SOUS LE GOUVERNEMENT PROVISOIRE
NE 1 SRE SD $ 4.
NE
Les réformes.
— L'affaire de la Banque nationale.
— Le désaccord sur la politique future.
— Le coup d'Etat d'Essad-Pacha.
— L'opinion de M. le Professeur Redslob.
Plus d’un an s’était écoulé depuis la déclaration d'indépendance et, outre l'achèvement de la délimitation, il restait encore à résoudre nombre de questions dont le règlement était vital pour l'existence du nouvel Etat.
Aussi, le peuple s’agitait-il et accusait-il le gouvernement provisoire de manquer de diligence.
Ismaïl Kémal, lui-même, considérant comme primordiales les conjonctures extérieures, avait quitté l’Albanie le 1° Avril 1913 pour faire une tournée des capitales européennes, afin de concilier à son
pays la bienveillance diplomatique des Puissances.
Lorsqu’en Juin 1913 il revint de ce voyage, la situation était confuse : le Général Essad Pacha après la capitulation de Scutari, avait marché avec ses troupes sur Tirana au début de Mai, et y exerçait-un pouvoir de fait, appuyé par les quelque neuf mille hommes dont il disposait.
Il fallait désormais compter avec cette force considérable. Aussi, Ismaïl Kémal offrit-il au Général un important portefeuille ministériel, celui de l’intérieur, qui fut accepté (1) sur-le-champ.
C’est avec ce cabinet ainsi complété, qu'il fallait essayer d'organiser le pays, malgré le manque de forces matérielles suffisantes.
$ 1. — Les réformes
Les plus importantes des mesures qui s’offraient au Gouvernement provisoire étaient d’unifier et de
(x) Cf. The Times, 3 Juillet 1913.