PA. CU
pour le fil. Les unes et les autres, moyennant une douzaine et demie dechemises,par 11 heures de travail, arrivent à gagner, les premières 0 fr. 10 à 0 fr. 18, les deuxièmes 0 fr. 07 par heure 1.
Du rapport de l'inspecteur divisionnaire de la deuxième circonscription pour l’année 1904, il faut extraire l’observation suivante, recueillie par l’inspecteur départemental à Bourges. Cet inspecteur « signale qu’un fabricant de lingerie qui n’a que 6 ou 7 ouvrières en atelier en occupe 1.500 au dehors, chacune d’elles touchant environ 50 fr. par an. Ce même inspecteur cite des femmes qui prennent à façon le travail suivant : elles rabattent les coutures d’une chemise, montent les manches, froncent le col à raison de 0 fr.25 par paire ; elles arrivent ainsi,en travaillant sans relâche, à gagner 0 fr. 40 par jour. Et ces salaires sont d'autant plus avilis, ce sont d'autant plus des salaires de misère,que certaines familles, presque dans l’aisance, n’hésitent pas à prendre du travail de lingerie à façon *. »
TILL. — La situation des quelques industries normandes sur lesquelles j'ai pu obtenir des renseignements précis ne paraît guère plus favorable ni plus enviable : nous y observons les mémes bas salaires, la même infériorité, la même misère.