‹ Essai sur l'importance du commerce, de la navigation et de l'industrie, dans les provinces formant le royaume des Pays-Bas, depuis les temps les plus reculés jusqu'en 1830Chapitre 30 sur 126 · ToME ri · texte numérisé non relu

ToME ri

laei'ciaifi^ aux HoUandak ne wbttstanl plus > on trouw l'Att* gleterre moim dispoeée à -remplir les désii^ dea néraui.

La gnerre qui avait duré 80 ans se teiintna par lé toénbat naval de Tromp; la paix de Munster en fut la suite ; cette paix établit la liberté et l'indépendance des Sept Provinces- Unies snr de» base^ sdlides , et les g^Iorieui: résultats que ce traité accorda à>la République, fiireot partafgés par tous les états de rSurope, aussi bien que par leurs souverains. L'ambition démesurée et la niain de fer de TEspa^e en faisaient ce que la France a été de aos jours, la terreur de tous tes peuples, et c^est contre cette puissance , alors la plus formidable de la terre , que la Néerlandé osa se mesurer; cette nobîé et hérorque lutte eut pour dénouement la victoire qui flxâ' le ' nouvel Etat et détermina la ruine de la grandeur et de la puissance de l'Espagne. Il est permis, en se replaçant dans ces temps , de se demander avec un célèbre historien , ce que serait devenue TEurope, si les Provinces-Unies, au lieu de soutenir la guêtre avec autant de pemévérance , s*étaimt soumises à la présomptueuse tyrannie de TEspagne. Cette puissance, après avoir subjugué le continent, aurait acquis la dictature universelle sur toute TEurope ; tout étant soumis à sa politique , elle aurait arbitrairement décidé si tel ou tel peuple devait être libre ou esclave. Ainsi ce sont les hollandais, qui par Iqs prodigieux efforts dé leur sublime courage à défendre leur nationalité^ ont fixé la liberté et consolidé le bônhenr«pni'ticntîérdés peuples.

A èétte époque on était encore assez dans F idée qiie Tagrlculture était la source unique de ta prospérité des peuples , et d'après'oé préjugé le commerce et l'^indiistrie avaient reçu peu d*onoodragèment auprès de la phi|iàrt des gouveraêméns.

<|flétffMr BgHoéll^)yy: d^urvh' de [ircdàctidiiB t^ s*élef èr par fe commence i Fîndiistrie et la 8dgps8i»e àû fttni \gmit ▼emement , à un degré de rictiesflb aam dxeiDpIe^il ràvs4^Ua les peuples voisins de Tétai de léthargie où ils étaient plongés dejAiisdes^eledi et en peut' dire sansiexagératîbnî^ sc^éles PÎÉiflMIa^ ont d^niié à tonte la térrsLNitipiilsiM^ noofeUende PàetiViléf M»fnèi^ciale. ) / t •.•<,! ^iî «'i/:-./ , umnci

'• i.i-/v*'» 1:..^ .■;;■ -II.»! m iiMi. i* .i.-^- ':;,:> )i '♦!![■ .-. m;1

--^ Mdtfrattt^^mtT^eoDlre liAoldûbe ilestcoEitiEicAionflrfiVM l^fe«ptt|jfnë ietFT foMnt ioterdiles?; si ièopp oosHnerce^nigéiiéfidi èta#t W sbi}fflhàm«r >,( < si ]^AitgléteiTe:.n'/aocprdaitifilm lesr nâ- WéB fillll^Mtls , l'iiid««ftrie'des Haikndàis tfomataàoiféB , fMiv tSflf ^4e l{k^'(«vaivlag€f dés mesures <pi'/oofirefiaît pénr ImmIpèolier d'étendre lenr commerce et lenr navigation. Des Inaîrtès otaclns snccessivement avec la France , favorisèrent conëiééHftIiWiièrit lenr aœifen eoinmeroe ;« et oeifui^tt I0: ooinble a«»)p«î9gtdsid6lenr cofiMerde et <de Aèiir navigation V'^ce/lim- MMleim ejipéditibns et Ieitr»9aooàs4aiis«40B/denx'Iiid064'*

*' En jétttttctin ^Qp*^'«eil ^nr le^raitéde Mousterviisigiiélè 90<|iWtlir* td48^, on peut seiaifs uhe idéales' possessionifi^ dé 11 fMfl9saii4^^cômmereia,ie' dan» lesquelles: les iHoLbftdais ftaiMl ikÀlfiMilés en qu'tl» àcqm'rentfar ea tiwté; votei^^nel^ ;tfÉèl^totièS dl^'Ses principales disposMîpBsi • ; < irtr im.u Pi >f

«La navigation et le trafic des Indes-Orientales etOccideni|lé| 'feront maintenus^ selon les kria.d'ootroîr établiasc on âlétdliUtxi «Seront compris dans le ti^aitéi^ tons potentals,ifiiâitions et peuples avec lesquels les: EllitSf Généraux » les»$oef9t6s des Indes-Orientales et Occidentales sont en amitié et en al- Uance;, et . garderont:, aux IndearQrîdiM^ ^tjQcf\i^ntpUes, ainsi qn'au Bté^il âl ;9ui; 1^ c<>tQ$ d^Asi49,>()'Aftîq^f^^/4'Aw^r^|Ue » lès possessions . que les iois. ^m :^.ta(s . tieni^çi^ fk*iVf%sèdoBt respectivement aqi. lieux et places pris par les., Ppr/bi;^

gais snr les Etats-GûnéTaai et ocnipés par eus depuis 16%^ La plus large liberté fut fttipulée pour la grande iiavîgntioi des Hollandais, la fréqueotalioDdes places que le^CastillaJ avaient aux lodes-Orienlales leur fot féseiTée.

Afin de jtipfer de l'importance de ces Miputations, il fiifl remarquer , que les Hollandais étaient al<M^ en possession d commerce exciusii' dm «pit^ries — qu'ils êlaient maîtres d Java , que le commerce du Japon lenr appartenait eiclusiT» ment; qn'ils étaient maitres des iles Molucqties et du < merce de lacaaelle; qu'ils ctaieut en possession du Cap d BoQne-Esjtérancc; qu'ils avaient des comptoirs dans dilTcreatti parties des Indes, et des traités avec diiférens princes <

--Iade&, qui ieur donnaient un grand avanta;;» |>our le con|

--rawrcf.

»Qnailt'aTU iDdes-Occideutnles , les sujetset habilans d royaamesct des terres du Roi et des Etats-Générauï s'abstiei droDt respeclivemonl de naviguer et de trafiquer en tous porld et lieux parais de Torts, decbâteatix, etc., possédés par l'une o l'autre des parties , compris les places que les Portugais occa< paient au Brésil sur les Etals depuis 1641 , et dans lesquelles ils étaient maintenus (si les Hollandais avaient pu réparer les pertes qu'ils avaient cssnyées en Amérique. («He stipulatioi leur aurai Iranservé les plus riclies possessions de «ettepartii dn globe.)

»Les sujet» des parties respectives laisatit trafic aux pajl l'un de l'autre ne seront point tenus de payer de plus grandi droits et impositions que les sujets mêmes de chaque pays.

nLc Roi et les Etats ne lèveront hors de leurs limites respeoiLB tives, ancun impôt ou gabelles sur l'entrée, la sortie on le transit dos denrées, soit par eau, soit par terre; et lesdits sujet* jouiront respect ïvemenl de l'ancienne l'ranrhisp des i»rng(!»^j|

dont ils avaient été eo possession avant le oommoiicement delà guerre.

»Le sel blanc boailli venant des Proviaces-UDies ou de œllés «Itï roi d'Espagne, y sera i-eru et admis sans y êti-e chargé de pins haute Jmpositionqnc ttt gros sel, et vioeversA des provinces du Roi dans eelles desËtats-Géoéraux.

«Les bouches de TEscaot , les canaiii de Sas, du Zwyn, et nôtres enibouchures de mer y ubontissaut , seront tenue» closes de pu ries Etats-G<'>néraiix.

i»Le« navircts et les denrées entrant dans les ports de Flandre et «n sortant, demenrerout nhar{rés par le roi des mêmes impositions que celles levées sur les denrées allant et venant le long de l'Escaut et antres canaux mentionnés ci-dessus; la taxe sera réglée d'un commun accord.

«Les Villes anséatiques et leur pays jouiront , au sujet de ta navigation en Espagne , des droits, IVauchises , immunités el privilèges accordes aui habîtans des Provinces-Unies; les habitans desdites provinres jouiront des mêmes privilèges dans tonte l'Espagne ').

»Les habitans des Provinces-Unies auront les mêmes sûreté «t liberté dans les pays soumis au roi d'Espagne, que colle» accordées ans sajets du roi de la Grande-Bretagne par le dernier traité de paix et les articles secrets avec le connétable de CiutiHe. ]*

On ajouta an traité de Westphalie i

irlicte additionner

') Pourjugetdr l'itnpurtancedcceipritilAgci et rinni^hiu*. tMiléa. prinl^geirt prééminenrM. htt* etieeoMiét au Ville* prDilDMUI. ((7orrtip. Diplom.) yUilU '

) . . .^'fWJ,. :i"»!V,^"V

otooeraant la nmvigâtiicm. let le : Moamenoe i et qpoî . f^t condli le 4 février delà même année. •-'• ? • -f

En jMant ém hefo^^'mïi sûr les poadeMîods et Bur le*<yMn* nierod '4e9 Bôlfaodm» «dalM le». ladet , oor ne pe«t s'empâ^r de /m60ipiiiitiè>'i|a'è.3a^ 'de;>We8t{AiaU$'i' Ip^l^ étaient les rrais maitraaide Viie)da )lédra<«f9oifi \mim0pf0§n^ taires^ soit par Finfluence et l'ascendant qu'ils avaient pris sur l-e^rH.èt^la^^ddiEnatîon desiprîMe»ittItdm lbw4e^l^^é pouittei^ de leQDgf«Hièar««fcdeleQffS;h9kiQeiii»; Jli'W araîpat conservés et même affermia;^ Les r^tite'^^ mboar^fee»' •^o Java étaient à cette époque plutôt vassaux de la Compaf|tf e^aèis^OTèraifllB ^ les traitée qd'ils firenl AffH^'les Holis/ 'leur làssofèc^t la ■ pix>tecÉîaD de tbi! CmfNigfnier»

bv leur iadj^osèrènt fl'Bofe antre fetl^lfbbliff^iiim^^di^oimit dbandcmhér lésprêduiAs de leur» terres à osrtoîa$^iixy>. Teinte la cote du Nord était à làConi{^agiiie'»eUe(EUKatt(leSf€t9fapllH^ à Tagal, Japara, Rembang, Chéribon, Soerabaya, Grisé, ehArpits qv'on'peût en quelque sorte ire^BrderMHiaïaa^taot "déi^iUea;; ,>'.-:! n ..^ . :■•.;.• U .'■■,- -rM' •

'^^r jLfadmiiHstmtion 4e cbttB partie de 141e de IsàVa étailieMliéd à un gouverneur , à qui les chefs des anties CoinpaigMesr devaient rendre compte.

(iLeitoyamaede .I^flKàm formérpour ainsi dire la pMtié t»nidonlalè de File; les'IHdUandÀia' ylavaiedt <XNti8tniil uniort , 4ni4âniaîtà4ïeiurleprinoe en respect. La Gompâgpie'y ecMtoetenaitun gouverneur qui avait un corps de troupes à !iar disposition.

L'ile de Java est très- fertile, elle abonde en poivre, en riz , en catjang et autres fruits. Les bois fournissent quantité de l^pis de charpente. On y cultive avec sucées le sucre, le gingembre, Findigo, le cardamome et le coton; le café

f est .-uiwi cultivé uvoc linéique succùï. L'opium est npportû du Bcngfllu ù Soerubaya, il'oii on le tiantiioite à Batavia. La Compagnie y iinpoi-ta toutes les é|Hcei'ics des lies Holuc(|ues , aiosi que les denrée» et le» marchandises qu'elle lirait des autres p^clies dos iodes ; elto eu fit des cargaisons et des assortimcns pour lit llullande mùino et )>our toiis les endroit» où elle tialîqiiait aux ludi's.

Le bulgéocral d'enlever le commerce aux Esiragnols et aus Portugais, avait portù,le!) Hollaudais ù diriger leiu's vues sur celui de la Chine ; ils y ont eu i|uclt{ues établissemeas.

La Compaf'nie posséda dans l'iIe de Ceîlan un établissemfvit, pdul-élrcle plus riche de toutes ses possessions j Colombo eu était la capitale; les comptoirs de Jaifanapalnam, auVrefois royaume indépendant, el celui de GaU>, y élevél'ool,, |)tusieurs forts ut yétablirenE de comploirs du second ordre , notamment à Mattire, Triknnomule, Baticalao, Uauoar , Calpeulyu, Nigonibo , Caiiliire, I{ou|;ovilIe et StanimenbeiL

Le principalobjctdecommtiroetjiie les Hollandais l'aisaicnt tt Coilaa, était ta cauellc ; l'de produit d'ailleurs des amalistes, des saphirs, des topazes et des rubis; du cardamom, de l'indigo , de l'ivoire. Les éléphans y étaient aussi un objet de oOforoercc ; ils tiraient dans leurs premiers voyage à cette île, du poivre, on v li'oiive eneore de l'areque et du bétel. Xk Compagnie y eutrctenait un haïas. Elle y possédait la |ièche des perles. Quelques étoffes servant de moucboi» y élai^it recherchées.

Les Hollandais curent toujours leur commeriv et de» pondissions ù Cot omoudol , au Bengalo et à Malabar.

Le« HinbuMadeurs des Etais Tenoiivclèreni ilaus l'art'iui «nisoD de l'année 1680 le trnih^ d» coinnierfre avecla Poi' Ottomane; le sultan Mahomet IV déclarait par ccptle' velle alliance, que les Dègocians néerlandais ne Sf>raieDl Jioil redevables du droit de barriéi'e pour les liidaleifi ol l'oriju'i inli'OQ''li'aientdans les états du Grand-Seigneur, et t|ue' autres marchandises ils payeraient à peine trois |>our ueul il leur était aussi aouordé d'y afiheler du coton , du (il de ton, des corduwies, de la cire et des pelleteries, taodisqi l'achat de ces marchaudbes était autrefois exclusivei concédé aux Français; t«8 négociaris ne pourraient jam.iff' ôtre faits esclaves, se fussent-ils mùiue trouvés sur des bâti mens énaemis. La faculté de placer des consuls dan« les porte tiïTos strivans , le Caire , Alexandrie , AJep|jo, Tripoli di Sorî Saida, Chypre. Tunis, Tripoli, Morée, Smyrne et Scio, cf^alcment accordée aux Etats-Généraux, Parmi les tipt lions se trouvait celle que les câpres d'Alger Irouvcralenl aide et protection dans les ports néerlandais , et , qu'an besoin, on leur foiUTiîrait des munitions et des vlvi'us; en éehange iU ne pourraient pi'endieni faire des esclaves néerlandais et Imi Néerlandais qui seraient retenus à Alger ou en Turquie comme tels , seraient mis sur-le-champ en liberté; le» ihj chftndises néci'landaises ne seraient pas saisissnbles Mir hàtiuiCns ennemis de la Subi inm- Porte.

'''Quelques années plus tard, au mois d'aoïM 1684 ^ trrfilé de pais que les Etats avaient présenté, fut ratifié f Mulei Ismatil , tx>i de Maroc et de Fez ; cet acte contenait vinj olsn flrtides ; l'un, entr' antres, stipulait qne les bàtimens h landais ne seraient point visités en mer par les sujets do roi,< ijiie si, par malheur, un bâtiment néerlandais échouait sur les wUesdéMiiroc.l'équipageno pourrait pas être faileSfllavc; que les sujets du mi no viendraient point oxploîler les côtes delà lu'publiquc pour y faire ilu buttn; qu'on cas uiHa paix Tùl rompue, les Hollandais pourraient ^'en retourner lîbrumoi

aïcT leui-s ruarchundisos, et (|ueilansaiiotin cas ces maicbandîses ne seraient saisissables sur les bAtiiucmiteseanetnisdii roi de Maroc ''

Les Etats conclurent avec la France en 1 713 un traité sépari-ment jiour les affaires de commerce; cet acte qui ne portait CQgagemeot que pour 25 mois, contenait quarante-quatre sli- [lulations. Le roi de France s'eQ|];ageait ù ne point charger les hnbilana des Provinces-Unies plus que ses propres sujets ; l'im- |H>rtHtion des harengs salés de diverses espèces qui , par un arlètè de 1 687, élait fortement imposée , fut de nouveau affranrhie; les habitans des Sept Provinces furent exemples, ainsi que cela avaiteu lieu autrefois et de tout temps.dn droit d'aubaine ; f^ousles articles de contrebandeil était de nouveau compris lotîtes sortes de munitions de guerre, tels que canons , mousquctsmoi'tiers, {jétards, bombes, grenades, saucissons, affûts, fourches, baudriers, poudre, mèches, salpêtre, balles, boulots, piques,épées, casf|ues, haumes, cuirasses, hallebardes, demipiques, chevaui, selles, harnais; mais quant ans grains, olives , sel ou autres munitions de bouche on pourrait les expédier vers les places ennemies en tant que celles-ci ne seraient DÎ assiégées ni bloquées. Les denrées des pays amis ou allié«,chargèes dans les vaisseaux ennemis seraienlconfisquées.et les denrées des ennemis que l'on trouverait dans les vaisseaux amis seraient an contraire non saisissables.On était convenu dt oe plus envoyer dorénavant de consuls dans les ports de mer respectifs; cependant si l'on voulait y placer un autre fonctionnaire, il serait tenu de se fixer dans le lieu de la résidence de la cour. On ne consentirait pas à ce qu'on amenât dans les porCs respectifs quelques prises faites par une puissance étrangère, soit sur les sujets du roi de France , soït sur ceui des ElaU-Genéraus. Le traité stipulait d'ailleurs tous les |>oinl!. dont on convient ordimiirement dans les traités de navigation

la procédure dansles différends élevés en matière^ dfijt^gçç^f entre antres stipulations, ilyenavaitunespécialequi exemptait les habitans des Provinces-Unies du paiement de cinquante sous par tonne de charge , sans qu'il fut permis au roi

V^ijs^Qjip^ Pff, ti;9nsppr]ta«^^t,4^iaiArçh^js^^ d;mi^pl9ipp.,4 iW*»tf»^tQMte#.Jw dfiiw^^t^é«t,4w^eejçt)j;4Ufije,,,^ .^ ..,,^ .

,,.Çf .V»Ml? Cmf*ï?»8ii favorable qaCH éta^ possible fie. T/ef; Pf^pporl^. Républiques tçvttQio^ii n'ètfûtcoçiçlu,qj|ie,p(^r l^tq«v«^^W^Î!t49î2&i^ r ^ i ,.

..(iQ^lieffxl^ )e traité de Rys^vykn avait été faj.t.qi|ej;M>^r,|0 qiéjvie tefimef et le nouveau traité d'Utrecht s*accordait assez 9;ffiq,fifi^ld^^Y^wYk, mais iw i>oînt de q^ d^f^i^ s^^^tété Sfy^Wi^.^^.^ui.d'tJtreabt,. celui pai^.leqf^l il éta|t.i^^venii.q}|!:Op se tiendrait aux tarife de 1667jusqu^\ cegi^'o^i^fe f^t açcca*4é sur un nouveau; néanmoins si, au bout de trois qoyoift, O^/U'ét^t pa^ d'accord sur ce dewie^^ oeluî de 1664 serait dj^fi^tifl

ifYfs^ùàjfj^e teii|uf Iqs l^^ats assurèrent le commerjDe de 4e)in4^Î!MM^^ ds^. la llléditerranée et le levant par trois dif- /i^a|iS|.fç^i^s..4^.p^]| ^ de navigfition avec les régences d*Ai- 49V*«{4^.T94^:Q*:49l^4H>]U^ selon lesquels tçus les batimens H^(j(\aild%qvii vpjidraiqn^.se préserver contre les capreç turcs s^r^jen^i^^vii&.de.sauf-çoqdui^^ dont 1q teropie serait ^'a^rés 4^.1»^ngiie^ duvoy(^e, déterminé de trois à dix-huit mois, M^ g^Xib&timens 4/^ Compagnies des Indes-Qrientales et Oc- (oidfAtal^ ilserajltexpédié de seoiblables passeport!» pour on tcfvips iqdéfini.

.CfçftU ^.Jl'aQQiée 1716 que la tripleralliance fut conclue

entre la Fianœ, J^a GEraDderBretagfUe et les fitats-^Gmér a&x ; ee' traité ocWbteiiàit à pdine fauît ixnntd» |M*e9qp«e UMf^ f elatife A b oitonscripfioo » orit fortifioati^ !aux gamiftk» r^pra^* (|tteaiBt i la forée àosiée pespédÉÎTa. ^ ' '

' Ba' 1726, leè Etats firent an nounfeao traité de gaix aveja leSdef d!A%er;^ ii ootiteDait vtngt^quatre articles y prescjpie loiuTelaim à là n'arigiBitîoa eo faveur de: }^ J9j[;l)ai)de; l^e oqosqI poorrait avoir dbez lui un pi^dif^tQpr - réforfni^ . ^ : }|3^ eiclBfes itoorraient assister à de cerlaias jours aq serriçke diiviii. L'ariural Déerlandais 9e pré^Mxtaitt devant Alger » , s^ rdii salué perles Algériens fnaryiogt-^Qii coups de ^aaoUf satif k lui de répondre par no: ^al nombre de coups.; }m sanf-oonduits des navires seraient renouvelés an boqt de trois «ns*

^ ^B^il ahhées plus tard on nouveau éraité de eommecce. lut ocoKio'avec Tripoli , il conleUait et eonfinnait les bases des

ûndeos Irailés.

COMPÂGlfŒS DES UDES-OIUEIITMJS

Les Etats-Généraax s'aperçurent que le développement du qommeroe et de la navigation^ ibiA-nissait pfoi que tout autre af stage , les moyens de eouvrir les fraÊis ocoa^ioattésper fMU'gnerre â*anssi loogtie durée; ils tésolureitt donc au firiqthnps de 1602 , d'ériger une Société 6t^^ 4lii0at&les; Cest là Foriginedeôetfo Soknété oélèbre 4bnt 4e

'^jragréa st Tbpidës mécitebt bien quelque développeinemt

' : Xas Egjrptiens ont longtemps fait le commerce deslnd<9- Qrianialfis, et jusque vers la fin du XY^» siècle emsore les épSedried arn/vaient par Venise dans les Pays-Bas.

ie fcommenoement de oe siècle les Portqgaki allèrent

mar-

vers le Mitlî k la rcchcrcbc tie noureaux ps)» , et co fui en l'année 1474, qu'ils «lécouvrirenllesites du Cap Veil , dit«^

itcs salt-cs; paruette dûcouverte ils «tablircol leur comi |>ar [a cû(e de l'Ouest de l'Afiique jusqu'à Cougo , et fut qu'en 1498, qu'ils aUérent par le Cap de BoDue-El rance ans Iodes. Vasco deGama débarqua ù Calcutta' ciîte de Malabar, d'où il savait que les d^orèes dw allaient à Bagdad et à Aden. C'est lu qu'il Qxa portugais, en dépit des Arabes qui y étaieut encore les marchamls les plu9 notables; le» Portugais y alléreat emuî|ç avec des l'orcos coosidérableg et se rendirent maîtres de temps, noo-seulemeut du commerce des Iodes, mai plusieurs côtes et îles remarquables. Lus épiceries des Molurques leur |>roc{iPèt'ent le plus de bénûGce , qnts disputèrent vivement les Espagnols; la question se mina néamoios d'elle-même , lorsque le Portugal et ses sessions aux Indes» tomberait entr« les main8dePhilip]>eII, roi d'Espagne. Cependant les Portugais s'étaient tk peiœ rendus maîtres de la navifjation vers l'Inde que l'on ne recevait plus de ces denrées par l'entrepôt de Venise; tout, notamment les épiceries , arrivaient ici au moyen des bâlimens portugais , et étaient au moins dit double plus cbères qu'auparavant.

Les Hollandais et les Zélandais. allaient chercher temps les denrées des Indes en Portugal ; mais cette ooaaiuuiiication ut ces rapports leui-s ayant été interdits, ils s'aventurèrent  entreprendre des voyages de plus long cours ; quelquesuns allèrent à l'Archipel, d'autres anx iles du Cap Vert, où Us chargaient du set ; les voyages en Italie redoublèrent, et ils fréquentèrent sous pavillon Français, plusieurs ports di Turquie ; cependant on ne songea sérieusement k allei Indes, qoe lorsque les Anglais y eurent fait un voyage. vorable en 1586; et lorsque la navigation des Espagnols «t des Portugais commença à éprouver de fortes contrariétés , deuxHollaodais de Gouda, allèrent en 1593 à Lisbonne

y recueillir dos renseignemeiis miles sur ce «wmmei'ce ; l'un (Toitt, i\ son rctoni', engagea quelques ntifrocians d'Ainslerdaoi, ufitmer quatre vaisseaux qui |>3i'(irent 8«>u»80DCOininADdenient en Ï595: il suivit la itMJle des Portugais par le Cap de Boiine-Espérance , attaqua plusieurs iles où leePortngAÏs avaient des colonies, eDtr'autr&s Bantain à l'ile de Java. lli-tSussit mal partout et fut obligé de se battre avec les aatarels et aprtrs beaucoup de tribulations il revint dans la patrie avec tmts bàtîtnem. au mois d'août 1597. Cette association, composée de neuf uégociam, se mouiiua la Compagnie de Verre. Le mauvais succès ne les rebuta point , ils s'assodévent d'autres négocians d'Amsterdam , et Riircut en 1 598 huit bàlimmis en mer ; cette Hotte fut comme la première, armée de canons aux frais des Etats-Céoéraux ; quatre de ces vaisseaux revinrent en bon état, en moius.de 15 mois, cbat^és de quatre cents lasts de poivre etdecentlasts decloDsdegirolUe qu'ilsavaient chargés à Baotam; ils étaient aasii porteurs de quelques présens que le roi de Bantam entbyaitau prince Maurice. Les quatre autres bâtimens visitèrent Amboioe, Banda, elTcrnale, et étaient de retour eu 1600. . Ce voyage avait eu un résultat si favorable, que le commandant de la flotte fut chargé d'en entreprendre un nouveau la mvaie année avec six bâtimens; il trouva le roi de Ternate hidisposè conti'e les Portugais, qui soutinrent l'année suivante nn petit combat oaval avec lesUollandais; ceux-oi firent ensuite H Patane un achat favorable de poivre, et avec l'autorisation du roi ils y établirent une loge ou magasin; tel fut le premier établissement des Hollandais aux Indes.

En attendant, qu^ques négociant de la ïélande et de Hot- Wrdam et quelques autres avaient formé une association et fait à leors frais des courses aux Indes, d'abord avec quatre navires en 1608 par le passage de Magallan aux Molur^ues, et plo- •ieors antres voyages la même année; dans im voyage entreprift pour compte de négocians d'Amsterdam et autres, le»

HèHâiidAfft Mmportéfent me viotoîm «r les Portogtoîs à Ma^ nilIë^f^'Eta!» âVUteUt é^lettimr poorirn ài'^nieBieiil et^màk OMltiftidM-de'gUené de œi bârtimem^Uri î Le coHmeioe: mx Ikde» prooofâc de sf gprands MiiëAcm qaeSè^ désir de Vàtmém gà^a de joar enjonf / Hais il fallut lattersan téssé^wmeù les PortQgiii». SoaréAl ilé' excitaient ioonire les HollandaiS'Ies princeé indiefis^i les^aédaéillaietit en ennemis, ëtfaiaateni ^aelquefois mettre le^ ^fs à mort; 'Alors il Ait résolv éè poïirvoirles vaissèanx de lettres an nom da prince Maidim'paf lesqAéUés il leur était enjoint danser de force contre qdico»qoeTonlalt entraver leur commerce. : <'

Les Zélandais, bien atant les Amstérdhmofe, ayaientdiaf» d&ë â s'ouTifr'nn passage ?ers 1er indes ;^ déj A > en 1596(iiè at^fetof miiarré deox bâtimeàs qofr làerdièrent A s'^i frayer np par le Nord et par le détroit de Waigats. L'amiftiuté d'An»terdàm y ajMtà im bfttimetit; on ftir ^oile par le passage^ds Nassàti, ondéconvrit plnsîenrs ites an Ifordi onfat de retoopen antômne'; les rapports favorables faits anx Etats snr ce voyage leè dècidaiei!^ A offrir dés conditions Avantageuses A œoxf^ votid<«i^t pirendre l'engagemcait d'y fetonrner rannée^soi^ vaiMe. Ihlè tentante ent IJeir, nmisarrivés anpassagb NsMMib et'A'niëdés'EtatS, letroicïrigoorenx et le danger <KM)asiMiiè pariés ^aôesi'féitèi^ént lesvojragédrsA retoiimer.En 1506| «n entreprit cette' coiirsepourla troisfèime fois; le^ Etats-GèHéraitt offirittni altfrs une prime' dé 25,000 il. à qmeonqné navi((iié<rait l^rledbieMà du NoM jnsqa'i la Chine. Amsterdam étafea deQxvaisseanx;ils votèrent jnsqn'iàâ-'dëlA de la Nonvelle^ Zemble, A plus de quatre-vingt degrés de latitude; là ilsdécoo» vriréilf xm pays ^trés^teilâil que ^luelques-nns prirent d'abord |ÂMir la Cr^oSnlande , mài^oilnetèfrda pas A reconn|utreqée*li O^oënlàlïè^ std trouve plus va^ le Sent. Un navire fut bietiidt ptis[et reteûo pflifles^laçonsvréqnipi^e fut obligé de leqmtter et de dsMendns 'A la I!fouvelle-Zemblé et d'y passer Vhin/r dans'deb kutes , dû ils fti^enft attaqués par les ours , ils^'passè*-

rpDt au printemps vn Lii|)(Hik* , où ils retrouvèrent lotin oim- (lagnons qui les rnmonérfnt avec leurs v»îsse»nx vers In pntrie. Le» itaitfrei-s qa'îlsavaient renoonirés pour aller, par Ifïiioiil. de la Chine aux Inites , atlé[iu(>rcnt loziilc de nos marins; néannioriix IVspoîr de recoiivrei' le voyage de» Indes par celte route, en prenant toutefois un peu pins à l'ouest, n'était pm eoroi-eenlii^renieut év.inoiii. Les Hollandais eontinitèfcnt A faire i-o voyage par la r<niteort!intiire un ]>ii<i>iaiil pjirle Cap de Bonne- Kspt-ro ncc.

Le roi d'Espagne vil avec lin vif rhaçrin le développement du commerce que les Hollandais et les Zélandais faisaient aux Indes dés l'année 1601; il fil di^ eiForln |H>nr l'cntriiver , il éonoA les ordres nécessairex à ce sujet h sa ttolle, et traita en ennenits les chefs indiens qui favorisaieut ce eommerre.

Le« deux flottes s'engagèrent dans un combat près de Banlam ; les Espagnols, après plusieurs jours de combat perdirent deitx bAtîmens et furent forcée A gagner le large; il se dirigèrent alow vers Amhoîne, où ils saccagèrent tous le* pays qui avaient trafiqué avec leurs enncmî<i. En attendant l'amiral hollandais fiiti'eon en triomphe â Bjintam.ll se r^bdit de là Â Banda, qui produit tes meilleurs noix musrade, et y fil un traité avec les naturels, par lequel il s'engagea ;1 protéger leur ile contre les Portugais , sous condition que de lenr côté ils prissent l'engagement de vendre leui-s épicerie*, exclusivement ans Hollandais; de semblables traités ont été c-nnolus avec d'autres rois et peuples des Indes, Le roi de Temate , une des iles Molunjties , et le roi de Candi . dont le territoire produit la meilleure canelle , se constituèrent ttms de»x alliés des Provinces des Pays-Bas. La reine de Patnile sur fe« côtes de la Cechincfaine suivît le mémeexemple ; bédnimoins on n'avait jusqu'il présent pn réusn'r l'i s'asioé'er le roi d'Achem dans l'île de Sumnira , ile qui prodnit dit jiOfvre en abondanci' ■.•»■*■ mi u,-

. l^fipUanddis eureat de aouveUes disBeasions comineroialesavecle^PorUigaisi auxquels les Zélandais prirent prés de Sl«-Héléiie aa bâtimeat richemeat chargé de perles et autres objets précîeox. Le roi d'Achem avait eavoyé des dépotés en Zélande, il fiireat reçus par le prince Maurice à Tarmée qui assiégeait Grave. Oa les :engagea » àleurgraad étoaaemmit» à tirer deux coups decanoa sur la ville; il vireat ce siège ai^ecoBe surprise extrême; oa coatracla avec eux uae allianice amicale de commerce, et à leur retour ils prôaérent la ri« diesse et la loyauté des Pays-Bas et eagagèreat les coatrées des<Iades à faire alliaace avec eux.

Les BoUaadais fireat uae alliaaoe avec le roi de Jora qui , indisposé coatre les Portugais, favorisa la capture d'un de leurs Jbâtimeas » qui fut pris par les Hoilaadais daas le détroit eatre Sumatra et Malacca.

. Tel était l'état du commerce des lades , taat qu^il fut exercé par des Sociétés particulières , daas lesquelles oa découvrait d^à des iacoavéaieas graves; quelques bâtimeas arrivant dans les meilleurs ports de commerce des Indes , ne purent se procurer des charges , parce que d'autres compatriotes les avaient prévenus. Cette espèce de concurrence fut la cause éventuelle de la cherté des denrées aux Indes » dont le prix baissa par contre parfois prodigieusement > par les ventes simultanées des différentes Sociétés. On était d'ailleurs oon* vaincu que l'établissement du commerce aux Indes exigeait plus de puissance , pour se prémunir contre les Espagnols , qu'un simple négociant n'était à même d'en déployer. Ces moti£i> joints à d'autres d'une moindre importance , avaient déterminé les Etats^Généraux à réunir toutes les Compagnies particulières qui trafiquaient aux Indes-Orientales en une seule, et de lui accorder toute franchise pour le terme de 21 aaa , afin de navigueur seule à l'est du Cap de Bonne-Espéranee par le détroit de Magellan ; cet octroi portait la date du 20

mars de l'anuùe 1602. Le commerce d'Amsterduni avuil. d'après ce document, droit à la moitié de la Compagnie, celui 4elaZ.élaiideÂUQqaart, et Delfl, Rotterdam, Hoomet£nkl^lîzcn chacune il UQ seizième ; l'octroi détermina le nombi'C des representans et contint toutes les dispositions régienaetitaires d'exécution ; le premier fonds fooroi par les so- CÀètaires , montait à soixante et seize tonnes d'or *) , et ta Société «rmu cette même année encore quatorze bàtimens de mer, et l'année suivante il y fut ajouté treize bàtimens semblflbles , ce qui coûta à la Compnguie plus de vingt-deux tonne» d'or t)-

Cependant les Hollandais et les Zélandais avaient déjà Hitrepris levoyageaux Indes-Occidentales.Christopbe Colomb arait découvert ce pays dés l'année 1 ^2 , avec les bàtimens du roi d'Espagne, quoique Amérique Vespuce lui ait donné, de|>uis. son nom , on prétend que les Néerlandaii^t ont ouvert Uft premiers la voie de cette découverte et qu'un nommé Betinooart, de la Flandre française, avait découvert 78 aus avant Colomb , les iles Flamandes , qu'il vendit aux Espagnols et leur indiqua ainsi les chances de trouver un chemin qui conduirait à de nouvelles découvertes vers l'Occident; bientôt, en effet, ils arrivèrent d'abord » la Floride, puis i\ la Nouvelle-Espagne, au Pérou et au Mexique, et eu peu de

mn VK^Mae le bj t monler qu'à B. ti. 459,810. et m donne Udivitian eulTonle;

■f la ZéUmf.: 1,333.882

B Iteift. . ... {70.000 ^L RuIlEIilam 177,400 ^^^^ Hoon. . - 266,8(J8

^^^^■^ TaUl

•ÎM lUU pèebedc In Utriue.

To« n. 5

dnluiU* ouïplle Jn

temps ils l'firenl les maîtres d'un pays qui abondait en mines d'or et d'argent. Les Hollandais conçurent les premiej-s l'idée d'aller anx Indes ■Orientales en l'année 1581, lor^n'un Anglais, qai avaîldtjijù fait cinq vova^res dans ce pays, offritaux Etats-Généraux de faiie nu voyage pour leur compte avec quatre navires de guerre; sa proposition ne fut point aocueillîe A cause de» difficultés qu'on y entrevoyait , maïs les Etats s'empressèrent de déclarer qu'ils verraient inecplaisiides Dégocians entreprendre pour leur propre compte des voya- (je« am Indes-Occidentales; toutefois ce ne fut qu'en 1597. que deux armateurs, l'un d'Amsterdam et l'autre d'Enkhuizen, organisèrent chacun une Compagnie particulière pour ces expéditions.

Les Hollandais et les irlandais, qui, on passant par le détroit de Magellan, firent plus tard le tour du globe, s'ariêtèrent Alacôlede Chili et y trafiquèrent; mais il s'écoula quelque temps avant qne le développement de la navigation des Indes-Occidentales, donnât lieu à établir définitivement une Compagnie à cet etFet.

On comprend bien que ce n'était pas avec un fonds de sis à sept millions, qiiiélaient l'unique capital fourni par les actionnaires . qu'une Compagnie de négocians de Hollande pouvait acquérir l'un des plus puissans empires des Indes. On peut se Ibrmer une idée des richesses que le commerce procurait alors, en songeant qu'outre les frais immenses d'armemens, d'établissemens nouveaux, mnlliplics en Europe et dans l'Inde, outre les dividendes annuels distribués aux actionnaires , la Compagnie répandait tous les ans en Hollande d'importans articles de commerce qui multipliaient infiniment dans l'intérieur de la République les moyens de subsistance pour le peuple, pendant qu'elle fournissait aux négocians de nouvelles ressources pour mettre à contribution toutes les nations de l'Enropr. *

■ 1 iwul

La pperoière conquête de la Compagnie fut celle qu'elle fit* an commencement de 1605, de l'ile d'Amboine, r[ui fbt suivie de celle des autres iles Molucqties ; conquête peut-être la pins prêciense de toutes celles qa'elle fit dans la suite : car en Inî donnant le commerce eicIusifdeN épiceries , elle lut assura tin très-grand avantage dans le commerce européen et en même temps dans celui des Indes , où les épiceries jouissait' d'une grande supériorité sur relies des autres nations.

En 1619, la Compagnie s'empara du fort Jaoatra dans l'ile de Java, sur les ruines duquel fut bientôt élevée la célèbre Batavia, dont la Compagnie fit lacapitale do son empire.

La Compagnie fit en 16401a conquête deMalacca, l'une des places les plus importantes des Portugais; ce qui rendit les Hollandais maîtres du détroit le plus considérable des Indes.

L'année suivante les Poiiugaisqni s'étaient soustraits A la domination de l'Espagne, ronclurcut un traité de dix années avec les Hollandais. Ce traité assura la liberté de la navigation et la possession des lieux occupés respectivement par les deux nations. '' ■ '-'-i

Ce traité arrêtait les progrès des Hollandais dans le'WM*''^ merce des Indes. Mais il fut mal observé; car ils s'emparèrent de Gallot et de Colombo, les deux principales places que les Portugais eussent dans l'ile de Ceylan. Les Hollandais réunirent par ht le commerce exclusif de la canelle it uelui de lananscadeet de la girofle, que leur donnait la possession de« Molucques, et se rendirent en même temps maitrr»! du détroit entre cette ileet le cap de Comorin.

En vertu des arrangemens faits avec l'Espagne et des ditpositions du traité d« Vienne, la Compagnie des Indes-Orreo*' taies se trouvait sur le point d'être supprimée entièrement, oo

du moÏDS suHpeDcliif' pour l'espace dr sept ans; néamnoloK le» administiateuis de la Compagnie épiiisèreot Ions les moyen» pour prévenir les pertes «gue sa flissolution enIraÎDCrait après elle; ils armOrent dilTorens bàlrmcns sous pavillon étranger : dont l'un, muni d'un sauf-conduit du roi de Pologne, ful^ pris par les Anglais dans les bouches dn (îange. Un aui sous le pavillon prussien , fut obligé de se sauver dans l'EII Cependant la Compagnie sesoutinl , et le privilège qui expii en 1740 , fut renouvelé pour nn an ; il en fut de même à la fin de l'année suivante (1741), attendu qu'on n'avait pu s'arcorder sur le chiffre de la somme que la Compagnie paierait aux Etats pour l'obtention d'une prolongation à long terme; cependant celte difficulté fut levée it la fin de l'année, et l'oc- Uoi fut alors prolongé ])Our le terme de douze ans, à pai des premiers joure de l'année 1743 jusqu'en 1754. A et ocrasion, la Compagnie s'or^upa d'économies dans les penses superflues et de dispositions pour des acbals cont dérablee de denrées tant dans le pays qu'aux Iodes.

Son Altesse royale Monseigneur le prince d'Orange, stac houder de Hollande, fut en 1749 nommé directeur sup< rieur de la Compagnie des Indes-Orientales. Son Allesd était investie du droit de présider soit par elle-même par un délégué , toutes les réunions de la Compagnie, et d'ail très pouvoirs trés-étendus.

, Parmi les principaux articles que tes flottes marcbaDd apportèrent pour la Compagnie des Indes-Orienlales , on re^ marque l'indigo, cette précieuse leintnre qui, déjà depuis des siècles . exerraîtla plus heureuse influence sur le commerce et sur les fabriques, principalement sur les teintureries. Comil f«t article venait en grande partie des Indes, le commercolj trouva bientôt à même d'en pourvoir les teintureria

autres fabriques de l'Europe qui eu faisaient usage, et if rapporta des trésors rousidérables aux oégocians hollandais; aussi existe- il eiioore aujourd'hui de puissans capitalistes , surtout à Amsterdam, dont la fortune a pour origine le eom- Riercede l'iudigo.

Ce commerce date même d'uoe époque aalérietire à la fondation de la Compagnie des Indes-Orien(aIc?«, car déjÀ alors on avait équipé plusieurs navires destinés pour les Indes , tant pour compte de particulière que ]K)ur celui de quelques assortions à Amsterdam , à Rotterdam et en Zélande. En l'an 1595, il y en eut douze; en 1598, vingt; en 1600, huit;eo 1601 dix-sept; la dernière de ces expéditions entreprises pour compte de particuliers fut celle de l'année 1601. Parmi les marchandises qu'apportaient ces navires à Flessio^e en 1604, se trouva aussi l'indigo. Plus tard arrivèrent sur sept vaisseaux de la Compagnie des Indes environ 600,000 livres d'indigo valant 900,000 florins, tandis que, déjà dans l'année 1633, trois vaisseaux seulement apportèrent une quantité d'indigo, de la valeur de plus de 5 millions de florins. *)

*) Il arrive loiivcnl, dit t'autrur de cet article du UandtUblad, que loul es qui e>l oaufcau et non eoeore en uiagr e^ncnl, doit lutter contre lu p1u> srandlpr^jui^iet C0Dtr« l'oppoiilion la ptui TÎolenls; ddi négociini ^proinrirenl donc lurlouten Allcnapie e( «n France lei pliu rorleaeDtratetdana h débit de l'iadigo. Noiuen âtetoni pour preuTc qu'aiant ([u'oti connut en Europe l'uMBïde l'indijo, on le tenait, pour leindrelcadraptenbleu, deguéde ou de paatel (iia<ù((iic(orM|. La culluredu paitcl ^tait alon gt'aFrak-incnl en uuge en Allemagne et eu France, et Toniigit une brmnclie importante lie commerce. Ce commerce floriKailiurtoul dani le> iilleide la Thurîne" ou, *on|-innée 1616. an •^nciiltivaitdana pli» de 300 *ill*|eijiin]D-& 121 15,000 ■crw

EaFranceon culliTail prïnripiilemrniTil ^néde ilani le tanguedon, lorlout k TanbnW,Saînt-Papnul.nirapiiii,1Ji''iuilBlAtb) eldauilc paii de Lautviuaif , «oquelon afui donné te nom de pâyt de Coctgne , t cjute de la grande quantité depaînadepaïUt in'oi) Y fabriquait, el qui étaient ippeKt Catagaes. Le> plui richea ramilteidu Lanfnedoo étaîenl redcTiMea de Icun (brruiieii cette cullnre.el leaplui betlel mainni i[ai omatenl la ville de Touluu«e,B<iien[éléb4liet par dei nê|ociani en guMe nu enpulel. Un d'enlreuiatailétë garant, «n.parler d'aulrc. itnniaclioni importante. . pour une tonime conaiderablF. de la riin<:nn du roi de Fnnrc, Fnnroii I''. On calcule

Toiitti» les mesures ^roiiibilives da quelques Etats furet împumiuites i diminuei'l' usage toujours croissant de l'indigObl et ils ne purent empêcher les Hollandais de faire de cet article uoe branche de commerce qui leur rapportait des miilioiu. Outre les importantes exportations qui s'en faisaient pour les teintureries et autres fabriques étrangères, le grand nombre (Refabriques de draps eu Hollande fut cause que l'on en consomma une quantité considérable dans le pays. À Leide , eu- Ir'autres, on comptait 350 métiers, dont chacun lissait heltdomadairement trois pièces de draps de 20 aunes , de maniùre qu'on pouvait calculer <jue celte villeseule fournissait aunueL- j lenteut 54 à 55,000 piùoes de draps. ■

L usage de l'indigo oll'rait aussi une grande éconoiDie:oa caUulait qu'il ne coûtait que la sisième partie pour teindre à l'indigo de ce que coiitait la teinture â la guéde, el eu outre la teinture à l'indigo était beaucoup plus belle et plus f lide ; à c«tte lia on s'en servait dans toutes les couleurs afin d les fixée d'une manière durable.

Le grand commerce d'indigo des Hollandais dans les Indes- Orientales excita bientôt l'envie de tous les autres peuples.

'..[ Les Français Je cultivèrent à St-Domîngue (Haïti); dansi siècle passé l'exportation s'élevait déjà A 1 5 millions de Itvn

que, du» cei conlrée* leulcg, J'ciporlalion unnuellB du piilcl l'élcvtil à 200,011 ti^u de aOOlivrei chacune,

U ne faut doDC pat t'iïlannet que le commetcc nêeiUnduiqui, pur l'introduction de l'indigo, uncanliiiaït ot remplaçait un* brauche auui aDCieiine et auui canudêliU*4 pioipérilt! , éprouva pattuut dani cci contiéei la plui vive nppotilion. Ba t59S, t'u) de l'indigo fui défeudu en FnDCe> en 1G09, Henri IV le punit inAme de la paiiii mott.Plui tord cette peina tut mitigée par le célèbre Colberl, eacequ'onpcinitl] lïinturieTi d'emploj'Gr l'indigo, pourru qu'ili le mèlaiienl de la guUe. Co ne fut q l'iiniiitc 1737 <]ue l'emploi enfui enlïèrementlibrc. loni condition auciioe.

|n,SjMP^'%ft^lje!»p«elçp,.^5iefeHB,l'ini>fiiitéHl«^^

Le8EspapK>lsâ'y appliquèrent à GûateoMiU, et cela avec im si grand saccès que rexportatien rapporfaiit jusqu'à 15 millions de florins desPays^Baç. Dès connaisseurs ont déclaré que cette somme était su$ce|Wibl^ d'élre décuplée.

En 1672, U Jamalqi^ fournirait déj^ des quantités considérables d'indigo à rAngleletre; maisnnipipot de 3 sh. 6 p. par livre ruina les planteurs, et toute 4a culture d'indigo cessa. On s'j éiajii beaucoup mieux;, pris 4 1^ Caroline où l'on accordait, uneprim^ de ,6; pi. par livxe d'indigo qui serait importée en A>ugl6terre> ^ussi y envoya-t-on déjà en 1747, 200,000 livres de cet article. *)

Outre les possessioas que la Compagnie des Indes-Orientales acquit et le$ ét^lisscniidns qu'elle. forma, elle présenta aux actionn^Ures pti dividende annuel, qui depuis 160& jusquesà 1648, a été c^wmesuit :

En juUlet 1605, 15 «pour cent,

y mars 1608, 75 » i^

y> juillet 1607, 40 i> r>

y^ avril 160S, 20 » »

n juin 1609, 2& » w

y août ,1610, 50. » y>

» décembre 1612, 57 j> n j^

» août 1615, 421- )» »

*) Les £(att-UnÎ8 ont plat turif ^gafement pris une part cobtidërable au commerce ^Hadigo, tant pour l'importatioa'-que pour l'exporlalton r la première le montant d*i^réa des document officiels , depuis l^ÛOjnfqu^à 1814 , à 6,917,495 livres ; la seconde à 4,888,281 lÎTres.

Aui Indes-Occidentales, le* Anglais n'ont pas fait moins d'efforts à fayoriser la cuU Hue de Tindigo. En 1779, les planteurs de l'article furent encouragés par tous les iB03feiis possibles. On leur accorda sur le produit ëTentuel un prêt en numéraire au mratanid'wi million de IWres steriing. Eq. 1786^ Vexportatipns'éleTV ta 245,000 li« Ties, estimées à plus de 700,000 fi. des Pays-Bas; en 1810, l'expçrtation était déjà moiitée45,57b,824 livres, valant 23,400;000 fl. , et en 1825 , elle s'élève à 7j530,53i ^vres piétentant une valeur de 38 à 40 millions fl. des Pays-Fas. i

En février

j> arril

y> aoftt

7^ mars

» janvier

9 janvier

» janvier

y^ décembre

7^ mars

» mai

7^ août

3» mars

y> novembre

» mars

3» novembre

7^ octobre

)» novembre

y> janvier

9» novembre

» février

» novembre

)» décembre

y^ janvier

y> novembre

y> décembre

y> janvier

3» décembre

)» janvier

pour

cent.

Entoat 987 pour cent.

Ce qui fait un produit moyen d'au delà de 22 pour oeii par an; de sorte qu'au temps delà paix de Westphalie, qui a$ snraitàla Compagnie des Indes toutes ses acquisitions, <

tout son commerce dans cette partie du moode , aile se trouvait dans la sitUEitioD la plus brillante. Maîtresse de paya de beaucoup |j1iis d'étendue que les Sept Provioces , et plus importaos encore par la richesse de Icui's productions , elle avait de plus le monopole de plusieurs branehes de commerce, qu'elle avait acquises par des traités avec les princes Indiens. Outre un tribut annuel , dont elle augmentait le trésor de l'état, elle florissait encore davantage par le commerce des difTércnlcs marchandises qui lui venaient des Indes, commerce qui ne pouvait qu'augmenter considérablement celui que les Hollandais faisaient en Europe.

Pendant celte période, où la Société Orientale obtint réellement des avantages immenses, sa flotte, que l'Etat avait augmentée de trois vaisseauK de guerre, s'empara d'une forteresse dans le Brésil; dès l'année 1626, le valeureux Pîet Hein avait enlevé aux Espagnols une flotte transportant une somme évaluéeàquarlorze ou qninze millions de florins; bientôt après il se rendit maître de presque tout le Brésil , de l'ilc de Curaçao et de quelques autres places moins importantes.

Les efl'orts que les Suédois et les Danois firent pour prendre part au commerce des Indes; ceux de quelques autres nations, et en particulier l'attention que les Anglais donnèrent à cette partie de leur commerce et de leur navigation, et plus encore la grande supériorité que les Anglais avaient acquise dans l'Indoustan, ont dû nécessairement diminuer les avantages que les Hollandais retiraient de leurs établissemens aux Indes. On n'a qu'A jeter les yeux sur les dividendes qui ont été payés an intéressés et à leur Compagnie depuis lô'iSjusqu'en 1774, pour y reconnaitre une décadence, qni insensiblement présageait l'anéantissement total de la Gimpagnie, si elle ne trouvait encore de nouvelles ressources propres à la soutenir. Ces dividendes ont été |iayés de la manière suivante;

H EUjanyitf

1649, 30 pour

oeot

;*v;jPiP

.! ' njiimier

y> idé^inhre

: ii jf^^èpBm^

Page 1