‹ Essai sur l'importance du commerce, de la navigation et de l'industrie, dans les provinces formant le royaume des Pays-Bas, depuis les temps les plus reculés jusqu'en 1830Chapitre 124 sur 126 · PAR LE C^MMEKCE DE LIÈGE · texte numérisé non relu

PAR LE C^MMEKCE DE LIÈGE

, Messieurs,

tes soussignés, nègoeians et manufacturiers de la province de Liège ,. croient devoir mettre sous vos yeux un tableau des craintes qae Tétat «ictuel des choses excite parmi les bons citoyens; parce qu*il parait que d'autres personnes cherchent à entretenir, à cet égard, des. illusions dangereuses.

En conséquence, ils vont passer en revue la plupart des branches d'industrie de la province de Liège , en s' efforçant de démontrer. combien il leur reste peu de chances de succès.

On doit mettre en première ligne l'exploitation de la houille, qui, si on veut faire attention que chaque ouvrier a ordinairement à .<a charge 4 à 5 personnes , doit être considérée comme donnant des moyens d*existencc à 60,000 individus dans cette seule province.

Du moment où nous perdons le privilège pour ainsi dire exclusif, dont nousjouissions en Hollande, par l'énorme droit d'environ 8 fl. par 1000 kilog., ou 150 pour cent de la valeur des houilles prises à Liège , qui frappait les charbons étrangers ; il faut renoncer à toute espérance de livrer ce combustible dans cette ancienne partie du royaume. Pour que nous en fussions totalement expulsés , il n'étiit pas nécessaire que nos produits fussent assimilés aux produits étrangers ; la Hollande aurait atteint ce but d'expulsion en déclarant purement et simplement ses ports libres.

£t cependant on peut compter qiie notre province y exportait «nnuelleraent du charbon pour plus de 5,000,000 de florins des Payg^Bas .

On prétend que nous trouverons a nous dédommager du c6té de la France, mais pour voir- ieombien cette espérance est chimérique, il fifuffit de fflîre attention que le transport de Liège à Sedan y ooàte environ 40 fr. nar 1000 kîl. ; dé sorte que la charretée qui coàle à Liège environ 20 fr. , coûterait à. Sedan 100 fr. Demand otas mainte* fiant à qtiel usage on pourrait employer le charbon k pareil prix', et <i(Ak dans un pays comme les rives supérieures de la Meuse , où le bois est abondant.

Personne sans dottte ne voudra en tirer d'ici , si ce n'est peut-être la manufacturé d'armes de Charleville et quelqaes propriétaires de machines à vapeur j pour qui le charbon de terre est nn objet d'une nécessité absolue, et q^i en prennent quelques bateaux par an. Nous disons quelques bciteaux , car c'est avec peine qu'on aurait pu compter cinq bateaux français en dharge , où dernièrement un journal en voyait une immense quantité ; nous faisons ressortir ce fait , pour prouver cette tendance à entretenir les illusions dont il a été parlé plus haut.

Dans un pareil état de choses , un grand nombre de honillières de-^ vront se fermer : qu'arrivera-t-il alors? Peut-on se le demander sans frémir P quand on se rappelle qu'une grande commune des environs de Liège a été tout récemment menacée de .pillage par les ouvriers d'une seule houillière a qui on avait voulu faire subir une diminuti(Hi' de salaire. .

Pour les fers, nous trouvions en Hollande un droit en notre faveur d'environ 40 pour cent ; et ce droit, tout énorme qu'il paraîtra^ suffisait 4 peine pour que nous pussions soutenir la concurrence de l'Angleterre ; noas voilà donc , du moment où ce droit est, nous ne dirons pas tourné contre nous , . mais seulement supprimé , nous voilà donc aussi exclus de la Hollande pour les fers. . Où placerons nous alors le produit de nos Usines ?

Mais la France, nous dit^on^ va revenir 4des idées plus libérales* Que nous importe son libéralisme commercial ? il ne peut en résulter qu'une diminution en faveur de tout produit étranger, dès-lors ne trouverons-nous pas , pour nous barrer le passage , l'Angleterre qui se présentera avec nous aux douanes françaises, armée de ce têrriUe avantage de 40 pour cent dont nous avons parlé. Ce futur libéralisme dont on nous promet de si beaux résultats n'est donc rien pour nouSâ

' Alors vient le traité de commerce qu'on a toujours soin de nous montrer en perspective. C'est pour le coup un cas tout différent ; un traité, de commerce serait pour nous un privilège, (Chose qui to«rte fois

ne s'accorderait peut-être pas très bien avec le libéralisme); et si nous . le supposons possible , nous aurons pour quelques branches, une es-, pérance de salut.

Mais cette supposition sur quoi la fonder? Un traité est un échange, d'avantages; or , quels avantages la Belgique, isolée , ofirira-t-el)e à la France qui ne soient bien faibles, en comparaison de ceux que celle-ci. aurait pu tirer de cette même Belgique réunie à la Hollande ; à la Hollande qui, consommant sans produire , aurait ouvert des débouchés sans . demander pour elle-même aucune r.éciprocité onéreuse : ot cependant, bien loin de se montrer disposée à faire pareil traité , la France a , dans les dernières années, laissé voir, à l'égard du royaume des Pays-Bas , une rigueur destructive do toutes relations. Ce traité ne lui a donc pas semblé avantageux.. Comment supposer que, maintenant que depuis la séparation qous ne pourrions même lui offrir la moitié des ayantages qu'elle aurait eus alors; elle serait d'un avis contraire?

Mais, nous dit-on encore, la politique plaidera pournous ? Non; un membre du congrès l'a dit , si nous n'obtenons pas de traité de commerce , nous devrons nous réunir à la France ; donc si la France non» convoite, comme on n'en peut douter, elle se gardera bien de nous ac-. corder.ce traité.

Cependant, nous dit-on encore, ai la France veut incorporer la Belgique à son territoire, elle ne cherchera pas à la ruiner; car elle ne trouverait aucune ressource dans une population sansin* dustrie. On se trompe, elle en trouverait d'abord une très-importante, surtout à l'époque d'une réunion, c'est-à-dire de nombreux soldats : elle trouverait ensuite des consommateurs qui augmenteraient la prospérité de son commerce, où peut-être on ne rencontrerait maintenant que peu de partisans d'une réunion; parce qu'ils ne Terraient pas sans jaloiLsie , renaître une concurrence qui jadis portait le plus grand préjudice à ses fabriques de draps , etc.

A propos de Draps, on nous dit que nous en fournirons en Hollande. Nous en fournirons en Hollande ! et il y a trois mois, il fallait un droit d'entrée pournous y protéger contre la Prusse ; etc. Que sera-ce, demandons-le à ces hommes si heureux , puisqu'ils sont si remplis d'espérance, que sera-ce quand au lieu d'y trouver un droit en notre faveur , nous y trouverons un droit contre nous , que nous devrons par conséquent ajouter à notre prix actuel ?

Ces considérations s'appliquent à la plupart des autres branches de potre industrie ; savoir :

La. c'louteri(\

X,a quincaillenV, ( ferronnerie |.

ha fabrication de la chaux.

La navigation qui trouvait dans les charbons seuls de quoi occu«, fmr six cents bateaux.

La fabrication du plomb et du zinc.

Celle des. machines «1 vapeur, protégée ci-devant en Hollande, par^ un droit d* environ 9 fl., (compris syndicat) , par 100 kil.

Quoique nous ayons quelques fabpiques d'Indienne, nous n'en par* lerons pas; laissant à la ville de Gand, le soin d'exprimer pour elle et pour nous, les inquiétudes, non-seulement des fabricans , qui peut-être se dévoueraient pour la patrie ; mais des nombreuses populations qui trouvaient dans cette branche d'industrie leurs moyens d'existence.

L'agriculture même aura beaucoup à souffrir ; car la Hollande avait imposé les grains étrangers en faveur des nôtres,' pour les empêcher de tomber à un prix qui n'en aurait pas payé la culture ; chose dont on a senti l'importance il y a quelques années.

Nous ne dirons rien des forêts , que la fermeture des houillières , le chômage des usines où l'on consomme des charbons de bois , la cessation des demandes de la marine hollandaise, qui repoussait aussi les bois étrangers, par un droit, vont priver de nombreux débouchés ; sans parler de reffet^ qu'aura sur les bâtisses de toute espèce, la stagnation du commerce et de l'industrie manufacturière.

On triomphe lorsqu'on nous fait voir quelques fabriques d'armes en activité ; mais hélas ! combien durera cette activité r quelques mois peut-être ; mais lorsqu'elle cessera que deviendront les ouvriers qu'elle alimente? ils viendront comme les ouvriers en draps, les bouilleurs, les ouvriers d'usines, demander du pain aux comités de secours et les comités de secours feront de nouvelles collectes. Mais ces collectes ne cesseront-elles pas bientôt de produire ? au milieu de la stagnation du commerce , ne verra-t-on pas dans un court délai , on grand nombre des bienfaiteurs aux rang des nécessiteux.

Quels excès n'aura-t-on pas alors à redouter ? car c'est a cette crainte seule qu'il faut toujours en revenir. Ne regrette- t-on pas amèrement d'avoir oublié que chaque peuple doit nourrir ses pauvres, pour ne pas en être égorgé, et que pour cette raison, il est quelque fois bon de créer des industries qui ne peuvent avoir, même pour un temps assez long, qu'une prospérité factice; à charge si l'on veut à ceux qui s'en tiennent au rôle paisible de consommateurs, mais qui (ces consommateurs) doivent bien s'y résigner pour éviter de plus grands maux.

Messieurs « un homme célèbre (broigham), a dit récemment: •Je

t^i^nce à touê les apantageê qW il faudrait reiirwr dëërmneê de /•> praqféri^ publique,* Qae ces belles paroles, digne d'«n vrai patriote, spieo^ votre devise. La Belgiqud vous en conjure. Peut-être ainsi voas Ùl, sauverez des maux dont elle est menacée , et fiar«-là vous méritpres les seuls éloges que de bons citoyens doivent ambitionner.

(Suivent les. signât ares an nombre d'environ ^enx< cents.)

PÉTITION DE GANB

AUX MIKilBS DU COIffilJfS R^TIOSIAIm

Itessieurs! nous venons d'apprendre

que notre indépendance a été admise en principe par les cinq.gran*. dés puissances, au congrès de Londres..

S. le président du comité dipjomnrtiqiie a également laissé entrevoir que' le choix- que vous avez encore à faire du chef de notre belle partie, ne pouvait être indifierent à ces mêmes pvLissanceB , et qu'il. Sillait que nous ne fussions pas sans alliance , et comme isolés au milieu de l'Efirope..

Un négociant d'Anvers a récemment exprimé un vœu partagé par la presqu'unanipité du commeree de cette ville intéressante.

Le commerce de la province de Liège vie^t de vous envoyer nne adresse par laquelle vous n'iaurez pas appris sans douleur l'état dé- |dorable de l'industrie dans cette partie de la Belgique. Cette pièce contient une série de faits exposés avec une noble simplicité et qui ne souffrent point de contradiction : il est heureux néanmoins qu'elle indique suffiçamment le remède à tant de maux

Et nous aussi , M H. , nous croyons ne pas pouvoir attendre plus longtemps, à vous faire connaître la position où se trouve la ville de Gand , tout en vous indiquant , en même iemps , quel serait , d'après nous, le seul moyen d'empêcher la ruine totale de cette ville, naguère si llorissante et maintenant si malheureuse.

Nous passerons successivement en revue les branches d'industrie qui contribuaient le plus à la prospérité de notre cité. Nous placions en première ligne la branche cotonnière.

Gand compte 84 élablissemens consacrés «î la Gtature, au tissage ci

4, rînipreiiJiilm du coton. Ces fabriqués occu(>aien[t sciante ittîHe^ ouvriers répartis entre la ville et la campagne. On estime que sur c^ nombre, vingt mille au moins , sontpères de famille : or, en comptant, terme inoyen, oliaqiie famille à cinq personnes, il eM évident queues établissemens précités assuraient Texist^Bce dé isent c{¥uminte i^ille individus de tout âge. Le salaire p(mrpri3E du travail s' élemît diaque semaine à plus de cent mille florins. L'ouvrier ne thésaurise pas, et cette somme en rentrant immédiatement dans la circulatioti , proodr^ait des moyens de vie et de prospérité à des milliers d^ détaillaii^ d'olqets divers de consommaticrn.

Parmi les ouvriers, cités ci -dessus, ne sont pas compris ceux^ àe, quelques professions mécaniques, auxquels les manufacturiers donnaient presque constamment du travail hors de leurs ateliers, tels que charpentiers, ébénistes , maçons , serruriers, ferblantiers, ami"», doniers , fabricans de cardes , de peignes , de papier , etc. , etc. , dont le nombre peut être évalué ppur la ville à deux mille au moins.

Les importans établissemens dont il s*agit, sontmaintenant pbtfrla plupart dans la plus coYnplète inactivité, et les tnilliers d'ouvriers qu'ils entretenaient, ayant dû se. défaire déjà ^ pour pourvoir à leur ^ existence , de presque tous leurs effets ainsi que de leur faible mobilier, soît en les vendant , ou> en les aliénant au Hont-de-piété , végètent dans des besoins qui deviennent chaque jottr plus pressatis et j^r conséquent plus dangereux pour 1^ société pat* Tetaspératidli qu'ils proauisent.

Dix à. douze millions de florins dépensés en- frai^ de construction, de bàtimens , de mécaniques et d'autres objets indispensables à la fabrication, restent paralysés, à la ruine inévitable de leurs pro-^ priétaires. Les produits de ces fabriques avaient naguère un èccmle-i ment facile et assuré. Lés manufactures de la Belgique, protégées par on système de douanes aussi sagement que généreusement conçu dans l'intérêt général, habillaient en quelque sorte la Hollande et en grande partie les colonies hollandaises. Elles y alimentaient la consommation de plus de huit millions d'individus , et nul doute que la paciflcation de Java n'eût , en peu de temps , triplé le débouché de nos produits manufacturiers dans cette possession.

Cet important écoulement nous est aujourd'hui fermé, presque sans espoir de le voir se rouvrir , et malheureusement sans aucune perspective de compensation , si nous restons dans le déplorable état où se trouve plongée la patrie entière.

Quant aux ventes à l'intérieur, d'ailleurs très-secondaires par rapport à l'importance de la fabrication , elles se réduisent à peu de

ohosC; à cause de la gène pécuniaire et de la misère qui atteignent' successivement toutes les classes de la société.

Naguère une grande partie denos produits mismufacturiers , trouvait un placement certain et avantageux dans les opérations de la Société de Commerce des Pay^-Bas. Cqt avantage est également perdu. On a acquis la certitude que c.ette société , pour pouvoir exécuter les ordres de ]a< factorerie de Batavia, vient de faire acheter à Manchester, cent mille pièces de calicots blanchis et imprimés , quelcsfabricans de Gand , dont les magasins sont aujourd'hui encombrés de marchandises sans débouché , auraient indubitablement livrés pour les trois quarts. C'eût été un nouvel aliment pour entretenir l'activité^e leurs ateliers, et procurer du pain aux infortunés ouvriers qui ne soutiennent plus leur trop malheureuse existence et celle de leur famille , que par les dons incertains et ihsufRsans , quoique jusqu'ici considérables , de la charité tant publique que privée.

Et que l'on ne croie pas que ce soit la seule branche cotonnière qui ^e trouve aussi profondément atteinte: avec elle vont périr aussi nos belles et nombreuses blanchisseries , et une infinité d'autres genres d'industrie en rapport direct avec elle.

La navigation locale souffre considérablement. Les immenses transports d'objets manufacturés , ceux de charbon , de chaux , de biocailles et d'autres matériaux venant du Hainaut, qu'on chargeait et transportait à Gand, en destination de la Hollande, ont cessé. Plusieurs centaines d'individus comme constructeurs de navires, bateliers, hommes de peine, etc. , souffrent déjà beaucoup par l'interruption de ces mouvemens et sont à la veille de tomber dans la même misère que celle dans laquelle se trouvent déjà les ouvriers qui subsistaient par les travaux de l'industrie manufacturière.

Nos importantes et nombreuses raffineries de sucre , qui n'occupent pas moins de cinq cents ouvriers , presque tous pères de famille , et qui nourrissent plus de deux mille individus, souffrent également du malaise général. Déjà deux des plus grands établissémens dans ce genre , non seulement de Gand , mais de la Belgique entière . dont chacun pouvait fondre douze mille livres de sucre par jour , et et qui ne travaillent que pour l'exportation , ont dû cesser entièrement leurs travaux.

Les autres diminuent progressivement les leurs, et nous croyons pouvoir évaluer à seize cents personnes , au moins , le nombre de celles qui , ayant cessé de trouver leurs moyens d'existence dans cette branche d'industrie, sont venus grossir la masse des malheureux à secourir.

Cette diminution doit être attribuée principnlement à la cessation des exportations considérables de sucre raffiné qui se. faisaient par le Rhin sur l' Allemagne. La quantité exportée pendant les six premiers mois de cette année s'est élevée à trois millions de kilogrammes.

On doit craindre que ce débouché ne nous reste également fermé , si notre position relativement à la Ifollaïtdc , n'êproiïve pas de changement.

Avec quelle douleur ne devons-nous pas porter nos regards sur l'état précaire de notre commerce maritime ! Il est momentanément anéanti, et il le sera peut-être pour toujours , si, constituant un état indépendant avec un prince qui ne nous apporterait aucun avantage colonial , nos armateurs n'avaient d'autres ressources que de courir à l'aventure et d'exploiter les mers pour se faire recevoir daiis les possessions des deux mondes» avec tous les désavantages attachés aux pavillons étrangers.

Déjà notre cité est menacée de la perte, au profit de la Hollande, d'une maison dont elle s'honore et qui, ajuste titre, peut-être mise au premier rang des armateurs de l'Europe.

Si jusqu'ici notre exposé ne porte que sur les maux qui accablent l'industrie munufacturière et commerciale, qu'on ne s'imagine pas que la fortune des propriétaires ne soit pas également atteinte.

Une diminution considérable de la valeur des propriétés sera la suite certaine de la ruine de l'industrie manufacturière et du commerce.

N'ayant en vue que les intérêts de notre ville, qui, dans sa détresse, se voit obligée de nourrir huit à neuf mille familles , composées -de quarante à quarante-cinq mille individus, nous nous abstenons de parler des pertes qui menacent l'agriculture, ainsi que des maux qui pèsent sur les fabriques qui existent dans les autres villes de la province, et principalement à St.-Nicolaset à Lokeren, convaincus , comme nous le sommes , que de leur côté , ils porteront aussi leurs doléances au congrès.

D'après la politique actuelle et bien connue des cabinets des grandes puissances, et leur système de commerce dont elles ne se départiront certainement pas en notre faveur, aucun prince choisi à l'étranger ou parmi nous, ne peut réparer tant de maux.

La maison de Nassau , puissante par ses alliances , par la protection de l'Europe et par ses possessions coloniales, est seule capable d'y porter remède.

Guillaume d'Orange, prince populaire, a versé son sang au milieu de nos braves. Deux de ses fils sont Belges par leur naissance , et le sont aussi par leurs sentimens.

En écoutant nos vœux , vous pouvez encore faire renaître la pros-

Sérité dont la Belgique jouissait il y a .peu de mois, et vous aurek ien ipérité de la patrie et de vos concitoyens.

Nous sommes avec le plus .profond reSpect. Gand , le 31 décembre 1830.

(Suivent les signatures , tiu nombre desquelles on remarque celles de tous les ipembres de la cbambre da commerce , et du pins grand nombre des conseillers de la régence.)

-. •. Or

TR0ISIÉ1I£ PARTIE.

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