COMMERCE AVEC LA FRAHCE
Les conquêtes que les Hollandais avaient faites dans les Indes, les mirent en étal de fournir à la Franre des marchandises qu'avant ce temps-U elle était obligée de tirer des pays soumis h la maison d'Autriche. Le commerce de la France «tait pour la Hollande d'une importance remarquable , et une source de grandes richesses. Quant aus exportations que les Hollandais y faisaient , la preuve en résulte de l'état présenté |>ar l'ambassadeur de la République, en 1 658 , au ministre de France, pour obtenir le renouvellement des mentes traités ; cet état porte les exportations que les Hollandais faisaient â cette époque en France , à quarante-trois millions de livres, il n'y est point fait mentiou des importations qui durent être très-considérables, surtout en drogueries, en marchandises ilu nord ut on poissons sec^ et salés.
Le commerce reçut encoi-e une nouvelle impulsion de Tacfroissement de la marine royale de France, qui donna lieu à des importations immenses de marchandises du Nord. Leur importance frappa le ministre Colbert, au point qu'il tenta d'établir en France une navigation directe avec le Nord , alin de retirer r«tle branche si féconde d'entre les mains des Hollandais. Bien loin que les tentatives de ce ministre aient été suivies de succès , ce commerce reçut encore dans le XVIII* siècle de grands dévcloppeiiieus pur les progrés des colonies françaises eu Amérique , dont les l'etours ont été ensuile o(>i''n''« en F.urope par les Uollaudais si>iil«. Tous le» articles
qui ont l'a»l |>oiii' lalioltande un objet tle cotiunervc , rappoi Iiint plu» de vingt millions, n'existaient pas encore en 16
Voioi comment un auteur disiingité éonmére les artic] de commerce (|uela IloUande envoya en France an coioi cément et verele milieu du XVll* siècle : d'abord loolos tes d'épiceries, des ouTrapes en fer et en cuivre, du fer barre, de la graine de lin à se.tier, du chanvre , du lia , dèb dro(;uenes , des coiileiii-s, du froudrou et do la poix, des sapins, des planches , des douves et antres bois , des cendre* de savonnier , de la potasse , de l'huile de lin et de navette , dn beurre et du froma^je, du sanmon salé, du hareng, des baleines , de la poterie de Dell'l , du cuivre rouf^e , du fer-blanc, du fil d'archnl et du 01 de enivre, etc. Les principales ville* de commerce de France , où les Hollandais abordaient direc. tement pour le négoce, étaient Rouen, Dieppe. St.-Hala*., Nantes , la Rochelle, Lïbonrne , Bordeaux , Rayonne et seille; Rouen fournissait les toiles dites Rouenneries, qu' envoyait en grande partie aux Indes-Occidentales; on rapportait aussi des chapeaux, du erre, des chardons ponr les oardeurs, des pommes et des poires et diverses autres tnarchandise-s; Dieppe fournissait aussi du verre à vitres , dm dentelles, de Sf.-Malo on (irait du papier, du miel, des peaux de veaux préparées et écrues , des pierres pour les fondeurs , du sucre de St.-Domingue , etc. Nantes donnait da miel, du safran, de l'ean-de-vic, des pruneaux, du sirop, du sucre, etc. La Compagnie française des ludes-Orienlales faisait ses ventes A Nantes ou dans le port de l'Orinit , d'oà l'on importait quelquefois par spéculation en Hollande du thé, des porcelaines, des étoffes de soie , des tissus de coton et d'autres marchandises des Indes- Orientales. La Rochelle qui était une des plus grandes villes de commerce de France , vendait aux Hollandais des vins et des eaux-de-vie, du Cognac, du sp\ . du papier , des planches de noyer et autres denrées de ce« garages, Vis-à-vis!fl Rochelle se Irouvenl les iles de Rhéetd'
■ec.
hatqm; » là première , queues Hç^lanJaib tj tkmÊWmMiiiéa mk êi nme^^iide ^fteantité de Tins dé qanlité inférieure, k Oleron oo allait prendre beaucoup de sel. Il veaÉsIiuMMiÉlkiMiittin ^rrandsbmbfe debàtimens deLiboume -, Att^pAs^de: finr db Bergerac et de marons. La Républiqde iiiitailMdfM'iinigftinddoaiincftte de vins eC d*eaux-de*?ie ; cette mU» iMlmtseait anssi du vinaigre de vie , des^ marons dé 4UafBiide prônes ^4es;^noix> du oiiel , du papier» du safran de llDHtfciubaai> dé td- graine de lin pour lés huiles » 4ii bois de ii0^fW^'telc«'*A Berdeaaii on tenait denx foîires qui duraient «hacQneqainBe joncs ^' la première commençait an premier mars et la seoende an qoinM' octobre. A çeS denx époques les naarcbandises qu*on y apportait de retraiter payaient friHins dé droits d'éUtrée et de sortie. Bayolme. Ibtiiwssait beaoconp de sortes de tins divers , des eaiux*de^vie *} , des pralMM, des raisins, des marons, des graines de lin ordinaires, de%i térébentine et de Thuile de-téfébentiiie , des laines , etc. an tirai t^de Marseille des huiles, des olives, des cApres, du ^fateo, dtfcmiel , des amandes , des figues , des raisins, du vert dl^Espagne , du pastel , des marons* et plusieurs denrée» du Le- -ipiant. Les Provinces-Unies envoyaient souvent des mardian- ^fseapaiÉ Marseille à Srayrue-, à-Omstantinople et imtres pla» dn Levant.
^l Voici Télat des vins de France entrés en HâlUnde en 1778 :
Vuleur
•"•'■ ' ; cntitites.
ilifliérenf crus de Bourgogne è^474 '
» » » Cham)Migue 27,288
» » » Bordeam 5,234,625
Be.dUflërcns aislres4!rus ^ • . 1,112,070'
Eaux'df'vie, 1778.
Vomw 744,606^
Liqueur â diverses. 1778.
tow. : , 22,391.
Vinaigres» 1778.
consistait » jvei^ <la seo^ode moitié du f iècte ^ derntei^#5d<iiHif4# transport dos mandiaiidifies françaises ^q diveoses opAUf^ de KEuropn. C'est de. la HoUande et de^ la Zélando i^m^PWiS diandestinâment mw: partie des yiiis iqai m\ oaoAOoiniaiejpMt .<9n ADgleterre. Si la JPraooe ^t l'Angleterre ataient qo«amefo^ librement entre elles, on si les marchandises françaises avaient pn être importées, en. ne pajant. que 1^ droits auxquels étaient soumises celles des autres nations de l'Europe , on si au moins ces droits araient encore diminué par rexportation> rAngletdrre aoraît pu avoir sa part dans un eommeffce qu'on reconnut àicànlageÉi pour la Hollande.
(>Dipeutju|BfeF4eiriitq)Qrtanc&du4)oa(unerceavec.lA FEance vers Tannée 1789 par les détails suivans : .f
A cett» époque, la France tirait de la Hollande^. pqw deux à trois millions de franosde fromages, un mijUcm de laine , cinq cent mille Crânes de lin , deux millions de tfil^c^ huit cent mille francs de oéruse, douze à quinze cent milice fiumcs de toiles, six cent mille, francs de dentelles, de fikt -e^t pour trois à quatre cent mille francs de produits d^miqn^, \A% que sublimé, mercure doux, cinabre, tournesol^ etc. Le seul article des épiceries provenant de ses colonies formait une somme de trois millions de francs.
La totalité des importations en France s'élevait annuellement de vingt à quarante millions.
Etats des importations.
En 1787 24.197.700 fr.
En 1788 23,896,700
En 1789. . 36,779,000
liès'^èts de oMimieri^e lextériear dont la EMiando apffre^ HsiMiiâit en partie la France , étaient les {praiins , les bois, le»^ (MlMMs, las tnéftanx, etc. La 'FVanoe soldaft ces Importa- IMMiF)>ariinèValeàr deltiùatre à m millions en yins, éam^ êè-^Hlô et oomestibles, vin^ à trente millions de Mère et éàK'r ^ iinit k dix millions' dé produits de bes fabriques.
i. En. 1787. .•;......... 3a,57l,500 fr.
Eîi 1788. 45,661,100
En 1789. 43,157,000
Set'ièimense commerce avec- la Hollande dut se ressentir des événemens survenos depnis 1 789« La perte des plus belles colonies françaises, et la création en France des établissemens de produits chimiques durent opérer' un changement notable dans la nature des échanges, et rien ne put remplace!* complètement en France tes productions de Saint-Domingue et de Tile de France. Cependant , sans as*^ pirer à un commerce aussi étendu qu'auparavant , les Fran* çais pensèrent avec raison que leurs relations avec la Hollande auraient toujours une grande importance, et que- les Hollandais, qui trouvaient chez eux une énorme consommation de tous les objets de leur commerce, prendraient e^ retour une plus grande quantité des produits agricoles et iadostriels français pour lesquels ils chercheraient de non- ▼eaux débouchés.
Voici les relevés fournis par ordre du gouvernement français, quelques années |Hns tard: Les arlicles de commerce que la Hollande vendait à la France annuellement étaient d'abord des comestibles, des bestiaux, des drogues,, des épiceries , du blé, du froment, des légumes, du poisson salé, de la morue, du saumon, du fromage,, du poivre, da
girofle, des muscades, des canelles, des eaux-de-vie de giuins *) , de le biéic, poui' une valeur moyeaae de 6,400,000 de florins; le bois, les inétaui, les combusUbles , les |i duits et matières bruts de terre, etc. ; les bois d'ébéuisi rie et de coQstruclioD, de teinturerie et de marqueterie, cendres :ï engraisser les terres, la potasse, le cuivre, l'ivoire, l'acier, le fer, l'étain, le laiton, le plomb, le suif, les baleines, rbuile et la colle de poisson, la ciro jaune, les huiles de graines, les peaux et pelleteries non apprêtées, les soies déport, l'azur, la gai'ance, le minium, les tabacs en feuilles, formaient ensemble une valeur inoycnue de huit millions de florins.
Les marchandises manufacturées, fabriquées et ouvragées, les toiles de chanvre fines, les toiles de coton, les toiles pctnles,les toiles et mousselines des Indes, les papeteries , la librairie, la mercerie, la quincaillerie, formaient une valeur do, deux i\ trois millions de florins.
Le commerce des esclaves dans les colonies, pour une leur de 25 à 26,000 florins..
Tous ces articles réunis prësentuieol une valeur annuelle de 15à 17 millions de florins. La France exportail en outre une grande quantité de marchandises fournies par la Hollande ; un relevé de l'année 1792 porte la valeur réunie des importations et des exportations, tant parmerquc parterre, à34 millions de florins , et pour l'an VIII de la République , cette somme totale est portée à pias de 50 millions de florins.
eOMMERCE AV£C L EâFAOHE.
, Le» productions respectives de l'Espagne cl des pays
nlùlaient des objets de commerce pour les Hollandais , cf s entrepôts eu étaient coustamiueut pouivus. Ils n'étaient îvês que de la nnvîfjalion directe, mais ils savaient y su[>- ■ et 9C procurer les productions de l'Es^iagoe , dont ils Ikieut besoin pour le (MMumerce d'A-Llemagne et pour celui inofd , et faire passer en Espagne tout ce dont cetteoation iquail , sous des pavillons neutres. Avant la paix de Himst il y avait en plusieurs interruptions du commerce avec bpEtfpie; pendant la trêve de douze ans en 1609, les reavaient été reprises, mais à son expiration elles furent de nouveau interrompues pour ainsi dire jusqu'en 1648 ,mais ta Hollande en fut bien dédommagée après cette époque; la décadence de l'agriculture et la chute des manubctores eu Espagne iïrent l'aire de grands progrès au commei'ee de la République, elle eut alors souvent l'occasion d'y expédier des grain» avec un bénéltce considérable, et , au détriment de l'Esfmgne, ce commerce s'y est maintenu. La chute des manufactures ouvrit un débouclié immitnse ponr toutes »ortes d'étoSes de laine et de soie, de toiles, de quincailleries, de bonneteries, etc. L'Espagne avait en un mot multiplié elle-même tes canaux par lesquels les Hollandais attiraient chez eux unegrande partie du produit des mines du Mexique el du Pérou ; elle dut leur livrer ses fruits, ses vins, ses soies et ses laincH, qui ne suffisaient pas même pour équilibi-er les importations ; et les Hollandais firent pencher la balance en leur faveur pour une somme d'argent considérable.
La guerre qui fut rallumée à cette époque (1702) , fit cesser (lenouveau, toutes les relations , et ce ne fut qu'en 1713, il la paix d'Utrecht , qu'elles furent rétablies sur l'ancien pied. L'Espagne conclut un traité de commerce avec les Etats , le 26 ^in 1714; depuis ce temps la Hollande trafiqua beaucoup c l'Espagne , surtout avec Cadix ; elle y envoyait alors des I imprimés, des étoiles de laines et de soie, du grain . ■rioul du froment, dans les temps où l'Espagne en man-
quait , des toiles u voiles , du cuir , de la ctre , des aiguilles , des é|)ingto* , du giugembre , qu'on consommait en partie en Espagne et en partie ans colonies espagnoles des Indes-Occidentales; outre le commerce avec Cadix on trafiquait en Espagne avec St.-Luc, Séville, Bilbao, St,-Sébastien, Mallag;a , Valence, Alicante, Majorque, Barcelone , etc. De Cadix on apportait delà laine, du sel, du vin de Xérès et des Canaries , de l'huile, des figues, des raisins et d'anti-es fruits secs ; il arrivait aussi des colonies espagnoles citées pins haut, par Cadix, de l'or et de l'argent monnayas el noD-monnayés, de l'indigo , de 1.1 rochentlle , du tabac de Vurînas, du quinquina, de la vanille, jelapjie et autres drogues ; St.-Luc fournissait abondamment du sel ; Séville, de l'huile et de la laine , Bilbao et St.-Scbastien des châtaignes, du safran el une grande quantité de laine; M a laga également des laines, de l'huile, des raisins , des vins, etc.; Valence, des amandes ; Alicante de la graine d'anis , du vin, du savnu, des raisins, etc.; de Majorque en tirait de ThniU-, et d'Allematta beaucoup de sel; de Barcelone, prèsqa'esclusivenient des eaux-de^
Les Hollandais commerçaient aussi beaucoup par l'Espagne avec les colonies de cette puissance aux indes-Occidentales, et quoique le gouvernement semblât s'opposer à ce commerce, il se faisait cependant avec beaucoup d'avantage au moyeu de snjets espagnolsqniy prêtaient leur nom ; les gouvernemeos le toléraient, convaincus que ce commerce ne pouvait se l'aire sans l'aide des étrangers. C'était surtout par Cadix que la flotte se dirigeait vers les Indes, et qu'elle ramenait ces riches cargaisons. Les Espagnols qui se prêtaient au commerce des Hollandais étaient en Amérique et en l'apportaient de l'argent et des denrées qu'ils dirigeaient ensuite sur la Hollande. Les bâtimens cinglaient au printemps vers Cartbagène et Porte Bello, oi'i il «e tenait annuellement des foires remarquables, fréquentces par les Indiens, qui y apportaient do
l'aigml de.Uma, de Panama et autres, pl%iQe» du Pérou et 4e Xerce-Cemei<«a échange de denrées européennes. . .
-■ ^La flotte eoDtinoait ordinairement an mHiea de rété.aoïi fûyVge /ren le Hexiquev Yera-Giruz^ et antres places de la HonveUe^Espa^^; œtte flotte était composée devingt* «ttq l>&lûnei»i qui , au retour, prenaient à la Hayane du ta^ bac, des ferles fines, des dîamans, des pelleteries, dn l^^is de^teintore et de la laine de Vigogne.
COHIIXRCE ATXC LE PORTUGAL. ^
Le commerce avec le Portugal était très-avantageux pour la.Jiéerlande; avant que les Hollandais naviguassent sur rinde, ce commerce était de la pluahaute importance; cepeiidant lorsque en 1580 le Portugal fut réuni à TEspagne, oe^commerce fut interdit avec celui de l'Espagne. En 1640 , les Portugais secouèrent le joug castillan, et proclamèrent rot le duc de Bragance. L'année suivante, il fut conclu une trêve entre le Portugal et la République , par suite de laquelle le commerce commença à revivre; néanmoins la rupture de la trêve, en 1645, brisa de nouveau les relations» OMMBerciàles , et la guerre reprit avec acharnement jasqu'à kl paix 4e 1661 ; par cette paix, le commerce hollandais : fut etmsîdérablement favorisé, et depuis il s'étendit iihremeal 4m§ tont le Portugal. Les articles de commerce que la fi^p pid)lique dirigeait sur le Portugal se composaient de toutes sortes d'étoffiss , de tissus de coton et de toile imprimés., de oMfecttomiés pour Tun et l'autre sexe, de papiers, de peaudi.» de^cvivre et de batteries de cuisine, de cartes i jooer,^ de pondre à tirer, de plomb de chasse, de balles «i plomba omnitions , ainsi que de beaucoup d'autres denrées^ les Potngais envoyèrent au Brésil. Le plus grand trafic M' fiûsatt avec Lisbonne la capitale, avec Oporto et Saio^ Obes. Les Hollandais rapportaient de Lisbonne du sd^»
éa ' tSÈMé éé Brésil , dif tabao, du i>oi8 de Icûitutev' di9» fM»!leterieé' , de là laine , de Thiiâe , dn ?in ^ de» iammi ^. deè iS^ gnes, da ging^embre,. des oranges, des cittons^ daa'itMr fitores, deir drogueries, des dentées^^ dsa perle», el • ai|tiw pierreries préeieoses/Poft^PdcIfouriiiseaiteBgiMidetporlîe dn vin ei dn snmac. A SaînI-Ubes on prenait du sel en grande abondance. L'île de Madère, une des Iles Canaries qui appartenait aux Portugais, donnait du sucre, du vin, (fes écorees de cHr^u sèdbesetén oonfitûres^ et desicoiAiiiies de diverœs espèces. Les autres îles Canaries, appartenant aux d^ pagnols> ferentégalenmit fréquentées par les Hollandais qui en tiraient des vins fins et du sucre des Canaries.
LE COlOliEilCE AVEC LA 6RA9D£-Bfl£TA€»fE^ OV I^AMSUOÈSUÊt*
L*ÉCOSS£ ET l'iRLAMDE.
Ce commerce devenait très-important depuigrétablitseoMot de la République; il aurait été encore plus favorable ans Aifclandais, si T Angleterre n'avait sévèrement prohibé rnoporla»* tien de plusieurs denrées et chargé d'autres outre mesure, ^ii point que le bénéfice en était considérablement réduite Xe oemmence avec la Grande-Bretagne florissait en HoUasde, el surtout à Rotterdam ,. cette ville étant plus favorahlenMHf minée pour ce commerce qu'Amsterdam. On expédiaît..à Ja Grande->Bretagne, et partieulièrement à Londres, des. toites fines, delà toile à voiles, du papier, des baleines, du Cm* brai, des épiceries, etc.; et Londres envoyait en retpiiri4u tabac de Virginie, du vitriol, de la colle, de l'étain, du plemi), del-alun, du verre, du liège, des peaux de vean&».des draps> de la flanelle, et d'autres étoffes de laine, delà MÎa, des'basetdes bonneteries en laine, des chapeaux, des. doiirées' des Indes^Orientales , de la craie , du blanc dei pleorfn» des faïences anglaises, etc. Exon, HuU et Bristol fonim^ saient encore une quantité d'étoffes , de bas et d6 bcmieteries de laine ; de Néwcastle et de Sundérland , on apportait
t-galfi»enl tlosétoflea dolaioe, du charbon de terre C[UOK|u'il fût inférieure au charbon anglais- En Irlande on traitail avec Dublin et Kork. on y prenait des serges , des ianelles, des draps et autrnt tissus de Iniue, ain»i cjne de» viandes salées . lia lalk , des peaux pré|»afées de bœufs et de vaches.
C0Uft1Enc£ DU NORD £T DE l'xST.
La navigation vers le Nord et vers la Mer Baltique, est, ainsi que nous avons eu occasion de le reiBanjner , une des pre- ■nîOres que les Néerlandais aient entreprise, et le commerce du Nord et de t'Est avait de ces lentps-Jù fait des progi'ès si considérables, que la navijjatiou des Villes Anséatiqucs en éprouvait beaucoup de dommage.
près la trêve de douze ans, conclue en l'année 1609, les puissances de l'Europe recherchèrent l'amitié delà elle République,el les Villes Anséaliquesqut avaient déjA lODOup perdu de leur éclat , se virent obligées , afin de prévenir la piTle du |iea de commerce qui leur restait, de conclure , en 1631 et |>lus tard , plusieurs traités de commerce avec les Etats-Généraux. Les Uollaudais conservèrent, pour ainsi dire seuls , la navigation de la Baltique, et la ligue ansèalique était finalement dissoute. La plupart des ville» qui en faisaint partie perdirent le nom de Villes Anséaliques. labeck, Hambourg et Brème ont à peine conservé jusqu'il 'Jours celte antique dénomination.
t commerce avec la Moscovie se faisait autrefois par Revel Herva, plus tard directement avec Archangel. Le Czar ouvrit en 1604 Archangel au commerce , et depuis ce temps les Etats se sont toujours clForcès A entretenir une amitié stable avec la cour de Russie, qui de son coté favorisa le comntcrrc de la Hollande. Les articles que l'on expédiait en e. sont des ducats, des rixdalers, des vins, des eaux-
Ae-vie , dn bois à' teindre le cuir eo rouge , des objets de Narémberg , des harengs salés , des peaux de castors , des épi^ ceries , etc. Après la fondation de St.-Pétersbonr]^ en 1 703 , lé commerce avec la Russie d'Archangel passa à la yille db Pierre-le-Grand: Les denrées que la Russie eipédiàît en Hollande consistaient en toutes sortes de peaux , de pelleté^ ries , de toiles la plupart en gros tissus , en sapins et autres bois du nord , en poix et goudron , en potasse et védasse , eu suif, en huile' de poisson, en saumons ^alés et fumés /en
nattes à emballer et antres espèce^ , etc. , etc.
LE GOHMEtlCE AVEC LE DAlTEltf AAck ET LA UTORWÉGE.
La Hollande établit des relations avec plusieurs ports d« la Norwége, tels que Bergen, Dronthem, Christiania, Stayanger, Drammen , Vossond , etc. On y importa des riidalérs, do sel , du houblon , de la chaux et des briques , des qam-^ cailleries , du tabac , des épiceries , des cotons imprimés , des laines et autres objets divers. Les Hollandais y prenaient en retour des bois de construction et de chauffage , du cuivre , du stodcvisch , de l'huile de poisson et quelques marchandisea de n^oindre importance. Parmi les différentes places qn^on fréqnettta en Danèmarck , G>penhague et Elzeneur sont les principales et puis quelques autres ports sur le Sund ; on y porta à«*peu-prés les mêmes marchandises que la Noi*wége re^ chercfaait,et l'on en rapportait dn stockvisch ou de la motué d'Islande , du suif , du chanvre , de l'alun , des étoffes de grosfe laines d'Islande , et autres objets divers. Du Jutland » qui appartenait au Danèmarck , on amenait des bœufs maigres qu'on engraissait en Hollande; mais, les impôts firent bientôt tomber en décadence cette branche de commerce, liée navigateurs qui se rendaient à Bergen, représentaient jadis de si grands intérêts, qu'ils avaient à Amsterdam nne chambre particulière et que le gouvernement leur avait ae^cordé plusieurs avantages réglementaire;^.
LE COMMCRCE AV>EG LA. SUÈbB,
I^ ^ïomm^rce était plus iaipoiiaût par rapport aox denrées qn'op tiraildela Suède qae relativement à celles qu'on y ex^ pédiait ; le traflc se faisait particulièrement a?ec Stockholm» aTeo Nordkopping^, Nykopping et quelques autres places. Qqy expédiait les mêmes marchandises que celles que Je Da- Q^mafxk ijBt la Norwége tiraient d'ici , et Ton y chargeait dea bois , de la poix et du goudron , du souffre » dq suif , de Tétain et une grande quantité de cuivre et d^ fer, di) fil d'archaî, des poteries de cuivre, etc. Le cuivre de Suède se dirigeait en grande partiesur Amsterdam et y était souventàaussi bas prix qu'en Suède même L'argent était naguère si rare en Suède qoe les directeurs d'exploitations de mines de cuivre étaient obligés d'envoyer en garantie le cuivre qu'ils avaient en magasin» pour tirer d'ici, en échange, les fonds; nécessaires k l^rs entreprises.