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Nous avons sous les yeux un tableau qui présente les quantités des ^diverses marchandises entrées dans les villes d'Amsterdam, de Rotterdam et d'Anvers, pendant le premier trimestre de Tannée 1829. Amsterdam a reçu 39,294 balles et 113 barils de café; 387 barils, 2,370 caisses, 857 canastres, nattes et sacs de sucre; 1,183 barils de tabac; 2,602 barils et 1,459 balles de riz; 1,495 balles de coton; 3 caisses et 2 surons d'indigo ; 3,759 pièces de cuirs , 160 balles de poivre, 248 lasts de froment, 337 de seigle et 3 d'orge.
Il est entré à Rotterdam pendant le même trimestre, 25,064 balles et 150 barils de café; 482 barils, 1,532 caisses et 4,102 canastres, nattes et sacs de sucre; 732 barils de tabac , 458 tonneaux de riz , 2,439 balles de coton , 229 caisses et 29 surons d'indigo ; 48 quarts de caisses de thé , 689 pièces de cuirs, 45 barils et 2,883 balles de clous de girofle; 173 tonneaux de muscade, 28 barils de macis,41 balles de poivre et 197 lasts de seigle.
Les importations a Anvers pendant le même espace de temps sont de 56,509 balles et 38 barils de café; 828 barils 13,001 caisses et 13,385 canastres, nattes ou sacs de sucre; 520 barils de labac; 4,225 barils et 8,014 balles de riz; 5,400 balles de coton , 418 caisses et 92 surons d'indigo; 49 quarts de caisses de thé; 65,248 pièces de cuir, 8 balles de clous de girofle, 45 barils de muscades, 18 barils de macis, 1,621 balles de poivre.
Le commerce d'Anvers alla toujours croissant pendant la première moitié de l'année 1829. Le café importé à Anvers présentait une double quantité de celle importée à Amsterdam et Rotterdam , on peut aussi en tirer la conséquence que la consommation de cet article était plus considérable dans le Midi que dans le Nord du royaume.
Voici l'état exact de i* importation des denrées coloniales à Amsterdam, Rotterdam et Anvers du 1« janvier au 30 jnin 1829 :
Amsterdam: café, 96,924 balles et 1,197 barils; sucre 10,642 barils, 14,854 caisses et 4,629 nattes; tabac, 3,507 barils et 8,790 balles ; coton , 6,218 balles ; thé , 13,819 demicaisses ; peaux ou pièces de cuir, 15,441 ; froment , 3,707 lasts ; seigle, 2,575 lasts; orge, 547 lasts. ,
Rotterdam : café, 48,665 balles et 352 barils ; sucre, 1,780 barils , 3,944 caisses et 6,381 nattes; tabac, 3,515 barils de feuilles et 241 barils de côtes ; riz , 4,233 barils et 152 balles ; coton , 10,276 balles ; thé, 7,765 demi-caisses ; peaux , 3,270 ; froment, 132 lasts; seigle, 1,963 lasts; orge, 781 lasts.
Anvers : café, 224,928 balles et 1,756 barils; sucre, 1,730 barils, 34,365 caisses et 60,871 nattes; tabac, 1,027 barils de feuilles et 186 barils de côtes ; riz, 13,136 barils et 55,713 balles; coton, 18,918 balles; thé, 75 demi-caisses; peaux 270,295 ; froment , 519 lasts; seigle, 1,461 lasts ; orge , 412 lasU.
Le Journal du Commerce d'Anvers publie un tableau retraçant le mouvement du commerce de café au port d'Anvers de 1827 à 1833 *).
*) Si on a ici parlé des années postérieures à 1830 , quoique ne faisant point partie du plan, c*est uniquement afin de mieux établir par la comparaison la Toritable situation commerciale de 1830.
Cejournaly ajoute les réflexions suivantes:
Nous ne croyons pas devoir accompagner de bien longs commentaires ces chiflre s tl*une éloquence si claire et si forte de choses : ils proclament assez haut et Tadmirable progression ascendante de nos transactions commerciales jusqu'à la fin de 1830, et Jenr rapide et continuelle décroissance depuis cette époque de funestes iionleverseaM'n.i, On n'a qu'à jeter les yeux sur ce petit document , pour y lire tous les bienfaits que le
II en résulte qii'en 1827 Ù y a été vendu 291,820 balle» de café en 1828, 319,260;; en 1829. 357,110; en 1830, 291,370; en 1831, 172,770;; et finalement en 1832, 145.300 ■balles.
Vente ^é café à Anvers pendant les six dernières années • Java 'et Sumatra. Brésil. Savane. Doming^ue. Triage.
balles. balles. barils. balles. barils. halles. bar.
commerce doit à la révolution ci tous ceux qu'elle lui reserTe pour l'avenir. Si l'on compare, par exemple, 1829 à 1832, on voit de aueU résultats nous a gratifiés cette révolution au bout de deux années d'existence : lés importations du café sont diminuées, de près deux tiers, et le prix de la marchandise est presque doublé !
Et que Ton ne croie pas que la catastrophe révolutionnaire n'ait été fatale qu'au commerce de café seulement : l'œuvre insensée de nos jacobins n'a pas porté de coups moins sensibles au trafic des autres denrées coloniales : toutes nos branches commerciales en ont douloureusement souffert , et l'aperçu que nous donnons ici pour le café , nous pourrions également le publier pour chacun des articles qui naguère occupaient le plus activement nos armateurs et nos négocians.
Hais un seul échantillon de nos malheurs suflit, cj-oyons-nous , pour donner une juste idée de tous les autres.
Cependant ce qui ne se trouve pas indiqué dans notre tableau et ce que nous croyons devoir rappeler , c'est que , depuis que pèse sur nous le fléau de la révolution , notre commerce de café, a, comme le commerce de long cours en général, été presque uniquement fait par les spéculateurs anglais i auparavant il se faisait en très-grande partie par lesnavires nationaux; mais aujourd'hui parmi les bâtimens qui nous approvisionnent de cette fève, on ne remarque qu'un nombre fort exigu de navires belges, tandis que ceux qui portent le pavillon anglais sont en immense majorité.
Les autres navires étrangers même qui nous apportent du café vont presque tous prendre leur cargaison à Londres : ainsi font la plupart des navires belges. En un mot, il ne faut excepter que quelques bâtimens américains, et ce n'est pas exagérer que de dire que le monopole du commerce de café, se trouve en Belgique entre les mains des oommerçansde lu Grande-Bretagne.
Il arrive à Amsterdam annuellement de 6 à 7 millions de litres de vin de France.
Il est arrivé cette année (1829) à Amsterdam sur 76 bâtimens, en tout ou en partie chargés de vins, 27,393 pièces ou cercles de diverses dimensions de vins de France (presque tous de Bordeaux), ou 6,614,647 litres ou cannes.
Les accises (ne pas confondre avec les droits d'entrée) produiraient, si la quantité indiqué ci-après, était livrée à la consommation, y compris les cents additionnels et le timbre fl. 1,129,616 32 cents.
On sait que les négocians hollandais sont propriétaires de coteaux entiers auxquels ils donnent leurs noms ; les étrangers sont souvent surpris d'entendre donner des noms purement hollandais à des vins qui arrivent du midi de la France.
Il résulte d'un relevé fait aux bureaux-frontières de la Prusse à Ëmmerick que, pendant l'année 1832, il a été envoyé de laNéerlando vers le Rhin, la quantité considérable de 1,789,682 quintaux de marchandises dont 163,952 d'Amsterdam et 158,135 de Rotterdam àMayence et 58,640 quintaux d'Amsterdam et 18,974 de Rotterdam à Mannheim.
Les envois du Rhin vers la Néerlande se sont élevés, d'après
un relevé au même bureau, à 3,934,749 quintaux, y compris
le charbon de bois et la houille, qui seuls y figurent pour
-2,800*000 quintftux. Il résulte de ces relevés que Tannée 1832
^ été une des années les plus prospères pour la navigation
Wq Rhin.