‹ Essai sur l'importance du commerce, de la navigation et de l'industrie, dans les provinces formant le royaume des Pays-Bas, depuis les temps les plus reculés jusqu'en 1830Chapitre 109 sur 126 · Tome IIL · texte numérisé non relu

Tome IIL

Le» reliares qu'on y aTait fait parvenir se reooinmandèrent par la solidité, le goât et l'élégance et par la perfectioD de la tranche dorée.

Cinq années pins tard ces résultats étaient bien plus satisfaisans , on admira à Harlem la collection des oiseaux indigènes et la Flora Batava envoyées par un habitant d'Amsterdam. Outre les lithographies on y rencontra des lithocfaromies, faites à Gand.

Un grand nombre de relieurs prouvèrent par les objets qu'ils envoyèrent an concours, que les progrés dans l'art se répandaient dans plusieurs villes du royaume.

Objets à l'usage du commerce et de la navigation.

Des fabricant d'Amsterdam et de Bruxelles exposèrent en 1825 des mesures et des poids et balances pour les joailliers et un crible pour les diamans, ainsi qu'un grand nombre de modèles d'objets nécessaires à la navigation.

Parmi les objets destinés an rétablissement delà santé, on remarquait des baignoires à vapeur à conducteur mobile^ pour diriger à volonté , la vapeur sur les membres ; des lits et fauteuils mécaniques; des filtres etc.

Les pompes à incendie se confectionnent à Harlem et à Amsterdam dans un grand degré de perfection ainsi que des barques de sauvetage; un fabricant de Groningue fit et exposa une machine destinée à sauver des personnes qui se trouvent au plus haut point d*une maison ou bâtiment incendié ; une pompe à sauver les noyés; une lampe de sûreté et de sauvetage; lanternes sourdes ; objets en stuc, etc.

Bijouteries et joailleries , et gravure sur pierre.

La bijouterie en or et en argent, telle qu'elle est maintenant connue dans le commerce et exécutée ici , nous épargne déjà une assez forte portion du tribut que le caprice payait à l'étranger. Amsterdam et Anvers ont à cet égard une renommée justement acquise et excellent également dans la taille et le polissage des diamans ; on remarquait plusieurs de ces objets aux expositions, ainsi qu'une cornaline orientale gravée à La Haye d'une manière satisfaisante.

Orfèvrerie.

La commission de Gand éprouva une surprise agréable de voir étalés à Texposition de si brillans ouvrages d'orfèvrerie. Le premier morceau auquel elle s*est plu à rendre hommage, était une conception patriotique, le char de la victoire, dédié par la reconnaissance au héros des Quatre-Bras , rappela par on heureux à-propos les services rendus à la patrie par l'héritier du trône; il réunit , sous les emblèmes du laurier et de l'olivier, l'idée de la victoire à celle de la paix. Parmi le grand nombre de ces objets on distingua que l'orfèvrerie d'Amsterdam réunissait en général l'éclat du bruni à la pureté du mat, et présentèrent tout ce qu*il y a de plusdiflScile dans l'orfèverie.

Les salons de Texposilion de Harlem offraient diverses grandes pièces d'orfèvrerie tant en or qu'en argent, ainsi qu'un grand nombre d'objets de moindre dimension, mais également bien travaillés.

Bronzes dorés.

Les bronzes dorés, sortis d'un grand atteiier de Tournai , disputent depuis 40 ans la concurrence à ceux de Paris ; les

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Sculpture en fonte.

iParmi les objets de fonte on remarqua avec plaisir sur des médailles d'argent sculpté , la Vestale , entretenant le feu sacré, un Christ mourant, et plusieurs autres objets d'arts «n fonte et en ciselure.

Cristaux,

La fabrique de Vonèche s'occupe peu de la taille ; elle livre ses produits bruts ou dégrossis. Dés 1820 les fabriques <Ie Bruxelles et de Gand présentèrent aux salons des masses éblouissantes de cristaux supérieurement taillés.

En 1825 la taille des cristaux avait acquis de nouveaux développemens , et quelques fabriques nouvelles exposèrent de leurs produits. Les verreries qui se trouvèrent à Harlem , -surent mériter une attention particulière et furent couronnées par le jury. Un fabricant des environs deCbarleroi et un d'Am* 3terdam en étaient les propriétaires.

Porcelaines,

La fabrique de porcelaines à Bruxelles était à peine établie en 1820; néanmoins les vases et albâtres qu'elle présenta, ornés de dorures et de peintures, furent trouvés si parfaits qu'ils obtinrent la médaille d*or.

La porcelaine Ae Tournai est une imitation de la vraie porcelaine, il n'y entre pas Ae kaolin ; la soude en est une des premières bases , elle entre dans la classe des porcelaines , dîtes iindres ; des fabriques furent érigées à Tournai vers l'année 1750. On en rencontra de très-beaux produits à l'exposition de Gand.

A Tépoque de celle de Harlem , la fabrique de Bruxelles était tellement développée qu'elle put satisfaire à toutes les demandes et qu'elle soutint une heureuse concarrence a?eo Paris.

Ouvrages en Utque,

Depuis quelques années on est parvenu à imiter sur boit ou sur métaux la laque du Japon et des Indes. C'est surtout à Amsterdam et à Harlem qu'on se livre à cette fabricatioQ , et dont les produits se firent admirer à Harlem.

Ebénisterie.

Des ouvrages de goût , ingénieux et d'une exécution parfaite , tant sous le rapport de l'ébénisterie que du mécanisme , se trouvèrent à l'exposition de Gand. Néanmoins on remarqua à celle de Harlem , que l'ébénisterie avait fait pendant les cinq dernières années des progrès incalculables ; on en attribuait en parti ce résultat à l'art du dessin qui se idpandait de plus en plus parmi la classe ouvrière. Le jury remarqua avec intérêt plusieurs ouvrages de bois indigène , auquel l'exquis du travail avait communiqué un très-beau lustre ; un lit en racine de bois d'Amboine incrusté d'ivoire , une table du même bois, très-ingénieusement faite, servante plusieurs usages ; d'autres meubles de luxe exposés par des ébénistes d'Amsterdam, de Tournai, d'Anvers, de Bruxelles , de Dordrecht , de Gharleroi , de La Haye , de Middelbourg, de Spa, d'Utrecht et de Bruges, méritèrent des suffrages , tant la partie de rébénisterie était riche dans les salons de 1825.

Dorures et miroirs.

Deux candélabres de plus de deux aunes de hauteur

nés à rusagcduga/. portatif, étaient exposés à Harlem. Ces pièces dont le |>oli de la dorui'e était de la plusg^rande per< fectiou et d'une {grande richesse, valurent à un industriel irAmstei*dam la médaille d'argent.

Deux belles glaces se trouvèrent dans les mêmes valons ; il est connu que les glaces ne se fabriquaient point dans le royaume, mais elles avaient été étamées à Amsterdam; la première était de 2 aunes, 72 p. deiiaut sur 1-52; la seconde de 2-42 sur 1-40.

Papiers et étoffes imprimés pour ameublement.

L*usage des papiers pour ameublement ne remonte guère au-delà d'un demi-siècle. Ces papiers ont fait tomber nos teintures de cuirs dorés et les tapisseries en laines fie Hollande.

Un industriel de Rotterdam envoya à Gand des mérinos imprimés et des papiers peints dont le travail était bien exécuté; il en fit de même à Harlem , ainsi que quelques fabricans de Lonvain et de Gand qui y exposèrent des papiers dont les couleurs étaient très-vives et les dessins très-riches.

Fleurs artificielles.

On admira dans les salons d'exposition de 1825 de belles fleura artificielles venant d'Amsterdam et de Binche. La ville de Bruxelles qui possède plusieurs fabriques de fleurs artifi cielles , n'en avait point envoyé au concours.

Armes,

On avait exi)Osé à Gand un modèle de canon de rempart» avec son atfùt en fer de fonte d'un calibre de 24 liv. , plus un modèle de chèvre destinée à placer sur son alFùt. Cette der-

niéreetîge moins de force que la chèvre ordinaire; elle a encore l'avantage d*élre moins exposée au feu ennemi.

Le jury de Harlem déclara que les fabriques d'armes de Liège étaient parvenues à un tel degré de perfection qu'elles Délaissaient plus rien à désirer, ni sous le rapport de l'utilité ni sous celui du luxe, et pouvaient rivaliser avec les manufactures royales de nos voisins. Ces fabriquée font toujours de» envois considérables à l'étranger.

On admira la richesse et le fini do toutes sortes d'armes à feu et d'armes blanches en 1825.

Des fabricans de Rotterdam et de Groningiie exposèrent du plomb à fusil d'une nouvelle forme, imitant avec succès le dragé patent anglais. La poudre de chasse obtint aussi une mention honorable pour sa force reconnue.

Voilures et harnais,

La fabrication de voitures est une branche d'industrie nationale des plus importantes pour la ville de Bruxelles , où elle occupe un grand nombre d'ouvriers, et y était déjà portée en 1820 à un haut degré de perfection ; on en exporte un grand nombre |)Our la France, TAllemagne, la Russie et d'autres pays du Nord. Gand marche aussi sur les traces de Bruxelles pour cet objet ; ces deux villes ornèrent les salons de leur productions en 1820.

Un carossior anglais s'etanl établi à Bruxelles depuis l'exposition de Gand , prêta la dernière main à Tart du carossier qu'il avait importé dans notre pays. Un carossier de Harlem exposa aussi à Harlem un Tilbury très-bien conditionné et d'un travail achovi»; le carrossier de Gand qui avait obte-

nu une distinction en 1820, fut de nouveau honorablement signalé en 1825.

Un grand nombre de harnais furent envoyés à Harlem en 1825. Les selles, brides et bridons à l'anglaise se firent par^ ticulièrement remarquer.

La troisjérae ^X4)ûsitioa^énérale de^^ Tinduâtrie

nationale fut fixée à Bruxelles pendant le mois de juillet 1830, par arrêté royal du 23 jum 1828 ; i arrêté royal subséquent du 11 février 1830 nomma les membres de la commission supérieurepourle jugement des produits présentés a Texposition. Cette commission se composa de seize membres, l'arrêté du 12 mars suivant y adjoint comme président le grand chambellan comte de Mercy-Argenteau.

Le ministre du Water'staat ^ de Tindustrie nationale et des colonies, qui avait établi, le l^^" mars 1830, une commission chargée delà direction de l'exposition , eu nomma les membres , au nombre de 30, sous la présidence du bourgmestre de la ville de Buxelles.

Un arrêté royal du 2 avril de la même année autorisa enfin une loterie de ceux des objets qui, après avoir été admis et avoir figuré à la troisième exposition des produits de Tindusrie nationale, devaient être achetés des fonds produits par le placement des billets de cette loterie.

Cette troisième exposition surpassa en richesses et magni* fioence celles deGand et de Harlem. *)

*) On a calculé qu*à Peiposiiion de Bruxelles en juillet et août 1830, il y a eu peu* dent un mois 40,000 étrangers en Tille; on évalua leurs dépenses particulières à3 fl. pur jour, mais la dépense faite dans les magasins et boutiques surpassa de beaucoup cette somme. Donc cette exposition n jeté de 7u 8 millions de florins dans la circulation de Bruxelles.

On peut dire sans exaQéiev que Texpositiou de Bruielle» pouvait être comparée à une des expositions de Paris , sinon pour les objets de luxe, du moins pour son nombre d'articles d'utilité; on y compta au moins 5000 produits réellement distincts, progrès notable sur les expositions précédentes, si Ton voulait porter en compte les étoffes , de qualités, couleurs et espèces différentes, qui ne figurent au catalogue que sous une seule indication, comme exposées par la même personne , le nombre des objets irait à Tinfini.

Toutefois s'il était permis de s'appuyer sur des probabilités, et déjuger d'après les données qui précédent, de l'accroissemens et des progrès de l'industrie nationale , il en résulterait que le travail du peuple a augmenté pendant ces cinq dernières années, dans une progression presque incroyable, et dans une proportion incomparablement plus forte que la population, quoique celle-ci se soit multipliée de la manière la plus satisfaisante. On en conclurait aussi que cette population, loin de devenir surabondante et onéreuse à l'état, trouva plus d'occupation, et par conséquent plus d'aisance que les années antérieures. Enfin, on ne pourrait s'empêcher de reconnaître rinfluence active et puissante de nos institutions et du gouvernement, sur ce développement rapide de la richesse et de la prospérité publique.

L'exposition de Bruxelles fut visitée par toutes les nations voisines; elle acquit'vraiinent une renommée européenne. Il n'est peut-^tre pas inexact de dire, ainsi qu'on Ta soutenu depuis, que la richesse , la perfection jointe à la modicité des prix de nos produits de toute nature, somptueusement réunis dans un des palais de Bruxelles, excita l'envie de nos puissans voisins d'outre-mer , si jaloux de leur supériorité , à laquelle nous venions de porter atteinte, et que ce fut là un des principaux motifs qui leur fît embrasser avec chaleur la cause de la révolution de la Belgique et renoncer h l'alliance , si ancienne et si soUfio, que l'Angleterre avait entretenue durant tant d'aunéesavec la Hollande.

Le nombre des exposans fot de 1,046 , savoir des provinces:

Anvers 63 ^

Brabant-Méridional 375 ^

Brabant-Septentrional 22

Flandre-Occidentale 95 ^

Flandre-Orientale 149 ^

Frise 11

Groningue 3

Gneldre 5

Hainaut 65 ^

Hollande-Méridionale. • • «v • 58

Hollande-Septentrionale ... 74

Liège 59 ^

Limbourg 20 ^

Luxembourg 18 *^

Namnr 18 v

Overyssel 3

Utrecht 8

Total ....... 1,046

Voici la table alphabéthique, non des dîffêrens objets,, mais seulement des différentes espèces de produits, présentés à l'exposition de Bruxelles.

Acier (Objets en).

Albâtre, (Ouvrages en) Animaux disséqués , empaillés ,

pièces anatomiques.

Ardoises.

Armurerie : armes et poudre.

Balances.

Bijouterie et joaillerie.

Bois. (Feuilles de)

» (Ouvrages divers en) Bonneterie.

Bougies : cierges , chandelles ,

objets en cire.

Briques et carreaux.

Broderies: ouvrages en perles.

fironzes : dorures et ciselures.

Brosses de toutes espèces et pinceaux.

Cartes à jouer.

Cartonnages.

Calligraphie.

Chanvre serancé , filé , peigné.

Chapellerie , casquettes , etc.

Clouterie.

Comestibles : biscuits de vaisseaux ,

vermicelle , pâtés , etc.

Cordages et cordes.

Cordes de boyaux.

Corne. (Peignes en) Corsets de femme.

Coton. (Fils de)

» (Etoffes en et mêlées de)

» (Impression sur), indiennes , etc.

Coutellerie.

Crin. (Etoffes de) Cristraux et verrerie.

Cuirs et peaux : tannerie, courroierie, mégisserie et maroquin.

■ et peaux : cordonnerie.

» » ■ ganterie.

Cuivre (Objets divers en) , zinc ,

laiton et similor.

Dentelles et fils à dentelles.

Ecaille, (Ouvrages en) Epingles.

Fer blanc. (Feuilles de) Ferblanterie.

Fer de fonte, forgé, poli, coulé,

> de Berlin et laminé.

Feutre. (Feuillies de)

Vil à coudre, à tricoter, à broder, etc.

Fleurs artificielles.

Glaces.

Gravure sur bois.

Habillement (Objets d' ) en toile.

Habits d'homme.

Horlogerie : chronomètres.

Impression en taille douce.

Instrumens d'agriculture.

» de chirurgie.

> de musique à cordes et pianos.

> de musique à vent.

» d'optique, de physique, d'astronomie et mathématique.

Laine lavée, tirée, peignée et filée.

» (Draps et casimirs en ) » (Tapis en) » (Schalls en) Laine (Etoffes en et id. mêlées de), molletons, baies, serges, camelots, flanelles, coatings, carsayes, frises, polimites, mérinos, toile à pavillons, duffels , espagnolettes.

» (Couvertures en).

» (impression en relief sur).

Laiton. (Fils de) Lampes , lanternes , lustres.

Lin filé et serancé.

Lin (Linge de table, toile blanche, toile écrue, etc en), batiste, coutil.

Lithographie.

Machines à vapeur.

> et mécaniques diverses.

> et mécanismes divers.

Malles de voyage.

Marbre.

• artificiel.

Mécaniques, métiers et outils, propres aux manufactures.

9lenuiserie et charpenterie.

Meubles en mahonie et autres bois fins.

• ornés de dorures ou étoffes précieuses, laquées, etc.

» en fer.

Modèles de vaisseaux , d'architecture , de machines à vapeur et autres.

Nattes.

Objets divers.

Orfèvrerie et argenterie.

Paille. (Ouvrages en)

-Pflptera d'impression *), à meubler et autres.

Parapluies.

Passementerie, franges, galons, glands, lirage d'or et d'argent.

Peinture sur verre.

Perruguc*,, toupets, tours de cheveux.

Pierre artificielle.

Pipes.

Plomb. (Tuyaux de)

Plumes à écrire , cire à cacheter ,

crayons , taille-crayons.

Poids et mesures.

Pompes à incendie et autres.

Porcelaine et faïence. Poterie.

• en terre.

> d'étain.

Poupées,

Produits chimiques : couleurs, vernis, colle, savon, huile, laques, etc. (63 fabricans concoururent à exposer les produits de cette nature, qui depuis 1 825 avait fait des progrès immenses.)

Reliure , réglure.

Rubannerie.

Sauvetage. (Appareils de)

Seaux de cuir à incendie.

Silos aérifères pour la conservation des grains.

Soie. (Fils de)

• (Etoffes et bas de)

• (Teinture sur fil et étoffes de)

• (Etoffes de) , dégraissées et reteintes.

Tabac.

Tabletterie.

Toiles et taffetas cirés.

» métalliques.

Tulles , blondes , gazes.

Typographie : gravures et fonte de caractères, presses, coupoirs.

• ouvrages imprimés, (exposés par 26 imprimeurs).

Vins et vinaigres.

Voitures , harnais , selles , mors, étriers.

*) La fabrication du papier aTait considérabletncnt angraenië; dans les dernières années elle avaitsuivi la progression de rimpriroerie et de la librairie qui était montée à un point éminent de perfection et de développement; tous les ouvrages qui paraissaient en France furent imprimés chez nous par contrefaçon, débites à un prix infé- -rieur et avec une rapidité extrême ; on remarqua que des ouvrages parus à Paris, étant envoyés par la poste à Bruxelles, y furent imprimés et mis en Tente avant que le roulage ordinaire eût pu y apporter les éditions de France.

Un nouveau local avait été élevé et préparé pour cette somptueuse exposition , qui renfermait un si grand nombre d'objets manufacturés et fabriqués , outre deux cent et vingt* sept articles provenant des Indes néerlandaises.

Le gouvernement des Indes néerlandaises , désireux de fa* voriser le développement de Tagricnlture , et d'obtenir de9 notions exactes sur l'état de l'industrie dans ces contrées , institua à Batavia » au mois de mars 1829 , nue exposition publique des produits agricoles et industriels du pays.

L'exposition eut lieu à Weltevreden, au palais du gouvernement : elle s'ouvrit le22 juin 1829, et fut close le 6 juillet suivant.

Des récompenses y furent décernées , sur le rapport de la commission d'agriculture, aux exposans qui avaient présenté les produits jugés les plus utiles ou les plus perfSectionncs; elles consistaient également en médailles d'or et d'argent , en primes et en mentions honorables.

Le but principal de l'institution était de mettre les indigènes à même de connaître les ressources qu'offre ragricultnre de nos possessions aux Indes-Orientales et les négocians de la Mère-Patrie à apprendre la nature , l'espèce et les prix des étoffes qui y sentie plus recherchées parles indigènes. Pour atteindre ce but , les objets les plus intéressans qui avaient figuré à l'exposition furent achetés aux frais du trésor et envoyés aux Pays-Bas. Le gouvernement ordonna qu'ils fussent livrés a l'inspection du public , en même temps que les produits de l'industrie nationale: ce sont les articles mentionnés rî-après.

Les négocians et fabricans qui avaient intérêt à connaître les prix de ces produits dans les Indes-Néerlandaises, ponvaient obtenir les renseignemens an secrétariat de la commission , chargée de la direction de l'exposition de Bruxelles.

Voici la nomenclature de ces objets que le lecteur trouvera assurément ici avec plaisir :

Une longue Robe pour dames, confectionnée au Pekalongang. Quatre pièces de Sarong, provenant des régences de Préang , fabriquées de coton de Fernamoouc.

Quatre id. id.

Ae Kapas Hoerie.

Une Nappe des régences de Préang.

Un Sarong de soie de Joana.

id. rouge, à fleurs dorées, de Joana.

id, id. id.

Un Schall en soie, violet , à fleurs dorées , de Japara.

id. id. rouge, rayé, id.

Une Robe longue, faite au Pekalongang.

Une Robe pour dames (batik kembang) Un Sarong, confectionné au Pekalongang.

Deux robes en soie de Linga.

Toile de Chéribon, district de Galoe, à l'imitation de celle du Japon Toile impériale du capitaine chinois à Samarang. Une pièce de toile de coton rouge de Japara. Un ndeau du pays (kasang) de Chéribon , district de Koeninga. Toile dite Begog salœloep, imitation de celle du Japon. Une pièce de Guinguan (dit Ratigu) de Chéribon. Une robe à carreaux (sarong poleng berum) id. Une pièce de Guinguan (djeler naik) id.

Un mouchoir de tète , à carreaux, id.

Une pièce de Guinguan , à raies rouges , id. id. verte (gadong) id.

Une double pièce de toile (à T instar de celle du Japon) dite djarang daok,

Une petite couverture de parade, bleue (pranak), id. Une pièce de Guinguan de difiérentes couleurs (gingang koenin), id. Un mouchoir de tête (batik sawat) de Pekalongang. Un id. noir uni , bordure à fleurs (batik balang bolang),

de Chéribon.

Une pièce de Guinguan rouge (batik priet), id.

Une robe rouge, à carreaux (sarong poleng berum), id. Un mouchoir de tête, noir, à fleurs (batik sawat loehoenl id. Un id. rouge, à carreaux (stangang poleng kotatkan).

Un id. id. (stagang kembang intjang).

Un id. id. id.

Un id. noir, a fleurs (batik bekerabang), de Ghéribon.

Un id. id. (batik kembang tjiena), id.

Un id. id. (katjangsoe-oek), id.

Une robe bleue, a carreaux (sarong poleng biroe), id. Un mouchoir noir, à fleurs.

Un id. à couleurs foncées Tbatik tjorot).

Un id. id. (oatik sesaptong).

^Un id. id. (batik perjata).

Un id. id. (sawoet loehoen),

Un id. id. (batik tamba loeroeng.

Un id. id. (selassîc).

Un id. id. (loempang kendang).

Une robe rouge , à raies, de Buitenzorg. Une pièce de toile de coton, rouge, a raies, id. Une id. à fleurs, id.

Une pièce de Guinguan pour pantalons , id. Une id. id.

Une robe de femme, couleurs foncées et à carreaux, id. Un mouchoir rouge, à carreaux, id.

Un id. jaune, id.

Une pièce d'étofie bleue.

Une robe rouge-clair.

Une pièce d'étofie rayée, pour pantalons. Une id. id.

Une Camisole pour femme, bleue-foncée (badjoerasoean Kalangan). Toile de coton blanche (lawon poeti).

Une camisole pour femme, brune ou noire (badjoe raseean woelong), Une pièce de toile de coton, bleu-clair (sinjan biroe laut) Une id. d'Etofic bleu-foncé (sinjan kelangan). Une id. de toile de coton noir, à carreaux (sinjan woelong). Une Camisole pour femme , bleu-clair (kasoean biroe laut). Une robe pour dame (sinjan batik).

Une id. id. (sinjan samoan).

Une id. bleue, à carreaux (sinjan loerik). Une id. longue. Une id. bleue.

Un mouchoir de tète (stangan batik trakaroean). Une pièce de satin de vingt aunes (soetra poetie). Un schall de Nankin.

Une pièce de soie blanche, tissée, à quatre bouts (soetra poetie jang kasar).

Un srhall de soie, couleur orange ( tjala soetra jang die toebar kojiet).

Un schall de soie, couleur cramoisie (tjala soutra mera troes).

Un id. id. blanche à deux bouts (id. soutra poetie).

Un id. à un bout, id.

Une paire de gants de soie blahce (sarong tangan soetra poutie).

Deux robes rouges , à carreaux (kain panjang polleng).

Une id. id. (batek banq).

Deux id. d'Etoffe du pays, rouge, à carreaux.

Deux id. id. bleu.

Deux id, rouges, à carreaux (kain panjang poleng mera tjara hoegics).

Deux id. id bleues, id. (kain panjang bieroe).

Une id. rouge, id. en coton de More (sarong poleng kapas mori).

Deux mouchoirs de soie (salindang soutra batik).

Deux id. de tète, en coton (oudang batik soba).

Une belle robe rouge (kain panjang batik bang).

Une belle couverture de parade, rouge (salimoet batik).

Un mouchoir de tête (oedang batik kembang).

Un id. id. non apprête (oedang njang belong tjelop).

Un id. bleu (id. biroe).

Un id. blanc (id. poetie.)

Un id. id.

Quatre pièces de Sarong fin , bleu (sarong batiknila.)

Cinq Tabliers fms, bleus (slcndang batik nilea),

Dix mouchoirs de tête (oedang battikkan nila).

Une belle robe, façon Solo (sarong tjara Socrakarta).

Un mouchoir de tète, rouge (oedang batik kambang).

Une ceinture ronge (slcndang batik mera).

Un mouchoir de tête en soie rouge, broché en or (oedang soetr mera dengan kembang maas).

Trois bandes pour sangles, fabriquées à Bantam.

Deux robes bleues, id.

Une id. à carreaux, rouges et bleus, id.

Une pièce de Guinguan , pour pantalons , id.

Un Sarong bleu, à carreaux, id.

Une pièce de toile, imitation de celle du Japon, id.

Une robe à carreaux, rouges et bleus, id.

Une id. rouge. id.

Une ceinture (ikat pingang), id.

Un chall en soie , confectionné du produit de treize mille vers.

Viïi id. tissu de soie et de coton, de Fernambouc.

Une paire de gants de coton, de Nankin.

Une pièce de toile, à l'imitation de celle du Japon, fabriquée à Chéri I)on (begag seloeloep).

Un habit de gala des grands du pays de Socrakartaj troisième qualité (dodot batik semen).

Un id. long pour hohimes id. (kain panjang batik sawat):

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