‹ Essai Sur l'Indépendance AlbanaiseChapitre 126 sur 224 · È CG · texte numérisé non relu

È CG

(r1) Vide E. Pierpont Stickney : op. cit. passim.

Mais ces premières propositions se heurtèrent à l’opposition de la Russie, qui, se considérant comme la protectrice des Slaves, ne pouvait consentir à voir ceux d’entre eux qui se trouvaient sur la côte orientale de l’Adriatique traités de la sorte.

Aussi, Sonnino dut-il adresser, le 29 Mars 1915, à Sir Edward Grey, une seconde proposition qui exclut la cession de la Dalmatie tout entière et prévoit l'attribution à l'Italie :

— Du Trentin ; de l’Istrie jusqu'à Quarnero ; d'une partie du Tyrol autrichien ; des Comtés de Gorizia et de Gradisca ; de la Dalmatie, seulement jusqu’au cap Planka, mais avec les îles ; l’entière souveraineté sur Valona, l'ile de Saseno et sur un territoire suffisant pour assurer la défense de ces zones. Si l’Italie obtenait les points précédents, elle ne s’opposerait pas à ce que les parties Nord et Sud de l’Albanie soient partagées entre le Monténégro, la Serbie et la Grèce, si tel était le désir de la France, de la Grande-Bretagne et de la Russie. L’Albanie Centrale aurait constitué un petit Etat musulman indépendant, que l'Italie aurait représenté dans ses relations avec l'extérieur.

$ 2. — La conclusion du pacte

Moins d’un mois après, le 26 Avril 1915, était conclu à Londres un pacte dont l’article XVI stipu- Jait formellement qu’il devait rester secret, précaution que l’'U.R.S.S. rendit inopérante en publiant le Recueil des documents secrets des Archives de l’ancien Ministère russe des Affaires étrangères, et en

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