Tome n
la République , celte colonie n*eùt elle-même directement rien versé an trésor de Tétai.
Néanmoins la culture d^ café avait rétrogradé après la révolution, époque à laquelle on la faisait monter â 18 millions de livres tandis qu'en 1799 la récolte avait dtmmoé de cinq millions délivres. Le produit du sucre étahétabli à 12,600,000 livres, mais il n'avait jamais atteint cechiflfre.
Il résulte de documens exacts qti^en 1802 et 1803 le commerce n'avait pas été favorable avec Java et que la balance était encore en sa défaveur. La Œartede 1803, qui lui fîit appliquée, améliora cet état de choses. Les dispositions de ce nouvel ordre établi , corrigèrent les abus de Fancien ordre de choses, sons le régime duquel 35 bâtimene américains ve- .naient d'enlever à Java plus de 6,500 lasts de marchandises dont le bénéfice a été perdu pour la colonie et pour la Hère- Patrie. La culture du riz qui y est très-abondante et celle des antres produits agricoles, augmentèrent progresaivement ; raccroissement Ait suftovt considérable en ce qui cou* «eme lecafé, comme il résulte du relevé suivante
En Pannée 1802 la récolte a été de 46,143 picols *).
*) Le pi col eit ^Tttlné à 125 lÎTrei ordiiMuret.
-f) Il parait que les rensei£^nem«nt tu r la récolte du cdie en ISOS •i*ëtaieift pM.p«r- ^enut à leur destination , do moins n*a- t>oB pat pu se les ptecurer.
Le bénéfice que la G)mpag[nie recueillît du oommercé aux Indes , fut porté par les commissaires-généraux à une somme de 2,650,000 florins ; il résulte de Tétat oi-joînt qu'il en était encore ainsi à rentrée des Français en Hollande.
JETAT dressé d* après des documens fournis par les cotnmissatr es-généraux , daté de Batavia le i juillet 1795.
Sur 1,200 caisses d'amfioen ^) vendues annnellement à Batavia fl. 1,250,000
Sur le commerce avec la Chine , qui était susceptible de grands développemens » 228,000
Sur la vente de cuivre de Japon , fines épiceries , etc fl. 845,000
A Suratta , sur le sucre , camphre elétain. » 218,000
An Japon , sur différentes denrées des Indes » 76,000
fl. 1,139,000
Cest-à-dire pour le bénéfice-général sur le commerce aux Indes fl. 2,617,000
Néanmoins , le bénéfice de Batavia étant pris à un terme trés-modéré , et la côte de Coromandel pouvait fournir à la vente une certaine quantité de sucre et autres marchandises de moindre importance, on peut sans exagération porter lasomme à fl. 2,650,000
*) Arolioen eit le nom indien donné à l'opium ou jus de pavoU.
D'après le calcul d'un des gouyerneui^s-généraui » les dépenses ont ouirepassé les bénéfices de la G>mpagnie des Indes-Orientales de Tannée 1808 à 1811 , de 1,880,486 riidalers , ce quiJfait ,. année commune , douze tonnes d'or.
SECONDE PARTIE