‹ Essai Sur l'Indépendance AlbanaiseChapitre 181 sur 224 · TROISIÈME PARTIE — CHAPITRE III ho · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE — CHAPITRE III ho

Les parlements des deux Etats ayant approuvé ce texte, la Conférence put faire remettre, le 11 Novembre 1925, au Ministre de Yougoslavie à Paris, une note (16) où l’on peut lire : « le Gouvernement albanais a informé la Conférence des Ambassadeurs que l’Assemblée législative albanaise avait approuvé, dans sa séance du 14 Octobre 1925, la ligne transactionnelle, proposée par la Conférence des Ambassadeurs, le 6 Août 1925, concernant le tracé de la frontière serbo-albanaise, dans la région de Vermoche et de San-Naoum.….

«© La Conférence des Ambassadeurs, en prenant acte de cette acceptation, a constaté que le tracé de la frontière serbo-albanaise était désormais devenu définitif... »

L’Albanie, bien qu'en possession d’une décision définitive, avait ainsi montré son désir d'entente en consentant à une conciliation, ce qui est sans doute un moyen de solution des différends plus souple et plus véritablement utile que ceux strictement fondés sur le droit.

$ 5. — Limites du kaza de Koritza

Pour la frontière grecque, les difficultés ne seront pas aussi nombreuses, mais, néanmoins, un problème se posera.

On se souvient que le Protocole de Florence du 17 Décembre 1913, auquel il nous faut toujours nous reporter, puisque la décision du g Novembre 1921 en confirme les dispositions sauf sur les points où elle y apporte des modifications expresses, avait

gnes ci-dessus indiquées sont nettement définies par les déclarations des deux délégués en date du 28 Juillet 1925... » (16) Vide Tchaslav Nikitovitch, op.cit., p. 130.

4o6 ESSAI SUR L'INDÉPENDANCE ALBANAISE

attribué (17) la totalité du kaza de Koritza à l'Albanie. C’est sur l'étendue et les limites exactes de cette division administrative ottomane que la divergence va se produire. Au début d'Avril 1922, la Conférence des Ambassadeurs, se fondant sur le rapport: de la Commission d'enquête, en date du 18 Janvier, décida l'établissement d’une zone neutre aux environs de la future frontière gréco-albanaise, et enjoignit à la Commission de délimitation de comprendre dans ses travaux la détermination de l’ancien kaza ottoman de Koritza. Mais le Gouvernement albanais n’était pas d'accord avec le Gouvernement hellénique sur les limites du kaza ; se basant sur des documents provenant des archives de l'Empire ottoman, il considérait que ces limites se trouvaient être plus à l'Est,

Le 3 Février 1923, le Conseil adopta une résolution (18) transmettant à la Conférence des Ambassadeurs le vœu, émis par la Commission d'enquête, de clore le débat à bref délai, par une décision. Gelleci fut le protocole de Florence (19) du 27 Janvier

(17) Cf. supra. Deuxième Partie. Chapitre II, $ 3.

(18) J.0. S.D:N. 1923. Quatorzième séance (privée) du Conseil.

(1x9) Les Commissaires : britannique Lieutenant-Colonel Giles ; français Colonel Ordioni ; et italien Général Gazzera, reçurent, le 27 Janvier 1925, les déclarations suivantes qui furent annexées au protocole de Florence ;

« Annexe V.

« Déclarations des délégués des Gouvernements albanais et hellénique auprès de la Commission internationale de délimitation des frontières de l’Albanie.

« Les soussignés, délégués des Gouvernements albanais et hellénique, dûment accrédités auprès de la Commission

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