H£DA
Herbouyille (D*)-
Herbtn.
Hoop (D').
Heurn (Van).
Keuchenius.
Kluit (A).
Kruseman.
Lambin.
Lascases.
Lenglet du Fresnoi.
Lesbroussart.
LiPSE (Juste).
Luzac.
Maelen (Van der).
Marchant.
Marche (Olivier de la).
Me AN (De).
IÉeersch (Van der).
Meersman (L'abbé de).
Meesters.
Melis Stoke.
Metelerkamp.
Meter.
Monstrelet (De).
Montesquieu.
Moreau.
Noël.
Noot (Van der).
Oudegherst.
Peuchet.
Pluvier.
Pontanus.
Pradt (De).
Quetelet.
Raepsaet.
Raffles.
Ratnal (L^abbé).
Revius.
Retgersbergh.
robertson.
Roches (Des).
Rondeau (Du).
Sanderus.
Schiller.
scriverius.
Slichtenhorst.
Smet (De).
Smith (Adam).
Spars. (De)
Specklin.
Styl.
Tarte (Cadet).
Verhoeven.
Vynckt (Van der).
Voisin.
Wagenaar.
Warin.
Wez (De).
WiTT (De).
Zeger van de Mâle.
Docufnens histor. de la Hollande , par L. Bonaparte.
Chroniques, Ouvragés anonymes et Journaux divers.
INTRODIIGTION.
LUGES, Gand, Anvers, Dordrecht, Amsterdam , Rot- Wdam et plusieurs villes d'une moindre importanA, ;ont eu successivement dans les Pays-Bas leur célébrité commerciale, une industrie florissante ou une navigation remarquable ; les Provinces auxquelles ces villes appartiennent , ont été d'abord réunies sous la puissance de Philippe-de-Bourgogne; conservées ainsi jusqu'à la fin du XVI« siècle, elles furent de nouveau rassemblées, en 1814, sous le sceptre de Guillaume I<^, et acquirent sous le gouvernement du Roi des Pays-Bas un développement prodigieux de commerce, de navigation et d'industrie. C'est ce coupd'oeil rapide et en quelque sorte comparatif, sur une période de quatre siècles , et le dénouement si heureux que nous avons éprouvé pendant les dernières années qui précédèrent la révolution de Septembre 1830, qui ont suggéré la première pensée de cet ouvrage, et il pourra, nous l'espérons, fournir plus d'une leçon salutaire pour l'avenir.
Le but de l'auteur n'a pas été d'établir de nouvelles théories
T0Bf£ I. 1
i INTRODUCTION.
commerciales oo îndostrielles , mais bien de rapporter les résultats de Timportance et du mouvement du commerce, etc. , à difiSèrentes époques ; garantir que toutes ces données si nombreuses et si variées sont exemptes de la moindre inexactitude et qu'aucune imperfection ne s'y soit glissée , c'est chose impossible ; on peutseulement assurer qu'elles ont été consciencieusement recueillies et qu'elles sont exactes autant qu'il est humainement possible.
En jetant les yeux sur le titre de cet ouvrage, on se formera aussitôt une idée des investigations nombreuses auxquelles l'auteur a dû se livrer; aussi ne l'offre* t-il pas au public conune un travail complet ; c^est plutôt l'idée d'un premier plan ou d'un cadre dans lequel on pourra en tout temps réunir ou comprendre les différentes découvertes qu'on fera dans les annales et dans les documens modernes du pays ; loin donc de redouter la critique, et l'indication des matières échappées aux recherches de l'auteur, il doit dans l'intérêt du travail , et sous quelques formes qu'on les présentera , invoquer l'une et l'autre, et il s'estimera heureux d'avoir réussi à poser la première pierre d'un édifice qui , avec du temps et de la persévérance, peut devenir un monument élevé à la prospérité et à la richesse dont les Pays-Bas ont joui à toutes les époques remarquables. Cet Ouvrage prouvera indubitablement, qu'en l'année 1830, on était à l'apogée du bien-être, et qu'il importait au bonheur de tous de conserver et de défendre un état de choses qui , dans son ensemble, avait déjà surpassé tous les fastidieux récits qu'on avait débités autrefois avec tant d'orgueil sur la prospérité et la magnificence de quelques-unes de nos cités.
Nous avons cru , afin de rendre cet Ouvrage aussi complet que possible , devoir le commencera l'époque où les phalanges romaines sont arrivées dans nos Provinces , et ébaucher rapidement l'état dans lequel elles y ont trouvé le commerce, la navigation et l'industrie. Les commentateurs romains ont , en
INTRODUCTION. ô
partie , fourni eux-mêmes les élémens nécessaires pour décrire cette époque, conduite avec peu de certitude jusqu'à la des* traction et le vandalisme dont les peuples du Nord ont affligé nos belles contrées. Les premiers et frêles établissemens de commerce y de navigation et d'industrie formés par les Comtes de Flandre, de Hollande, les Ducs de Brabant , etc. , etc., pendant le moyen-âge, jetèrent d'abord les bases des richesses qui se sont développées plus tard ; les chroniqueurs en ont fourni quelques détails, qui, pour la plupart, ont été recueillis et rassemblés par les auteurs des Mémoires couronnés par l'Académie de Bruxelles (1776 et 1777). Les pénibles recherches faites par ces savans , nous ont permis de donner .un état de toutes les villes des Pays-Bas, sous le rapport commercial et industriel au 1 4°^ siècle.
Nous avons dépeint et les richesses de Bruges, son opulent conmierce avec toutes les nations du monde , sous la puissante Maison de Bourgogne, et la ville de Gand, si riche par ses ma- . nufactures, et peut-être par là en même temps si susceptible sur ses privilèges et si turbulente envers ses souverains. Ici se présente également l'importance croissante de la navigation des villes de la Hollande, le développement de leurs ports , rétablissement des chantiers de construction pour les bâtimens de mer, etc. Les annales de Gand , de Bruges , surtout l'ouvrage intitulé le Commerce de Bribes , ont fait les premiers frais de ce travail , en même temps que V Histoire de la pairie 9 par Wagenaar, La richesse de la Hollande, par Luzac, nous ont été d'un grand secours pour les villes de la Hollande. L'histoire du duc de Bourgogne, les Mémoires d'Oli- . vier de la Marche et de Philippe de Comiùes, ont jeté un grand jour sur l'ensemble de cette époque de richesse et de gloire.
La dernière partie du premier volume nous conduit à Marie de Bourgogne, dernière héritière de cette puissante Maison. Le commerce subit sous son époux , l'archiduc Maximilien, une espèce de révolution par les nombreuses franchises.
sources de prospérité , que ce prince accordait à Anvers , où il commença à se fixer plus spécialement. Vers la même époque les manufactures de laine quittèrent les Flandres et se transportèrent en Angleterre , en Hollande , etc. Le règne peu prolongé de l'Archiduc Philippe-le-Bel, fut marqué par une grande aisance et un grand bien-être dans nos pays ; mais sous la puissance de son fils , Charles Y, Anvers acquit son plus haut point de gloire commerciale; elle voyaitTEscaut, couvert des navires de toutes les parties du monde , se disputer l'entrée du port et y débarquer les richesses de toutes les nations. Son éclat ne fut néanmoins pas de longue durée; les troubles, sous Philippe n, anéantirent d'abord son commerce ; les guérites et les traités qui en furent la conséquence finirent par consommer sa décadence. La plupai^t des historiens qui ont écrit sur l'époque de Charles V, n'ont traité que très-superficiellement, en termes pompeux mais vagues, l'importance du commerce d'Anvers; l'auteur de la Description des Pays-Bas , L. Guicciardin, seul a fourni des élémens dans lesquels on est pour ainsi dire circonscrit; déjà ils ont été combinés dans la Notice sur Anvers. Les archives de ce port de mer ne paraissent rien nous offrir sur cette époque; le tout sera probablement devenu la proie des flammes pendant les révolutions et dans les incendies qui les ont accompagnées. Ainsi nous avons conduit ce volume jusqu'aux troubles et aux dissensions religieuses sous Philippe II; il se termine à la révolution de 1568. Les Provinces-Unies lui durent leur indépendance, elles jetèrent les fondemens de leur grandeur et de leur richesse; le commerce et surtout la navigation acquièrent ici la suprématie sur toutes les nations. Les Hollandais s'établissent, au delà dés mers , les colonies commerciales surgissent , les compagnies des Indes sont créées et possèdent bientôt des forces et des richesses assez considérables pour lutter avec les puissances de premier ordre. En un mot , on vit s'élever divers établissemens de commerce. En ces temps heureux la nouvelle Repuplique dompta l'océan et triompha des couronnes de la vieille aristocratie européenne. Ce chapitre, après avoir dépeint les
brillans succès de la Hollande jusqu'aux temps on elle commença à subir les vicissitudes auxquelles toutes les choses sont soumises, nous conduit jusqu'à 1794, époque de Tentrée des Français en Hollande. Un grand nombre d'écrivains hollandais se sont disputés Thonneur et la gloire de décrire et célébrer la renommée de leur patrie. Mais la plupart de ceux-ci étant résumés avec soin et sagacité par Wagenaar et Lazac, que nous venons de citer, Ton s'est attaché à suivre ces auteui*s et surtout M. Luzac. L'ouvrage intitulé : EteU aoiuel des Provinces-Unies a aussi fourni des élémens précieux pour le conmierce.
Le deuxième Chapitre de ce volume oifre un tableau moins riant ; il déduit d'abord les raisons qui ont anéanti le commerce dans les provinces des Pays-Bas, dites espagnoles; il indique la renaissance faible et partielle de l'industrie sous l'Archiduc Albert et l'Archiduchesse Isabelle; il traite de l'état commercial et industriel de ces Provinces , sous le gouvernement espagnol et sous celui de l'Autriche ; et, enfin, delà navigation maritime qui s'établit temporairement à Ostende pendant la guerre , dite de l'Amérique , le tout jusqu'en 1794. L'ouvrage de M. Bauwens: Description (C Ostende, est assez complet pour ce qui concerne l'historique de cette ville; c'est le seul ouvrage que nous ayons compilé sur la matière.
Le troisième Uiapitre, contient les changemens survenus dans l'état du commerce et delà navigation en Hollande , par l'entrée des Français, sons la République Batave,sous le Roi Louis et pendant le peu d'années que la Hollande a été réunie à la France, c'est-à-dire, jusqu'aux événemens de Tau tourne 1813. Les Documens sur la Hollande ont fourni les données pour l'époque du royaume de Hollande, et quelques ouvrages relatifs à ce temps ont suffi pour donner un idée de cette pé* rîode peu heureuse.
Les Provinces du Midi , sous la réunion à la France depuis
1794 jusqu'en 1814, forinent Tobjet du quatrième et dernier chapitre de ce volnnie. L'état industriel et commercial de chaque département , officiellement recueilli par ordre du gouvernement, a fourni la matière de ce chapitre; il y est dit quelques mots sur l'importance du commerce des denrées coloniales par Licences. La ville d'Anvers considérée comme port de mer, sous Napolécm, et les vues gigantesques de l'Empereur sur cette cité , complètent la fin du volume. La Notice sur Anvers , les rapports publiés par les préfets et les journaux del'époque sont les élémensoùl'on a puisé les résultats pour ces derniers temps.
Troisième Volume, Ce Volume est le plus intéressant de tous, puisqu'il fournit non-seulement des données qui ont reçu le moins de publicité, mais aussi parce qu'il commence par une époque bien remarquable pour le commerce et l'industrie, celle de la réunion de la Hollande à la Belgique , élevées en Royaume des Pays-Bas. La jonction de ces deux grandes parties du Hont avait déjà bien long-temps fait le rêve ^) de la diplomatie ; enfin ce plan reçut son exécution en 1814, et Ton envisagea la création de ce nouvel état, comme la combinaison la plus sublime des temps modernes , plaçant dans la balance de l'Europe un poids con-
*) Le projet d'élever nos Pretiacet en État indépendant , a lubiUté pour ainii dire déi le moment où Philippe de Bonrgogn e les avait réunies sous sa puissance Ge projet fut la pensée dominante de Charles-le-Téméraire : toutes ses vues tendaient à former un Royaume de ses possessions. Son petit-fils , Charles V, nourrit le même désir ; les troubles et les entrâtes qui le dégoûtèrent du trône , fhrent probablement cause qu'il ne se réalisa pas. Les p\unt àeEenn W^diU ie grand dessein de Henri /F, tendant à former un système de politique européen , destiné à conserver une paix perpétuelle (Sully) , contiennent le projet de réunir toutes nos Provinces sons la dénomination de République Belge et sous la domination de la Haison d'Orange.
On ne peut se dissimuler que les efforts de Guillaume-le-Taciturne tendirent tous à formeran seul état des dix-sept provinces , et que sa mort inepinée , jointe aux événemens du temps, ont traversé la réalisation de ce projet.
INTROBUCTION.
servateur et pacifique, lequel sans elle ne saurait exister. La pensée qui présidait à cette oeuvre, était de ne plus per^
Plu* tard, sout le cardinal de Richeliei», ce projet étant toujoora TÎvant, deui plan* furent conçut pour terminer la guerre. Tout deux TÎtérent à fortifier le* Pro- Tîncea-Uniet par nu accroiatement de territoire , mait Richelieu contribua beaucoup à la rupture du Gongrèt pour la réunion des dix-tept proTÎncet; il offrit y dit Tauteur de l'Hiatoire dea Troublet , <{« nouvelles alliances ^ des augmentations de subsides; mt^n ii^dês promesses éblouissantes. Au aurplut, le tecret de la réunion avait été éventé. Lea Eapagnola en ayant eu connaitiance, ce beau dettein ne pouvait guère être accompli. H éanmoina let hittorient t'accordent à dite que le Cardinal a propoté aux^ Hollandaia le partage de la Belgique.
En 1710, le grand but de la République était , en acceptant let conditiont offertet par Louit XIV , d'obtenir au moyen de la réunion det XVII provincet une barrière en Belgique contre la France, et de donner ainti aux rela tient politiquet entre ce royaume et la République un caractère de ttabilité fondé tur la técurité de la Hollande. Le pro> jet de réunir lea dix-tept provincet fut reproduit en 1712 au Congrèt d'Utrecht, et ail'Angleterre éUit reatée alort fidèle à la Hollande , la propotition faite en 1710 par la France à Geertniidenbcrg, te fut réalitée et letPayt-Bat, réunit tout quelque dénomination que c'eût été, pattaient dèt-lort et plot d'un tiède avant le Congrèt de Vienne , . aona le aceptrede la maiton d'Orange. Let intrignet de Harlborough en faveur de l'An • gleterre qui craignait l'agrandiatement de la Répohlique , et la mort tubite et malheureute de Goillaume-Cbarlet-Henri Frito , déjouèrent le projet et furent caute que Looia XIV retira ete propoaitiont.
Pluaieura écriyaint françaia et notamment l'auteur du tiècle de Louit XIV, ont prétagé,que ai let dix-tept provincet étaient réuniet tout le même tceptre, ellea pourraient no jour tenir un rang brillant parmi let na tient de l'Europe. Ce préaage ne doit nulleneot étonner œnx qui ont jeté uo timple conp-d'œil tur l'hiatoire du tempa où cet provincet étaient pottédéet par la maiton de Bourgogne; leur richetae, leur opulence était extrême et ellet firent avec tuccèt la guerre à la France ; le fatte de tet princea elliçait celni dea roit de France , et let duct de Bourgogne tenaient un rang à • Paria et y exerçaient une influence tur le peuple , qui turpattait ce que let touveraint pouvaient (aire dant leur propre capitale. On objectera peut-être que let doroainet det dnca de Bourgogne t'étendirent tur dea provincet qui appartiennent aujourd'hui k la France ; mait on pourrait répondre i cette objection, qu'à cette époque la Hollande n'avait pat encore acquit ton importance tur mer, ni établi ton haut commerce au moyen deaea poateaaiona d'outre-mer. Lea capitaux immentet que la Hollande pottède,mit no bien plna grand poida dant la balance de cea demiert tempa.
En attendant, le teroptde la réunion det dix-tept provincet tout le tceptre det llaatfta, ai aonvent projetée , approcha enfin , et la paix générale ti longtempt détirée , inttignée le 90 mai 1814. Dèt le 18 novembre 1813, let département de la Hollande t'étaient aoulevéa. Le 90 dn même rooit, le Prince d'Orange (père do Roi actuel) , débarqua à Sohéveningue et vint â La Haye , le 2 décembre. Le 2 février 1814 , leatroopet alliéea arrivèrent à Bmxellea. Le l*' août, le Prince d'Orange reçut le titre de Prinoe-Sonverain det Payt-Bat. Le 9 juin 1815 , le Congrèt de Vienne érigea le Royaume dea Pays-Bat et le Prinoe>Sooverain en fut proclamé Roi.
mettre au Nord de fondre sur le Midi , ni à celui-ci de de^ veoir à son tour dangereux pour le Nord.
La Hollande se présenta avec ses capitaux , son commerce , sa navigation et ses colonies ^): la Belgique avec sa population plus forte , son agriculture et son industrie naissante ; on s'attendait, non sans fondement, aux résultats les plus heureux ; c'est donc à cette époque où la guerre , après Waterloo ^ avait cessé et où un horizon de bonheur semblait se lever pour tous les peuples de TEurope , que nous commençons le premier chapitre du dernier volume, par l'importance du commerce dans le Royaume des Pays-Bas, en 1815; nous en indiquons le développement progressif ainsi que nos relations avec différentes nations, les marchandises et les denrées de toute espèce, les valeurs relatives des entrées et des sorties. L'ouvrage sur la navigation et le commerce dans le royaume, publié en hollandais par M« Drieling, référendaire de 1^ classe au G)nseil-d'Êtat, étant le résultat de péni-
*}.La Hollande céda à l'Angleterre, par suite de quelques combinaisons financières et par son adhésion à ^organisation du noufeau royaume , quelques colonies. La population et le produit des colonies Essequébo , Demerary et Berbice , qui furent du nombre, se présentaient, comme suit, à Tépeque où ils furent cédés aux Anglais, 13> août 1814:
Esclaves.
FBODUITS
Sucre Uv.
Ruro Gall.
Café liT.
Cotoiv.
Demerary
Essequébo
Berbice
Total
On assure que le récolte du café et du coton n'était pas faTorable cette année.
bles et savantes investigations, a vraiment été d'un heureux secours pour TËssai que nous publions. Aussi avonsnous suivi T auteur, pour ainsi dire, pied-à-pied, pendant les années 1825 à 1828 dont il fournit les données, et qui sont celles qui commencèrent à jeter une lumière importante sur les résultats, à partir de 1825. Les renseijpiemens antérieurs à 1825 et postérieurs à 1827, ont été pris la plupart dans les journaux et autres écrits ; on s'aperçoit qu'on n'a pu en quelque sorte les rendre aussi complets après 1827 que pendant le terme pour lequel on a été à même de consulter M^ Drieling. Ce qui se trouve dans ce chapitre sur le commerce de nos colonies orientales avec la Mère-Patrie, considéré dans ses relations avec l'étranger, en autant que possible de 1815 à 1830 , est puisé dans les ouvrages de Raffles , Maréchal et autres.
Le Chapitre II traite de la navigation , de 1814 à 1830, énumérant ses rapports avec les différentes nations, les entrées, les sorties, l'importance du tonnage, les bâtimens sur lest, etc. Les données ont été aussi , en grande partie, empruntées à M.^ Drieling et continuées, autant que possible, sur les renseignemens publiés postérieurement. Ce chapitre se termine par le tableau général des entrées et des sorties dans les différens ports du Royaume, du 1^ janvier 1829 au l*''* janvier 1830.
Le dernier Chapitre du troisième volume présente Tétat de l'ixidustrie dans le royaume , dès les premières années de son développement , et continue à dépeindre l'importance de son accroissement progressif jusqu'en 1830, et sa véritable situation au moment de la révolution. Afin de présenter cette matière dans son meilleur jour, on a cru devoir adopter une description comparative des différens objets d'industrie, qui ont figuré aux expositions de Gand, de Harlem et de Bruxelles. Les procès- verbaux, publiés par les commissions supérieures de ces deux premières expositions ont servi de
guide pour ce travail. Les événemens |>olitiques n'ayant pas permis à la commission nommée pour l'exposition de Bruxelles, de publier son rapport, on a été forcé de se contenter de suivre les renseignemens préliminaires fournis par les journaux et quelques extraits des catalogues. On a cru devoir terminer ce chapitre par le relevé du grand nombre d'établissemens d'industrie, fabriques et usines, autorisés dans les provinces respectives pendant les dernières années qui ont précédé la révolution de 1830.