CHAPITRE XV
Des Chaussons de lisière de drap.
Les travaux les plus simples et les plus utiles, sont ceux que nous avons choisis et préférés pour les enseigner aux aveugles. De ce nombre sont les chaussons de lisière de drap, qu'ils font très-bien, promptement et sans le secours de personne : ils se transmettent mutuellement ce genre de travail comme tous les autres. Il leur serait difficile de clouer les lanières à une égale distance, si rien ne leur indiquait l'intervalle à garder; c'est pourquoi ils placent de chaque côté de la forme un morceau de cuir étroit et long, qui est percé d'un plus ou moins grand nombre de pointes, dout la tête est contre la forme et l'extrémité au-dehors. Ils passent, entre chacun de ces points, une lanière qui a d'abord été fixée au-dessus du talon par un clou à tête , et qui est encore arrêtée au bout de la forme par un autre clou. La perfection de l'ouvrage consiste ensuite à passer la lisière en travers,
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et à la bien serrer sur la forme ( Voy. pl. XII. ) y afin de détruire les vides que laisseraient naturellement les bords inégaux de la lisière qu'on ne peut ébarber que d'un seul côté. Ils font, par le même procédé, des chaussons de tissu mérinos et de peau de couleur, que nous faisons ensuite rembourer avec de la peau d'agneau; ce qui les rend , à-la-fois, commodes et agréables.
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