‹ Essai sur l'importance du commerce, de la navigation et de l'industrie, dans les provinces formant le royaume des Pays-Bas, depuis les temps les plus reculés jusqu'en 1830Chapitre 8 sur 126 · BRUXELLES · texte numérisé non relu

BRUXELLES

Les princes dte la Lorraine imitèrent les comtes de Flandre « en se déclarant les protecteurs dn commerce et des manoiaoturecu Bruiellesaussi bien que Louvain, Tune et Tantre sur la roote d'étapq de Bruges h Cologne, se peuplèrent de tisserands en drapa et en tapisseries; Ces deux YÎUes devinrent bientôt Gonsidérat^l^ et B'eantourèreiit de vastes faubourgs. LaÊibricatiop deft Ariaiirfl9|.e|t des dentelles se perfectionna piftt^QruJi^eSKpied^iMle.iipste des Pays-Bas. Le corps des dqjfia» y subsistait déjàl^n 1306. Edouard I, roi d'Angleterre, accorda, en lSt94» d^s privilèges aux marchands de laines de Bruxelles. CeuxTci jouirent de certains avantages, et la ville de Cologne leuraccorda.des £canchisesen 1270. Il exista depuis 1283 des ordonnances pour fixer la valeur des foulons dans cette ville ; le manuscrit qui contient cet édit renferme nombre d'ordonnances, dont le but est d'établir une police sur ces fabriques ; toutes attestent Tétat prospère des fabriques. Les oé^odans de Bruxelles figuraient plus tard au nombre des plus renommés du Brabant et jouissaient de prérogatives et d'exemptions dans tonte la France.

ANVERS

Cette ville faisait partie de la Société Anséatique. La Hanse tcuttmique avait on comptoir dans ce port dès 1315. Deux foi- >, on marchés de c^irs et quelques autres immunités étaient Tome I. 5

restées à Anvers, après que ses franchises eurent été transf&rées à Malines ; aussi la tannerie 7 était-elle anciennement mie des branches les pins importantes du commerce et de l'indo^trie d'Anvers : en faisant des excavations depuis la place deMeer, par la rue des Tanneurs , qui a conservé la dénomination , et par la rue de l'Hôpital, jusqu'à la place de Malines, ^n a trouvé encore partout des restes de fosses d'anciennes tanneries.

Le duc Henri de Lorraine avait, en 1256» accordé aux Hàmbourgois d'établir un comptoir à Anvers. Sa prospérité s'accrut depuis lors, quoique lentement.

La maison au pahi {brood^huit) , la boudierie {tleeseh^ hal) et le marché aux grains étaient déjà établis en cette ville, dés Tannée 124^, et en ce temps tout y était 'éb re^ sous la bonne administration des Buôs ; le ôiMtmfyret jouissait de toute sa liberté ; les étrangers étaient aimés et respectés ; la première alliance entre rAti^Ièterte et lé Souverain du Brabant , s'est conclue à Anvers en tWS, et lies premiers bitf-^ mens à rames, venant du Nord, cMrèrent dailS ce port ters Tannée 1319, et vers la même é(iôqne le^ bàtimens marchands y arrivèrent des ports de l'Allemagne.

Le marché- franc aux cheVanx , tenu à Anvers dès Taimée 1296, attira un immense concours de monde.

Cette ville iîit agrandie et entourée de murs et de fossés vers Tannée 1304, lorsque son port était déjà fréquenté par les Anglais et les Italiens; et, en 1318, on remarqua déjà cinq Galeasses vénitiennes chargées d'épiceries et de drogueries, en rade devant la ville.

En 1309, la ville a obtenu de l'empereur Henri le retour de Tenfrépôt de Tavoine, du sel et du poisson sec.

En 1310, un nombre remat*qnable de marchands et attisions

^itl^Hi, JB^rages pour se fixer à Anvers ; les Français qui V^taieotr^endiif.inaitres de la Flandre, voulurent, outre les «ï^Uibutipnft de guerre, imposer les produits de l'industrie d^26p^\c

La vîUe fut agrandie une seconde fois et Ton travailla pen^ dant 15annéesde suiteàcetagrandissement La halle aux draps était célèbre avant 1317; on ne trouve pas qu^il y eût grand nombre de drapiers. La liste des artisans deFan 1396ne les porte qu'à 200, nombre bien inférieur à celui des autres grandes villes. Peut-être ces maitres drapiers avai^t-ils chaam plusieurs métiers, peut-être les progrès ducomflierce étranger, auqo^ les habit^i^ se livraient avec ardeur, avaient-ils diminué le nonibre 4^ fabriquer, dont une partie aura embrassé un ii^^^0f^{>luA4tjei^d|};et ^Ifff^ lucratif, tandis qu'une autre partie M,|lw^.^^^Mi|^ 4r^ ^^ ^^i^^f^ \oisim i^t probablement à Lierre.

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^ E%X^^^^^ff 1^^ AifYçr^fûs. obtinrent du duc Philippe de QflWW^ çjt d(^lAtdi|/ç)iwe, 9a femme, des Chartres très-favo* labl^ajiTec pUuieui^ Jr£a:^Jiiisçs et prérogatives touchant le pQ^uoeroe , ce qi^i attira plu^^ur^ négooians étrangers qui y fixèrent leur demeure.

Peu après, les Brugeois avaient |^t bâtir en cette ville deux grandes halles et habitations , savoir : les hôtels de St.-Georges et de St-Nicolas, qui servirent d'entrepôts pour leurs marchandises; c'est une preuve, qu'à cette époque il y avait be^uqoup de relations commerciales entre Anvers et Bruges.

iÇ^estUPe fatalité attachée à Anvers , dit l'auteur de la notice sur cette ville , que ce port , situé au centre de l'Europe , placé à 22 lieues dans les terres, entouré de canaux ou de r^vièr^, qui se dirigent d'une part vei*s la Baltique, de l'autre vers la Siédtterranée, n'ait, malgré tant d'avantages, jamais pu jouir qu'à de courts intervalles de toute la prospétjij\^sm^ lui p|*paiettait une situation aussi avantageuse.

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