‹ Essai Sur l'Indépendance AlbanaiseChapitre 111 sur 224 · Les suites de l’exil d’'Essad Pacha et le · texte numérisé non relu

Les suites de l’exil d’'Essad Pacha et le

soulèvement de l’Albanie centrale.

— Le refus d'intervention des Puissances.

— Le départ du Prince.

Le mécontentement général contre Essad Pacha, causé par son passé et ses tendances politiques, s'était doublé du ressentiment qu'avait provoqué parmi la population la conduite de l’action contre les Epirotes, avec lesquels le gouvernement avait trop temporisé. LU |

C'est au milieu de Mai, au moment même où était signée la Disposition de Corfou, que le Prince, au Cours d’une audience accordée au Major Sluys, de la mission hollandaise, exprima sa conviction que le Général était un traître, et consentit à son arrestation (1).

$ 1. — l'arrestation du ministre

Il a été contesté qu'Essad Pacha ait eu une activité coupable. Il semble bien toutefois, et nous verrons que l'attitude de l'Italie à son égard ne comporte guère d'autre explication, qu'il ait largement favorisé les intérêts du Gouvernement de Rome en Albanie. En outre, la carence dont il fit preuve à l'égard des soulèvements des régions méridionales

(1) Prince Michel Sturdza : L'aventure albanaise, p. 79 (non publié), cité par Swire in Albania the rise of a Kingdom, p. 207. |

Cf. : Deuxième Partie, Chapitre II, note 16.

Essad avait commis les plus lourdes erreurs techniques dans la conduite de la guerre contre les Epirotes, laissant, en particulier, les troupes manquer d'armes et de vivres, qui se trouvaient pourtant en abondance dans les magasins ; on voyait, à tort ou à raison, là une conséquence de son désir de ne pas voir les provinces méridionales, où son impopularité . était très grande, incluses dans la Principauté,

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