Maurice ANSIAUX, op. cit., p
DTA HIS
Pindustrie. Tous ces prétendus petits {sous-entrepreneurs », qui ne sont au fond que des salariés, vivaient trop isolés les uns des autres pour cimenter une solide entente. « Cette absence de solidarité est si prononcée,que les armuriers d’une spécialité déterminée, par exemple les dix-sept bleuisseurs ou les douze ou treize rayeurs ne savent point s'entendre pour maintenir le prix? *» En ce qui concerne spécialement le syndicat professionnel, la présence des femmes au sein de l'industrie en chambre semble être un obstacle insurmontable. La femme ne se sent bien à son aise que dans l’association familiale,qui est son cadre traditionnel. On l’a fort bien écrit : « Par atavisme par éducation, le tempérament de la femme est essentiellement et étroitement individualiste, elle ne connaît qu’un groupement : la famille ; ..... son évolution industrielle a précédé son évolution morale ; elle est entrée dans l’industrie, mais l’individualisme ancien persiste en elle. Elle n’a pas compris qu’à une situation nouvelle correspondait un organisme nouveau ; que le cadre étroit de la famille devenait insuffisant pour la protection des intérêts professionnels * ». La femme répugne doné à entrer dans l’association professionnelle, ou,