‹ Essai sur l'industrie à domicile salariéeChapitre 20 sur 99 · Ardouin DUMAZET, 2° série, p · texte numérisé non relu

Ardouin DUMAZET, 2° série, p

par jour '. Les tisseurs de tiretaine et de thibaude, de Beaucamps-en-Amiénois gagnent péniblement 1 fr. 25 et 1 fr. 50, etc., etc. ?

Les rapports annuels des inspecteurs du travail font clairement apparaître le même état d’avilissement des salaires dans les différentes industries à domicile répandues dans la France entière.

A titre documentaire, il faut au moins citer quelques exemples. L’artisan des tissage à la main du pays de Caux, pour une pièce de mouchoirs ou de rouennerie de 80 mètres, qui exige 15 jours de travail, touche 7 fr. 50 ; encore faut-il déduire les retenues pour malfaçons, de telle sorte que le malheureux tisserand arrive à gagner 60 centimes par jour, alors que, en fabrique,le conducteur d’un métier peut gagner 3 fr. 40 à.

L’inspecteur d’Elbeuf a noté l'existence à Elbeuf de deux maisons de confection qui fournissent du travail à 250 ouvrières à domicile (montage des chemises, boutonnières, goussets). Les ouvrières monteuses reçoivent de 0 fr. 95 à 1 fr. 50 par douzaine de chemises, suivant la qualité, et les ouvrières boutonnières, 0 fr. 60. Comme précédemment, ce salaire n’est pas net: il faut déduire du salaire des monteuses 0 fr. 15 et du salaire des ouvrières boutonnières 0 fr. 02,

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