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LA POLITIQUE ALBANAISE JUSQU'EN

Les incidents d'origine extérieure.

La politique intérieure.

Ahmed Zogou et la réforme constitutionnelle.

L'accord italo-yougoslave.

La question des minorités.

Ayant séparément examiné les questions posées par les frontières albanaïises après la grande guerre, qui nous ont paru constituer un problème distinct et assez important pour justifier d’être isolé des autres, il nous faut maintenant reprendre la politique générale de l’Albanie au moment où nous en avions suspendu l'étude, c’est-à-dire après l’envoi de la Commission d’'Enquête destinée à contrôler l'exécution de la décision des principales Puissances. (1) ï

Notons immédiatement qu'il faut se garder de tirer de la similitude de terminologie une assimilation de la politique albanaise à celle des démocraties occidentales. La population albanaïse est beaucoup plus attachée aux personnalités qu'aux partis

(1) Signalons au passage que la division de la tâche à accomplir n’a pas plus été strictement maintenue entre cette Commission et la Commission de délimitation qu'entre leurs mandants respectifs, la Conférence des Ambassadeurs et le Conseil.

Les deux manifestations les plus frappantes de cette confusion des compétences nous paraissent avoir été les suivantes : Sur Ja frontière serbe-croate-slovène, c’est la Commission d’Enquête qui, le ro Décembre 1921, constatä l’évacuation, par les (roupes des deux Etats, de la zone neutre qui avait été instituée à la suite de son rapport du 18 Janvier 1922, tandis que la Commission de délimitation acceptait de connaître dorénavant de toutes les questions qui surgiraient dans cette zone neutre.

Dans son rapport du 12 Mai 1922, la Commission d’Enquête examine aussi bien les problèmes intérieurs que celui des frontières, et préconise les solutions qu'elle croit opportunes dans ce domaine.

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