‹ Essai sur l'importance du commerce, de la navigation et de l'industrie, dans les provinces formant le royaume des Pays-Bas, depuis les temps les plus reculés jusqu'en 1830Chapitre 37 sur 126 · Tome II · texte numérisé non relu

Tome II

Técoltés sur les rives du Weser, et qui se éhariaient par cette rivière, et quantité considérable d'autres déniées. EmdeD, ville d*Oost-Frise, située sur Ta riviël^ l^Eins , soiis lepatro-* nage des Sept-Provinces^Uniès, tirait de la Hollande les itiar^ chandises que demandaient Hambourg et Bfêitie. La vtile d'Emden, favorisée par son port, fournissait à la Hollande des bœufs et des chevaux maigres; on y achetait aussi des tèft^ de Munster et de Paderborn.

Les bords du Rhin sont garnis d'un griànd nombre' de titles riches et opulentes avec lesquelles les Hollandais trafii^naiefit Avec G>logne, entfautres, on entretenait nnenavigatii6ii très^ active; on y apportait des bois de teintures, des drogueries, des épiceries, des étoffes de soie et de laine, du café» thi thé, des cotons tissés, des mousselines^ des porcelaines, da poisson sec et salé, du sel, dusavon^ du froiliage et atltfès ^comestibles ; ce qu'on en rapportait Consistait en tontes sorte» de bois de construction qui descendaient par flotrlles le long^ du Rhin jusqu'à O>loghe, en poteries de terre, produit de Cologne, en une grande quantité devins tant de Rhin ^(uede Moselle, en armes, balles, grenades et bombes, en potasse, en ardoises, en briques à paver Fintérieur des maisons, etc. De Dusseldorf , d'£Iberfeld et autres places dans les dnchée de Gulik, Berg et Clèves, les Hollandais importaient chez eux par Cologne, de la toile, des rubans, du fil de toàfn sortes et qualités, des soies de porc , etc. De Cobleàoe on recevait par Cologne les meilleurs vins dé Moselle.

On trafiquait ainsi beaucoup par Cologne avec Francfort sur le Mein, où Ton tenait tous les ans deux foires remarquables, nommées ilfmen , Tune vers la fête de P&ques'et l'aotra en automne, on y apportait toutes ^rles d'étoffes de s6ie et de laine; des rubans, des dentelles, des épingles, des aiguilles, des quincailleries, des denrées des Indes-Ûrieniftales^ de l'étain^ du cuivre et autres articles; en échange.

oalte Tflle eipédiait des Yms, de la crèoie de tartre, des ooMlneg; de la potasse, de la laine cardée, des prunes d'AilelûBtffae, de l'encre à imprimer, etc. Les mardbands de Hanofrei Wnrtzbonrg, de Bamberg et Heilbron, expédiaient par Francfon et Cologne, en Hollande , lenrs denrées consistant en grande partie en tabac en feuille, vins, prunes et verreries. Le commerce avec Nuremberg se faisait aussi par Francfort Cette ville abondait en artistes et artisans trèshi^Mles en toutes sortes d'ouvrages de tabletterie et d'ébénislerieeii ivoire et en buis, etc., ^t qu'on pouvait s'y procurer à 4^ pifîx ^extrêmement modérés. Les Hollandais en faisaient deiMAiats-inlmenses pour' les deux Indes oiV ils leur procuiweni des bénéfices considérables. Nuremberg procurait aussi en mMse dès joujous d'enfans, des ouvrages en cuivre et en fer, du clinquant , des cdflPres forts en fer, des coutelleries , da fil d'or et d'argent. On y portait , outre les mai'cbandises qa*on expédiait pour toute F Allemagne , les plus grandes dents d'éléphans, ainsi que toutes sortes de couleurs dont on se servait à Nuremberg pour peindre les.ouvrages en bois et en fer. D'Angsbourg et de Meiningen on recevait du bazini Leipzig , ville renommée par les trois foires qui s'y tenaient à la nouvelle année, à Pâques et à la St.- Midhel , tirait de la Hollande un grand nombre d'articles, tels qoe draps d'or et d'argent, dentelles et denrées des Indes- Orientales; on y achetait en édiange du fil à coudre, do fer-blanc et quelques autres marchandises qui arrivaient en grande partie par Hambourg. On trafiquait également par Hambourg avec Berlin, capitale de la Prusse, où l'on prenait des ouvrages d'acier , des miroirs étamés et non étames et quelques quincailleries en bronzes.yienne,en Autriche, recevait aussi par Hambourg nos marchandises destinées aux antres villes de l'Allemagne , et nous expédiait par la même

voie du cuivre de Hongrie et du vif-argent.

Le commerce avec les villes situées le long de la Meuse ,

avait déjà perdu de son activité pendant le siècle dernier, -et surtout depuis le morcelletnent de la Haute Gneldret entre trois puissances différentes ; on avait chaiig[é la Davigation de ce fleuve de droits de barrière an point d'arrêter presque tout moiivement de commerce. Les Hollandais firent vers le milieu et pendant la. dernière moitié du dernier siècle un grand trafic avec Liège ; on dirigeait les marchas* dises par ean vers Bréda ou Bois-le-Duc d'où on les transportait par (erre jusqu'à Liège, et on se résignait à payer les frais de transport par terre pour éviter les droits élevés de barrières imposés à la navigation sur la Meuse. Les marchandises qae la Hollande envoyait à Liège consistaient en toutes sortes d'étoffes de soie et de laine , en épiceries et drogueries et -particulièrement en pelleteries des Indes-Occidentales » de Pologne et de Russie , qui étaient préparées et travaillées a Liégeetdans les places environnantes; Liège envoyait^ilors du cuir pour semelles, des serges et flanelles , de grès drapa, des barres de fer, des clous, des vis de fusils, des pistolets, des canons des platines et des armes, des pots de fer, des balles, des grunades, des bombes et toutes sortes d'antre fer ouvré. Les Hollandais faisaient à Aix-la-Chapelle , à Verviers et autres places environnantes du pays de Liège, de fortes expéditions de cuivre pourmarmiteset casserolles, et particulièrement beaucoup de laide -d'Espagne pour les fabriques de draps qui y abondaient déjà en ce temps, et la Hollande recevait en retour les draps, les armes et les casseroles pour lesquels elle avait fourni les matières premières.

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