ZIERIKZEE
Plofsieurs auteurs, tant Hollandais que Flamands et Français, soutiennent que les habitons de Zierikzee étaient cens qui avaient le plus de b&timens en mer de tous lés Pafs*Bas« Cette ville était réputée la plus riche de la Zélande. La pèche y flôrissait aux Xni<^ et XIV* siècles, ainsi que dans toutes lea places habitées de l'ile où elle est située. Déjà vers leeommeDK cément du XII^ siècle, on conunença à s' y livrer à la pèche du hareng, et cette pêchea été, jusqu'à l'établissement de laCompagnie des Indes-Orientales, c'est-à-dire, pendant plus de quatre siècles, leur principale industrie ainsi que celle des habitans: des Pays-Bas environnans. Ce fut au commencement duXIII^ siècle que les habitans de Zierikzee se livrèrent à la oonstmotion de grands bâtimens dé mer qu'ils dirigèrent vers tooa les pays pour y vendre leurs marchandises. C'est particulière^'
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.^ilft aoînta . Elo«e|BA Y accorda aux, tiabîtaDa de cattç.Viille kLfraiiohise de passer gratuilement de^^wt^u^js ^es b^^rri^res; cette prérogative fut canfirmée et développée par Guillaaioe ^ ^osile4'Bajfiai^ en 1^?. . J^aii, comte deBlqîSji; s^gpcurid^^ SdboûnhiOTea et de Tergoude, octroya en 1366, à ceui de Zierikzee, en reconnaissance de quelques services rendus, firaiichise de droit de passage à Sparendam.
Le tissage de laine y était une première industrie, anciennement établie comme dans toute l'ile de Schouwen. Le comte Guillaume de Hainaut défendit par un édit de 1304, que personne exerçât à Test de TEscaut le métier de teinturier-; tisserand^ foulon outondrier, homus dans la ville de Zierik^ lee, et ce prince comprit aussi dans cette exclusion les tanneurs. Ces privilèges contribuèrent puissamment à l'atigmentation de la population et de l'industrie de cette ville.
Ce fat vers Tannée 1 31 2 qu'on y manufactura ou raffina une grandequantité de sel que Ton envoya dans tous les Pays-Bas. Ce sd se faisait avec une espèce de tourbe-saumâtre, dite Da* mk'Moer y que Ton brûlait en cendres et qu*on raffinait ensuite. On en fit exclusivement usage dans nos pays et aux eoviroos; cette industrie a été un trésor pour ceux qui s'y soAt livrés. Le sel que les Français et les Espagnols nous ont eivoyé plus» tard en grande quantité , a tari ces sources d'or.
La teinture des étoffes de laine n'était pas seulement célèbre à Zierikzee , mais par toute la Zélande , dès les temi)S les plus reculés , et c'est aussi dans cette province qu'on s'adonoa d'abord avec le plus de soin i\ la culture et à la manipulation de la garance , destinée à produire le plus bean nm^ et à fixer les autres couleurs. Il était permis à tous les lyiUtanSf de Zierikzee de passer devant Dordrecht sans devoir