FIN
APPA9TBN41IT AV PREXIJIR VOI.UHE.
 ajouter après la note page 58 :
M. Théodore Juftte, dam vm. ffûtoire de fa Belgique^ 1840, cite, d'après Hallam, P Europe au Moyen-âge^ les lettres royales du roi d'Angleterre où il déploie les moyens de séduction par lesquels il attirait noatifsen^ndt yers son royaume. Ce passage est trèsopportun pour notre sujet.
« Bientôt, dit M. Juste, s'acheva la décadence de Louvain ; dès l*an 1381, Edouard ITT, surnommé le père du commerce anglais, faisait tous ses efforts pour attirer dans ses états les habiles ouvriers du Brabant et de la Flandre ; afin de les décider à cette émigration, il leur offrit de précieui avantages. « Hs auront, disaient les lettres royales, de bon bœuf et de bon mouton autant qif'ilaen pourront manger, leurs lits seront bons, et leurs compagnes de lit encore meilleures, car les plus riches oultivaieurs iyeomen) d'Angleterre ne dédaigneront pas de leur donner leurs fiUes en mariage : et les beautés anglaises sont telles, que les étrangers les plus envieux sont forcéid'en faire l'éloge. » Or la classe ouvrière de Louvain , ne voulant paa rester dans les lieux témoins de sa défaite , se laissa séduire par la perspective de cette vie essentiellement confortable ; elle passa donc en Angleterre où nos tisserands introduisirent Part de fabriquer les draps fins.
Il est incontestable qu'on fabriquait déjà les tissus de laine du temps de Henri H en Angleterre, 1200 à 1281.
L'historien de Nosfolk Blomsfield, pense que dès ce règne il s'établit une colonie de Flamands à Worsted , village de ce comté que leur industrie a immortalisé; elle se répandit bientôt dans les environs , mais n'y devint célèbre que sous le règne d'Edouard l.
Les notes fouhiies par K. Hallam, y compris les fragment d'inventaires, la description des maisons et du mobilier, prouve combien l'habitation en Angleterre fut pauvre même jusqu'à la fin du XV siècle; tandis que les habitans des Flandres et de nos villes opulentes vivaient alors dans le plus grand luxe et dans tout le faste dont les ducs de Bourgogne , et avant eux les comtes de Flandre , leur (jlonnaient l'exemple.
A'ote à ajouter à la page 123 , ligne 6 , après le mot pâles.
M. de Segur dit que Dariole représenta au roi Louis XI tons les înconvéniens résultant de l'abandon où depuis longtemps le gouvernement avait laissé la navigation. Tous les produits industriels et agricoles de la France étaient enlevés et exportés perdes étrangers.. Les Vénitiens gagnaient à ce commerce sept ou huit millions par an. Louis, d'après ces conseils, ranime l'activité des armateurs français par des encouragemens, et bientôt un grand nombre de bâti mens nationaux transportèrent dans les pays étrangers nos laines, nos vins, nos huiles, nos épiceries, de sorte que la France commença à jouir de tous les bénéfices que les commerces anglais, vénitiens et hollandais avaient jusque-là fait seuls à ses dépens. '
iVo/tr a ajouter â la page 1 53 , ligne 6 :
M. Juste rapporte que la Hollande était éj^alemont dans un t^tat prospère au commencement du XVI siècle, et qu'Amsterdam exerçait une influence commerciale puisqu'en 1501 elle sut faire révoquer un ordre par lequel tous les batimens qui pa«saiiHit devant les côtes de Flandre étaient obligés de relâcher à Bruges.
Note à ajouter à la page 185 , ligne 9 , aprèe les mots Tentrepôt du monde.
Schiller rapporte que vers le milieu du XVI* siècle la seule compagnie d'assurancr des négociaiis anglais occupait au-delà de 80,000 bras. Les impôts sur les marchandises , les douanes et les accises , rapportaient annuellement plusieurs millions. On s« formera une idée des ressources des Pays-Bas, si Ton observe que les impôts extraordinaires que la nation dut payer à Qurles-Quint pour les frais de ces guerres, étaient estimés à quarante millions de florins d*or.