, du précipité rouge , des préparations de mercure , etc.
Un fabricant de Nieuwer-Amstel y fournit du macaroni , du vermicelle et autres procédés farineux; un autre fabricant de Bruxelles, du ciment imperméable, du stuk et du masti-^ que incorruptible.
Machines manufacturièrea ei fnécanismes divers. — Machines manufacturières de tonte , tissage y filature, etc.
L'amélioration des machines pour la tonte , la filature, le tissage , etc. , étaient sans contredit d'une grande importance, surtout dans un pays où ces opérations constituaient une partie très-considérable de l'industrie. Si la commission de Gand s'est réjouie de voir exposés des articles qui prouvent qu'on continue dans le royaume à s'occuper avec le plus grand soin de cette branche , celle de Harlem a vu avec la plus vive satisfaction les progrès que cette branche avait faits depuis 1820.
Liège, Cfand, Mons et Tournai obtinrent des distinctions
pour leurs mécanique^. Des peignes ù tisser, dont la justesse ne laisse rien à désirer , et une machine ingénieuse et com> mode, à battre le lin , de nouvelle invention , et confectionnées dans la Flandre occidentale, attirèrent l'attention des connaisseurs.
Un grand nombre de destinctions furent également accordées pour ces objets à Harlem.
Machines typographiques et lithographiques.
Les presses en fer de fonte qui nous sont venues tant de TAngleterre que de l'Amérique septentrionale , et dont le maniement est facile, ont non-seulement servi d'exemple pour l'amélioration des nôtres, mais aussi de modèle pour en fabriquer daps nos fonderies. Celles fabriquées à Anvers, à Alost et à Bruxelles ainsi que la presse lithographique venant d'Arnhem ont mérité les suffrages de la commission.
La presse dite à la Stanhope , en fer fondu , faite à Anvers , fut particulièrement distinguée à Harlem.
Un mécanicien de Bruxelles présenta à Gand un modèle d'écluse à Bascule sans perle d'eau, inventé par lui ; le but de cette écluse est de passer les vaisseaux sans faire aucune dépense d'eau. Cette invention a été approuvée par le comité d'artijlerio de la société royale de Londres, comme atteignant parfaitement le hut; son auteur avait dtvjà obtenu deux brevets différons, l'un pour les îles britanniques, l'autre pour la France; il mérita à Gand la médaille d'or.
Un boyau de pompe à incendie , tissu et sans couture, fait à Harlem, oblint la médaille de bronze.
Mctchines diverses
Un cric d'une grande force et d'un mécanisme nouTean, une barque de salut {reddingsbooi) dont le secret est un poids mobile appliqué sous la quille du bâtiment et en ayant la longueur , changeant le centre de gravité de la barque suivant les circonstances ; une petite machine à vapeur avec un cylindre enveloppe; un modèle de pupitre mécanique pour une bibliothèque et un instrument à arranger la musique sur les cylindres, de toute dimension, et une machine à double distillation, obtinrent des distinctions à Gand.
Quelques autres mécaniques, telles qu'un tour en fer, ao grand vase en fer destiné aux moulins à scier le bois , se joigni* rent à celles déjà remarquées avec intérêt à Gand.
Objets de science et d'arf. — Instrumens dépression. — Horlogerie astronomique et autre.
Un horloger et constructeur d'instrumens à Liège a présenté à Gand une horloge marine de sa construction , à sonoerieb avec échappement, à ancre à repos , râteau et balancier, marquant les secondes et armée d*un compensateur pour les effets de la dilationet de la condensation. Cette horloge n*a besoin d'être remontée que tous les huit jours.
Le jury, eu égard à la construction admirable de cet instrument, le seul et premier objet national de ce genre, a décerné à Tauteur la médaille en or.
Une pendule, régulateur à équation marchant une année emtière, un régulateur avec échappement, et une horloge de 9 pieds de haut destinée pour un grand clocher, ont tous mérité des distinctions en 1820.
A Harlem on admirait des chronomètres avec compensateurs» un régulateur avec thermomètre et plusieurs pendules et montres de diflPérentes espèces ainsi qu'un chronomètre de poche.
Instrumens de 7nathémattqtie et de physique.
Un grand télescope et le modèled'une écluse de chasse, ainsi que deux dessins d'un planétaire de l'invention de l'auteur, et dont l'exécution lui a acquis une grande célébrité, sont les seuls objets qui méritèrent l'attention à l'exposition de 1820.
A Harlem un plus grand nombre d'instrumens de mathémathique, presque tous exposés par des artistes d'Amsterdam, La Haye , Delft , Bruxelles , etc.
Deux grands télescopes de 13 pieds, dont l'un est placé à Tobservatoire de Leide et l'autre exposé à Harlem, ainsi que différens autres télescopes et microscopes à réflecteurs d'après Cassegratn, attirèrent l'attention générale et déterminèrent la commission à décerner à l'auteur, demeurant en Frise, la médaille d'or.
Plusieurs autres instrumens d'optique y figurèrent également avec distinction.
Instrumens de musique.
La facture d'orgue a été surtout traitée à Gand depuis près d'un siècle avec succès et y a fait un objet d'industrie considérable, mais jamais elle n'avait été portée au degré de perfection que l'exposition de 1820 a fait connaître. Les instrumens «\ vent et à cordes venaient autrefois de l'étranger, aujourd'hui on les iiùi avec succès dans les Pays-Bas.
Vnorguc'kci'escendoeiàdiminuendo, fait et inventé à Gand, obtint la médaille d'or; Tauteurest parvena à faire produire reffctderharmonica, c*cstdans la facture d'orgues une nouvelle et très-importante amélioration. Le même artiste exposa le dessin d*un orpne à/orte eipianOy etc. ; des luthiers de Bruxelles, de Tournai et de Louvain exposèrent des instrnmens à vent très-bien travaillés.
L'intervalle entre la première et la seconde exposition avait opéré des progrès dans Tart du luthier. Un luthier de Tournai présenta un assortiment remarquable d'instrumens à vent, surtout une trompette à clefs en bois, inventée par lui et destinée à remplacer ces instrumens faits en cuivre. Amsterdam, Lierre et Liège y conooiirureut également; en sorte qoele nombre d'instrumens fut très-satisfaisant à Harlem.
Parmi les instrumens à mécanique et à cordes, on rémarqua àGand, de la première catégorie, un piano mécanique fait àBréda; à Harlem les instrumens à cordes furent plus nombreux ; des pianos, des harpes de Bruxelles d'Amsterdam et de Harlem même y attirèrent Tattention.
Un piano mécanique, en forme de secrétaire, valut la médaille d'aigcntà l'antenr demeurant à Bréda.
Instrurnens de chi7'urgte et pour les accouchemens.
Le jury dcGand vit avec une grande satisfaction les instnimens de chirurgie et pour les accouchemens, faits à Bruxelles, et fut frappé du fini du travail; il le récompensa de la médaille d'or. Gand et La Haye y figuraient aussi honorablement pour cet objet. Celui de Harlem acquit la conviction, v(ue de ce moment nous pouvioiis soutenir la concurrence étrangère et ((uo cet art faisait journellouient des progrès ; des
artistes de Uaiiem, Amsterdam et Herstal se joignirent à ceux qui avaient exposé en 182(X
Objetsde typographie^ lilhographie, calligraphie, etc.
La fonderie de caractère établie à Harlem, est depuis longtemps la plus célèbre de la Hollande, elle était riche en poinçons orientaux et possédait un nombre considérable de caractères européens. Quelques fonderies nouvellement établies à Bruxelles remplacèrent avec avantage les anciennes, une d'elles exposa en 1820 un cahier in-folio, contenant une .partie des épreuves de tous les caractères, signes, fleurons, vignettes et ornemens de tout genre provenant de sa fonderie.
Un typographe de Harlem a présenté Télégant roman de Xénophon. Cette belle et correcte édition mérite d'être placée à coté des précieuses éditions des classiques» données par les savans philologues des ci-devant Provinces-Unies; plusieurs auires typographes figurèrent à cette exposition avec distinction.
L'exposition de Harlem porta , par l'abondance et la perfection des objets exposés, les marques des progrès remarquables dans Fart de l'imprimerie.
Quelques lithographies exposées en 1820 prouvèrent d'abondance qu'on s'appliquait assiduement à cet objet , et que la persévérance sauiviit vaincre les difficultés qui se rencontrent dans l'art de la typographie.
Un bel ouvrage de calcographie exposé par un architecte de Gand et retraçant les principaux monumens des Pays-Bas, fut couronné.