‹ Essai sur l'importance du commerce, de la navigation et de l'industrie, dans les provinces formant le royaume des Pays-Bas, depuis les temps les plus reculés jusqu'en 1830Chapitre 111 sur 126 · TOME III · texte numérisé non relu

TOME III

commandable ainsi que d'autres objets de cuivre roogey frappés à 3ruges.

Une lanterne ou réverbère en cujvre faiteà Ypres, parut èlra Tapplication d'un système tout neuf à réflectionet de rêver* bération de la lumière.

Les médailles et les empreintes de cachets étaient parfaitement gravés.

Les diverses nattes d'une étoffe et d'une contexture toute nouvelle les rend aussi fort propres à être employées pendaiit rhivor dans les voitures publiques.

Nous ferons mention d'un mannequin , d'une baignoire ete zinc à laquelle était adapté un appareil en cuivre, destiné à chauffer Teau; des poêles à chauffer, la plupart faits à Bruxelles. Il est peu de fabriques de ces foyers qui puisseiit lé àkputer en perfection ; ils ont chacun lieur itiérite partic»ilier €î joignent la plupart un grand fini à une élégante simplicité ; un de ces poêles en cuivre bronzé , était le plus beau modèle qu'on eut jamais rencontré, et orné de bas-reliefs admirables. D'autres villes ont aussi exposé des poêles.

On voyait ici une brosse cylindrique encaissée, nommée balayeur mécanique ; elles est très-simple et T usage s'en répandra probablement avec promptitude.

Les chaises en fer {)olies et légères étaient ti*ès-recommandables , et parmi les pièces importantes postérieurement arrivées un magnifique cylindre gravé attirait l'attention.

A côté de quelques outils de belle fabrication était placée une toile métallique en fils de laiton , venant de Rotterd^un , les fils en étaient fort égaux et bien tissés. Quinze échantillons de fils de fer, de Couvin, nous apprirent non-senlement

que nous possédions une tircric de fils do fer, mais encore qâe cette usine donne des produits remarquables par lôur perfection. Les couteaux simples à manches de bois sans ressort, de Lierre , ne le cèdent en rien poin* la trempe et le taillant aux plus beaux articles de coutellerie ; ils sont remarquables par leur bas prix. Des outils de jardinage et d'agriculture très-bien forgés et limés sortaient des ateliers d'Attren (Hai* naut), des mors et des étriers et mors pour chevaux de voitures, avaient atteint un grand degré de perfection. Les aciers de Liège sont déjà connus avantageusement dans le commerce ; les scies et les limes exposées touchent aussi à la perfection , celles de Zaandam sont également bien taillées et bonnes. Les clous d'épingle dites pointes de Paris , ne se fabriquaient point dans les Pays-Bas , ils ont naturalisé chez nous une industrie nouvelle.

Des fabricans de Bruxelles , de Bruges, de Gand et de Vflvorde exposèrent différentes espèces de brosses et pinceaux ; ces produits ont été notablement perfectionnés dans les Pays-Bas.

Quelques objets de sellerie de Bruxelles; un harnais de tilbury de nouvelle invention ; une paire de harnais de voiture, des selles et autres objets ; un harnÊis à ressorts et grand nombre d'objets de cette fabrication, ainsi que des harnais pour prévenir les accidens causés souvent par des chevaux qui s'tfbattent ou qui s'emportent; ces pièces prouvent que la sellerie, surtout celle de Bruxelles, fait des progrés; les guides et les cordes pour traits , de Gouda , sont ai*tfstement travaillés , des plus propres et des plus élégans.

Toujours dans la même salle on remarquait des pièces d'étoffe de crin et soie dite crinoline, très-bien fabriquée; Yilvorde exposa des étoffes de crin et des tissus de fil de fer* Cette industrie n'était pas ancienne dans les Pays-Bas et

'4}e >éiait déjà portée à une point de perfection qui laissait nra à désfrer sous le rapport du tissage et ded dessins. %eê teintures étaient supérieures, surtout le bien de diverses nuaoces que le fabricant annonçait être une nouvelle découverte propre à remplacer, et même à surpasser Findig^o; un grand tapis en toile cirée était un tour de force de Tart» il apnartaiiAÎt à un industriel des environs de Bruxelles qui avait aussi exposé divers vases^ composés d'une matière légère> imperméables et non fragile, très utiles' pour rameublemeni des navires.

Les tapis exposés par une dame d* Anvers , étaient trèsgrands et trés-'beaux et sedistinguaient j)ar le bon goût des dessins et la vivacité des couleurs.

Ici sa pr^ntait une espèce de produits digne de fixer TaN teotioq; c'étaient des tapis de tables imperméables, d'une étoffe ferais imitant à Tœil la belle toile cirés, mais beaucoup plus souple , plus moelleuse et moins lourde. Ces tapis élégans, dont Tenvers ressemble au velu du drap fin, of^ iraient à Tendroit de jolies dessins lithographies; des étoffes cirées, des cuirs, des tapis de cuirs vernis, des peaux de veaux et de chèvre des chapeaux de feutre vernis, sortant d'une manufacture dont le chef est breveté, étaient presque tous de première qualité et annonçaient une manufacture bien tenue et très-importante.

On voyait aussi avec satisfaction une cheminée et d'autres objets en marbre indigène de la commune de 3Iarche les Daines ; indépendamment des couleurs particulières que ce marbre présentait, il avait reçu le poli Je plus brillant ; on en trouvait également de Tournai. Le poêles en faifence sont peut-être une industrie nouvelle en ce pays , ceux exposés ressemblaient aux poêles de France.

Les creusets dé Selayo, méritent quelque attention» s'il^

9ont assez durs et assez réfraetaîres, car nous sommes pour «et article trébutaires de l'étranger ; venaient ensuite les vases en poterie et en faïence ordinaire, tous ces produits sont satisfiûsans dans leur quali té ; mais rien n'égale les fafênces du Laxemboiirg ; les dessins en sont élégans et rivalisent {KNir la l>eautè de la teinte du bleti avec la porcelaine ; à cet oadhoît se trouvaient les pipes faites à Hons ; celles de Good» pour les meilleures de l'Europe; plus loin les arAiitot digéoes de Narour, qui semblaient de bonne qualité étape diquaient un schiste assez lisses et faoik iV tailler quoique de forte consistaiiMi

Dans la même salle, w 4, figuraient divers échantillons de boîs exotique, ainsi que des meubles qui en sont fabriqués; on croyait être certain que ces bois provenaient d'arbres acoli- ■latésdaniks Pays-Bas; on est portéà applaudir à l'idée de les aTOir pribseutés et mis eu œuvre, afin de mettre le public à^ mâma de les apprécier; à coté de ces meubles se trouvaient des vases #t dea assiettes de la composition doht nous avons déjà pàrlié; maiiii pafaissaiit pins beaux^qné les précédons. On forme de cette composition beanooop -dé pièces d^ornemens pour l'intérieur des édifices; sur la même table se trouvaient beaucoup ' de cuirs; le cuir fort parut Irès-bien tanné; ceux venant d'Alost égalaient en qualité lesmeiUeors oairs des peaux buenosayriennes, brésiliennes on oaraqnesv Le cuir noir pour harnais, d'Amsterdam, était aupérieBrement préparé; les peaux de veaux et démoulons méritèreDt le même éloge; un Anversois fournit trois échantillons de cuirs* tannés avec l'écorcedeMélize (Larix) ; l'apparence était en faveur de cet essai qui méritait d'être encouragé; enfin graiid nombre de peaux tannées et corroyées, pour lasieltedeet autres usages, démontraient la perfection extrême où cette fabrication était arrivée chez nous; sous ce rapport nous ne devons craindre aucun des peuples qo8 rivaux. On voyait à l'exposition une peau de veau préparée*

i Is^ manîèi^ russe, qui aux yeux des coDnaisseurs, pouriait passer pour de vrai cuir de Russie, tant i'aspeot, le graîo et i'odeor . sont les mêmes.

Un (abricant da Haînaut présenta plusiemrs objeli de terrerte dont la qualité parut très*bonne, les verres booibés tfésbeaux et d'une grande dimension ; les feuilles d(& verve nér^ taient le même éloge ; on les aurait prises poor deeiéniiles à trumeaux et ù polir ; un marbre indigène d^ane marbrure toute particulière; on ignorait que oe marbre existât dans le royaume, il semblait par sa contextnre,. sa couleur etsoo veinage tenir le milieu entre le granit et les autres marbres ; on en voyait des vases très-jolis, et il parait qu^ôn pourrait l'employer avec succès pour de» caisse» de pendules, de» œur sols , etc.

Une machine à vapeur attirait' dans cette sidle les regard des mécaniciens ; elieétiiit traitée avec le plus grand soin.

On remarquait, toujours dans la salle n^ 4, un bean aiodèle d'esgatipB âe RiaxeUes ; les obaloupes en petit, venant de Im Frise annoncèrent également un constructeur ingénieux, et habile.

Les bouteilles de diverses couleurs, exposées par des fabrieans de J urne t^ ne semble!) t point le céder en qualité auxaotre^ bouteilles fabriquées dans le royaume^

Deux cheminées de marbre noir indigène d'une couleur bien suivie et ayant parfaitement reçu le poli, une troisième cheminée de marbre de la plus belle nature et du poli le plus brillant , avaient été exposées ici ; on n'osait affirmer si ce ptoduit lithologique venait d'une carrière du royaume o» de l'étranger, il flattait Tœil par la beauté et la régularité do sa marbrure.

Divers objets de fonte et un poêle ou?ert d'un très-beau modèle et parfaitement coulé , avai^it été euToyés de Char'» leroi.

IJn modèle de la porte d^Ament de Técluse n» 5 de lâ Sambre canalisée se trouvait à cette exposition; maisle mérite de pertuis dépend de l'exécution et des localités auxquelles il est adopté; on y voyait aussi la coupe perpendiculaire d'une madiine à vapeur parfaitement exécutée et propi^ è faire comprendre facilement le mécanisme et le jeu de ces machines. Cette belle pièce convenait à une école d'arts et de métiers.

Un lithographe de Bruxelles avait placé iscdément un de sesta{H8 de table en étoffe imperméable lithographiée par impression directe; rien de plus élég^ant, de plus distingué que ces^ tapis, la mode s'en est probablement emparée et l'auteur a dû en tif er un grand parti.

Les toiles drées d'Anvers , les cuirs remarquables de Dclft, les articles de tannerie et corroyerie de La Haye, les chapeaux de cuir et les cuirs d'Amsterdam méritèrent sans doute un examen ; car ces articles ne sont inférieurs à aucim des produits du même genre qu'on rencontra à l'exposition.

Un fabricant du Limbotirg avait exposé des produits d'une des plus anciennes manu factures des Pays-Bas; c*était des chapeaux de paille dits de Glons;^ recherchés par les villageoises de nos provinces septentrionales et de temps à autre, lorsque la mode Texigeait, non-seulement par les dames de nos ci tés, mais aussi par les élégantes de la France et de toute l'Europe.

Les chapeaux de paille de Mons sont aussi d'une belle for*me bien tressés et d'une excellente fabrication.

Plusieurs numéros présentent des basanes, peaux passées en

taègiect fnai'oi|i]io(-i3S,eDvi>yée$d'Anister[Iaai;t<niSResprodQiU aoQonçnient de grands pciTcclionncinens; suivent ici ifiMil quantité de peaux corroyées pour liges de botles, chamoïsée»» I passées en megie et raaroquioées; elles prouvent que cet art a fait de grands progrès, et qu'il nous met en état de-créerdefrJ articles que l'étranger recherchera. aussi avec empressementdtl

kl Les objets decordonnerieétaientabondans aussi a l'eipositÎMi; la plupart de ces objetsétaient travaillés avec beaucoup de goût et d'îptelligence ; vers le bout de cette salle étaient placés les objets de chapellerie. Cet art est fort avancé clans ie roj'aiiBi& et on ne croyait pasqu'aucuue manufacture étrangère put rivaliser avec nos fabriques par la légèreté, le moëlleut, le velouté, la bonne teinture et la solidité du foolre. 11 est incontestable toutefois que depuis peu on a introduit des perfectionnemens dans la fabrication des chapeaux, indépendammeuti de l'imperméabilité qu'on leur adonnée; personne n'eût pu en disconvenir après avoir examiné les chapeaux exposés par des fabrioans deBruictles, Lokoren, Nivelles. Bruges, Tour^J nai ; un chapeau gris fait déplumes ne le cédait en rien anîa chapeau de feutre; il avait été fabriqué ù Lierre.

En remcHitant vers l'angre de la mvme salle où se trouvaienfrl les derniers cuirs tannés, un voyait des plateaux peints, I la<{ués et dorés, venant égaIcmeiitdeLierrer le vernis en élaît'f brillant et la dorure par-ut solide.

Des collections d'épingles de toutes espèces étaient placée»' 1 ici ; les nis de laiton en étaient beaux, les pointes 3iguisée*i| avec soin; on trouvait un assortiihent de limes de LiégeiC.| fabriquées en partie avec du fer indigène, et dont quelqnea- i unes étaient d'une dureté surpi'enaiite.

Les serrures ilc Bruxelles donnent l'espoir de voir riva- 1 litici'uri joHrnos scrrurJefR avec ceuï tic Paris. Toutefois il [

|i y a presque point de critî^iiiBpour -la serrure à secret ex-.

posée. • î --■! M . . ' ^ "

Plusieurs cartons contenant des tiléboadions» des agraffes» des oiseaux et antres objets de quinc^lUerief étaient très-bien traités, ces prodaits s'exportent aTeo a^vantage, parce que le prix en est peu élevé et qn'ik sont bien et proprement fa-i briqués; les belles feoilW de|ap«blaiic de Gbenée attiraient 1 attention; elles peuvent lutter avec succès, sOQs le rapport de la qualité et surtout du prix» opofre les fers-blancs qui nons arrivent de. l'étranger.

On remarqua un morceau de bois de 27 lignes d'épaisseur scié en 44 feuilles ou planches par le moyen d'une mécanique, à Luxembourg, dont celui qui l'exposa était l'inventeur; elle, sera probablement d'un grand service à l'ëbénesterie.

Ici se trouvait une: grande, variété .d'échantillons de savon en général ; des savons fins, des cosmétiques, des tablettes par^ filmées transparentes» et€.; des échantillons d'amidon, vermicelles, macaronis! biicuits de. mer, etc. ; «parmi les tabacs expo*^ ses par un fabricant de iLokeren on remarquait entr'autrea dfis carottes cylindriques qui annonçaient une manufacture soignée.

Arrivé a la 5<^ salle : on trouvait les étoflfes de coton» blanches, écrues, teintes et imprimées; ces produits ont été depuis peu en quelque sorte centuplées, et au lieu de ne servir comme jadis qu'à une partie de la consommation intérieure, ils ont paru avec succès sur les marchés de l'étranger, parce qu'ils ont pu être vendus avec profit à des prix inférienra de beaucoup aux prix anciens; les fabricans ont créé des valeurs qui sont venues se répandre parmi la population pour en obtenir de nouvelles, et tout le monde y a trouvé sa part et son avantage. .

lï est difficile déjuger du mérite relatif dés produits 4e pin» dé cent industriels qui en général ont chacun un coté par le-^ quel ils remportent sur leurs rivaux,et la fabrication des étoffes de coton est trop variée pour qu'il ne soit pas trèsndifficile de les classer par espèces ; on les divise en ci^nnettes, siamoises , pilongy cuir anglais» printanière, molletons, diniites» pra^ nall£»s,guinguans,basins,marseille, futaine, tiretaine^ndieooes, madras, saronge, ylannincketc. etc. toutes ces étoffes^qni ponr-r raient donner lieu à une mention particulière méritant des éloges* Les mousselines imprimées sont des plus él^anle» et les dessins de plus frais.

Si Ton parcourt les listes nominatives des fabrÎGaqs qui ont exposé, la ville de Gand est celle dont Tindustrie ^'est étendue le plus sur la manufacture du coton ; ce sont les fabricans de cette ville qui, après avoir fondé cette manofactare parmi BOUS, ont trouvé le moyen d'y donner de grands développement dans le moment même où le pays était inondé d'étoffes de coton étrangères, vendues à bas prix, il n'était pas sans danger d^oser lutter ccmtre les vétérans de l'industrie anglaise. On regardait comme une merveille le succès futur de ces industriels dans une entreprise aussi hasardeuse.

L'arrêté royal du 31 janvier 1824 ayant assujetti l'établissement dé quelques fabriques et trafics a l'autorisation de S. M. et à celle des états-députés des provinces et des administrations des villes, il est de quelque utilité de suivre les autorisations accordées et publiées avec quelques détails sur l'état du commerce, par les états-respectifs des provinces, et d'en dé-

daire les progrés que l'industrie à faits pendant les dernières années.

PROVINCE DE LIECÎE,

1828. Industrie mamifacturière.

Depuis la session de 1827 les états-députés ont autorisé le placement de 42 machines à vapeur et rétablissement d'une fabrique de chaudières pour ces mêmes machines , de deux fonderies de cuivre , d'une fonderie de fer, de deux teintureries , de deux fabriques de cordes de boyaux , de deux sayonneries , d'une fabrique de faïence , de deux poteries , de deux distilleries , de deux tuileries ; en outre le gouvernem^it a autorisé sur le rapport des états-députés, rétablissement d'une grande forge et d'un martinet et celui de deux lavoirs publics pour les laines indigènes.

Six foires annuelles ont été accordées par le gou?emement aux communes de Beyne-Heusay , Ferrières, Yaux-sous-Che* vremont et Wasseige pour la vente des bestiaux et d^autres produits agricoles.

Plusieurs demandes en concession pour Texploitation âe mines ont été accordées. De nouveaqx établissemens d'jexploitation de houille se sont forpnés, p^rmi lesquels ceux de l'Espérance à Montignée, de Bellevue près de Liège et de Wandre doivent être cités comme les plus importans.

La situation des honillières a été généralement assez pro^ père. Les alunières se sont trouvées dans un état d^actifité complet. Les étaUissemens pour le traitement du fer ont pri» un développement et une consistance très-notable.

L essor de l'industrie manufacturière ne s'est point ralenti.

Los ôtiits-députcs ont autoiîsù pen<1aiit l'année, le [iliioem «le 24 machines à vai)eur; une fonderie de métaux, auefoo--^ (leriG de fer , trois toînturerics , une fabrirjuo de bleu , unesavonnerie, un four à chaux , une radinerie de sel, une distillerie, une brasserie, ime tuilerie, un Ibfir à briques réfractaircs, trois t'abi'iquo^ de chandelles, une fabrique de c^ J vuse, couperose, et autres produits chimiques.

Le (jouvcrnement a atrtorisé l'établissement d'un muutin * vent A moudre le grain et d'une papeterie ; dis brevets d'io'ventioD ont été accordés.

Les communes de Taviére, Hervé, Batticc et Ffanoor-J cbam|)g ont été autorisées à élablii' deux foires annuelles , et^ câlkis de CharncQs etThiraister, une; la ville de fikrvc a^J établi un marché hebdomadaire aux {;rarns.

L'établissement de '26 machines à vapeur a été atitoi-isc; desortc qu'avan^t bi Ki^yolulion le lotaLileijnachiaes à vapeur sejïiont ait à 190. Les états ont autorisé: une foDâëriè'de métaux, une fonderie de cuivro, une foaderie de fer, aoe ralBnerieau foiirpourle rafBnage du fsï . une ralBoerie d^ sfll> six fours ù briques, dont un à briques réfractaii-es, uqqJ poterie et deux tuileries, unedistillerie, une leioturerje, unel fabrique de gélatine alimentaire de suif, de cire àeacheler, J de vernis et d'huile, applicable aux arts industriels, une fa- , brique de colle d'os ,. de crayons dç plombagine , de carbo^l qatc et de phosphore de soude , une brasserie.

Les communes de Hannut , Ualhcm , Camblnin-au-pont et 1 Neuville-en-Condroz ont été autorisées à établir, la première , I quatre foires annuelles, et les trois antres, chacune, deux j iiiires annuelles pour la vente de bestiaux ol autres ju-oduc- J

^OAS^ la eopmitiae de.Gharneux ua mardbié ^ebilomhdaifè •au beui're çl fromage ^ oelle de Battjce,.u0 aux graim. . ., i

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Neuf conce$si4ms de miniesde hbuille ont été accordées tan^ dis que les établissemens pour- l'extr^^ction et la préparation dû feront acquis un état florissaift et >que quelques nouvelleè usines se sont élevées.

Six oohcessions ^ minés de hopîlle, bnze concessions dé mines de fer et deux concessions denshies de plomb ont été accordées. Les forges se trouvent dans un état florissant. A

Andenne on a établi tme fabrique "de papter mécanique.

Quatre concessions de mines de houille obt été accordées , vie même que Téi^ciion de plusieurs usines.

HAINÀUt.

Les établissernens nouveaux dont le domaine de l'industrie 8*est enrichi sont : un atelier d*armureries à Fontaine-r£vèqtie avec un établissement d'un appareil pour Téclairage au gaz; huit brasseries: une à Obourg , Leuze, Jurbize, Warquignies , Frameries et Bonssoit et deux à Gosselies ; une distillerie de genièvre à Bauffe; une fonderie de fer à Quaregnon ; trois fours à bf iques à Thuin ; un four a brûler le

tfm à Binche ; un four à diaux à Hambruges et on à Ecatissines^ d'Eoghien; trois fours à ouire les pannes : un àBlarignies, Bois-d'Haine et Sirault; huit machines à vapeur: une à Jumet , Pont-de-Loup » Charleroi , ^caussines-d'Enghien Nimy et Lodelintant et deuxàDampremy ; quatre moulins à la farine : un à Péruwelz , Arc-Ainières , Renlies et Batticles ; un moulin à huile à Brugelette ; une papeterie à Marches-les-Ecaussines ; dix raffineries de sel : une à Baudour , Soignies , En* ghien, Mainvault, TémpleuveetEcaussines-d'Eng, et deux à Pâturage et à Mons ; trois savonneries : une à Gosselies et deux à Templeuve , et une scierie de bois à Mons.

Des brevets ont été délivrés pour l'invention du perfectionnement à apporter aux machines à vapeur ; pour l'invention d'un procédé perfectionné pour le blanchissage desfils et toiles^ de lin , et polir Fimportation d'un nouvel appareil servant à faire du gaz hydrogène.

Deux foires annuelles aux chevaux ont été autorisées à Tournai et à Sivry ; un marché mensuel aux chevaux et bestiaux à Binche et un marché hebdomadaire à Ecaussinesd'Engfaien.

3,246 bateaux ont transporté à l'étranger 389,520 tonneaux de houille.

De 1818 à 1828 vingt-et-une concessions de mines ont été octroyées ; parmi les concessions accordées en 1827, il s'en trouve une de mine de fer.

Les usines suivantes ont été établies en vertu d^autorisatiens, savoir: quatre brasseries , une à Hensier, Attres,Rebaix et Tournai; une fonderie de suif à Mons; une de fer à

Tonraai ; une fabrique de vinaigre à Qaevaacamps ; $ik fooré à pâiines , tuiles et carreaux ; un à Boussu , St.-Maur» C3^iévres , et Naast et deux à Gagnies-Chaussée ; six four^ à bViqueéV un à Thuin, Peronnes et Leuze et trois à Maubray ; cinq fours à chaux : un à Peruwelz , Ecaussines-d'Enghien et Wasmer et deux à Leuze ; un four à pipes à Casteau ; huit machines à vapeur : une à Quaregnon , Soignies , Gilly et Pâturages et deux à Ath et Jemmappes.

Six moulins à moudre le grain : un à Hensier , Nivy , Farciennes , Mont-snr-Marchc , Baileux et Quaregnon ; un moulin à farine et à huile à Basècles ; un moulin à huile à Blaton ; un ikioulin à drèche et orge à Dergneau.

Huit raffineries de sel: une à Chimay, Taintignies, Sivry» Hensier , Leuze et Fayt et deux à Ghâtelet ; une savonnerie à Morlanwelz et une usine à traiter le fer à Ghâtelet.

Des brevets d'invention ont été délivrés à Charleroi pour l'application de machines à vapeur à l'épuisement des eaux *) , et pour lé perfectionnement d'une machine propre à la fabrication des cordes plates.

n est passé pendant 1828 par l'écluse de Malmaîson , 3,603 bateaux destinés pour la France et chargés de 3,741,588 rapières de houille. (420,499 rasiéres de plus qu'en 1827.)

Une foire mensuelle aux bestiaux a été autorisée à Ghâtelet

A aucune époque précédente l'exploitation des mines n'a

*) Le nombre des bre\eU d'invention aceordéa par S. M. en 1829, montait à im peu moins de cent pour la plus grande partie ; ces inventions étaient relatives à Tindustrie ; quelquet-nnet aux arts; en 1828 et 1830 le nombre de ces brevets étailinfiniment moins élevé.

^ffei^ iin aussi grand développement de Tindustrie. Nea^ ll0UTelles concessions ont été accordées > dont huit de mines j|e houille et une de mine de fef\

Le nombre d'autorisations accordées pour rétablissement àe fabriques et usines àe toute espèce, s'est élevé à 77» savoir: une blanchisserie parla chlorure de chaux à Froyennes ; six brasseries : une à Pommerœuil , Boussu , Attre et Peruwelz et deux à Mons. Une fabrique de bleu-azur , à Frameries ; une fabrique de chapeaux à Mons ; deux fabriques de pipes : Hine à Quaregnon et Nimy ; cinq fabriques de poterie : une à Jemmappes , Mons et Leuze et deux à Châtelet ; une fondetie de suif à Nimy-Maisières ; une fabrique de tuiles à Siraùlt ; une filature et foulerie à Thuin ; deux fonderies en fer: une à Mons et Quaregnon; six fours à chaux: un àHortues, Quaregnon et Boussu et trois à Jemmappes; un four à pannes et carreaux àEpinois; un four à réverbères à Wa- •tines ; un fourneau à fondre le minerai et moulin à moudre les grains à Bouffioulx ; une genièvrerie à Brugelette ; quatre haut-fournaux : un à Monceaù-Imbrechier et Châtelineau et 'deux à Dour ; une machine à vapeur , fonderie en fer et tréfilerie à Jemmappes; onze machines à vapeur : une à Brainele-Comte, Charleroi , Wasmes , Tournai , Quaregnon , Qiièvres-et-Vaulx et deux à Hornu et Jemmappes ; deux moulins à huile : un à Montrœul-sur-Haîne et Taintignies ; deux moulins pour grain et à huile: un à Gosselies et Rognée; un à moudre le grain et le tan à Châtelet; six pour grains: un à Thuin , Sars-la-Buissière , Monceati-sur-Sambre, Battignies , Thuin et Blarignies ; un à moudre le grain mu par la vapeurà Pâturages; quatre moulins à vent pour grains: un à Lobber, Thuin, Vergnies et Bassècles ; un moulin à dréche à Mons ; sept raffineries de sel : un à Herchies , Wicrs , Lobbes , Ghislinghicn , Roulx , Hollain et Pâturages ; une sa-

vonnerie à Lessioes; une scierie de marbre à Blaton; une usine à fer composée de 4 hauts-fourneaux et de 200 fours à coak à Couillet ; une usine à ouvrer le fer et à scier le bois et le marbre àMontignies-le-T ; une verrerie à Jumetsetune vinaigrerie à Seloignes.

Une nouvelle découverte a été faite, dont le résultat tendait à nous affranchir d^un tribut que jusqu'alors le pays a payé à l'étranger. Des meules de moulin ont été confectionnées à Sars-la-Buissiére , district de Thuin avec une pierre (psammite de transition) qui se trouve abondamment sur les bords de la Sambre et notamment en amont de Landelies.

Des brevets d'invention ont été accordés :

lo A Mons , pour l'importation du secret de la composition de la craie noire à dessiner , connue sous le nom dé Conté.

2^ A Marcinelle , pour l'invention d*une nouvelle espèce de chaînes plates , spécialement destinées à l'usage des mines. •

3® A Mons, pour perfectionnement dans la fabrication do carton , propre aux cartes de visites.

4^ ACharleroi, pour l'invention d'une machine servant au transport par l'emploi de la gravitation.

A Neuvillcs on a inventé une nouvelle charrue perfectionnée. Le gouvernement a acheté l'invention afin qu'elle fut rendue publique.

Un marché hebdomadaire et deux foires annuelles ont été autorisés à Momignies. Un marché hebdomadaire et une foire mensuelle aux chevaux et aux bestiaux ont été autorisés a Charleroi.

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