‹ Essai Sur l'Indépendance AlbanaiseChapitre 74 sur 224 · DEUXIÈME PARTIE — GHAPITRE I · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE — GHAPITRE I

sandjak (8) de Monastir à l'Est du Drin et du lac Ochrida, Pourtant, par contre, dans ce même vilayet de Monastir le sandjak de Kortcha presque entier, et la totalité de ceux de Dibra et d'Elbassan sont albanais.

Et dans le sandjak d’Uskub, bien qu’une importante minorité albanaise existe, la majorité est allogène.

D'autre part, dans le vilayet de Kossovo, l’ancien sandjak de Novi-Bazar est peuplé de Serbes en très grande majorité.

Il y a là, on le voit, un enchevêtrement fort complexe, et qui commandait une étude approfondie.

Quoiqu'il en soit, la frontière que proposa, en janvier 1913, le gouvernement provisoire s’étendait : à l'Est jusqu’à Koprulu ; au Sud, jusqu'à Mitrovitza ; au Nord jusqu’à Prevesa.

Elle comprenait, certes, outre les régions dont le caractère albanais ne pouvait être nié, des zones plus contestables, tant du point de vue ethnographique que du point de vue nationalitaire.

$ 3. — L'appui austro-italien

Mais les revendications albanaises se trouvaient correspondre aux désirs de l'Autriche et de, l'Ita-

lie (0).

8) Les divisions administratives principales sont, dans l'ordre de grandeur : vilayet, sandjak, caza.

(9) La véritable raison de l'attitude italienne peut être mise-en relief par ce document de l’Etat-Major italien reproduit par M. Herbette dans L'Echo de Paris, du 19 Mai 1915 : « La Grèce serait la puissance balkanique la plus aväntagée par la guerre si son domaine maritime s’étendait du canal

Les deux puissances en effet, liées par un accord, dont les bases avaient été jetées dès 1895 et qui avait été concrétisé en 1900 (10) s’unissaient pour

de Corfou à Lemnos et à Imbos, y compris la Crète et qu'elle dominât non seulement le canal d'Otrante, mais aussi la sortie des Dardanelles ; se rendant ainsi l’arbitre des communications avec la Lybie, elle constituerait une menace qui pourrait contrebalancer l'influence de notre flotte dans la Mer Tyrrhénienne en ce qui concerne les communications entre l’Afrique française et les ports de Toulon et de Marseille. »

Page 1