‹ Essai sur l'importance du commerce, de la navigation et de l'industrie, dans les provinces formant le royaume des Pays-Bas, depuis les temps les plus reculés jusqu'en 1830Chapitre 55 sur 126 · CHA.PITRE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

CHA.PITRE QUATRIÈME

Etal du commerce, de la navigation, et de V industrie dans les PayS'Ba^ Autrichiens , pendant V époque de la réunion à la France {de 1794 à 1814).

^PR£s l'entrée des Français en Belgique, et spéciale** 'ment par Tacte du 17 août 1795 , l'Escaut fut déclaré Couvert. La ville d' Anyers se ressentit peu , dans les 'premiers temps, d'un avantage qui lui fut accordé au milieu des troubles et à une époque où toute l'Europe était encore ébranlée par la révolution française et^par les guerres qui en furent la conséquence. La commerce d' Ajivers d'ailr

leurs n'était pas habitaé ni préparé à un événement d'une si haute importance pour lui ; il fallait donc quelque temps pour s'y faire, jusqu'à l'arrivée de Napoléon en cette ville, pour y développer les grandes vues, qu'il avait sur ce port, dans rintérct de la marine.

Il ne sera pas inutile de reproduire ici ce que le préfet du département des Deux-Nèthes , rapportait tout au commencement du dix-neuvième siècle, au sujet du commerce d'Anvers , etc.

Commerce et mctnufaotures.

i(Le nom d'Anvers rappelle l'idée du commerce ; mais c'est moins par son existence actuelle que par ce qu'elle fut , et ce qu'elle peut être , que cette ville doit tenir un rang dans les fastes du monde commerçant. Avant que la France eut brisé les chaînes de l'Escaut , les Anversois , privés de la faculté de naviguer sur leur fleuve, étaient réduits à faire un chétif négoce de commission pour ceux qui voulaient leur consigner des marchandises; mais à présent, que la mer est libre pour eux , il ne faut plus que l'influence du temps et de la paix , et des travaux indispensables à leur ville , pour que les Anversois reprennent leur rang parmi les nations commerçantes.

)> Jusqu'à ce jour, le commerce* d^Anvers n'a été que ce qu'il était avant la réunion. Il s'est réduit à recevoir les denrées coloniales et autres que les étrangers envoyaient en consignation; et ce commerce a été plus ou moins considérable, selon que les événemens de la guerre, et les dispositions réglementaires et législatives augmentaient ou restreignaient son activité.

Voici le Tableau du nombre des vaisseaux entrés dans le port d'Anvers, pendant les années VII, VIII et IX.

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