L'acceptation du trône
$ $ $ 3. —— Le départ pour l’Albanie et les premiers actes.
En exécution de leur décision de faire de l’Albanie un Etat monarchique, les Puissances avaient procédé, au milieu de l’année 1913, aux négociations en vue de désigner le souverain attendu avec l’anxiété que l’on sait par ses futurs sujets.
$ 1. — La désignation de Guillaume de Wied
La division des Puissances et leur méconnaissance des réalités albanaises, fit dépendre le choix du souverain exclusivement de celles d’entre elles le plus directement intéressées à la question, c’està-dire l’Autriche-Hongrie et l'Italie. Ces deux Etats, sur qui reposait cette tâche délicate, étaient eux aussi indécis.
Le problème capital était celui de savoir s’il fallait faire de l’Albanie un état oriental, ou au contraire un état du type occidental, et cette orientation dépendait pour une large part du souverain qu'aurait la principauté. Peut-être eût-il été plus adapté aux caractères fonciers de la population de la placer sous la souveraineté d’un prince ottoman, mais le peuple craignait, dans sa majorité, que la nouvelle unité politique ne retombe dans l’alléveance de la Porte, et il semblait que la nomination d’un souverain d’une, maison européenne düt fournir une garantie contre une suzerainelé expresse ou de fait de la Turquie.
Aussi, l?s autres candidatures furent-elles assez