CHAPITRE XVIII
Résumé du second Livre.
Les monarques français ont toujours gouverné l'instruction publique dans tout leur royaume , depuis Charlemagne , qui le premier a jeté les fondemens d'une instruction publique, jusqu'à Louis XVIII , à qui il était réservé de terminer l'édifice et de poser la clef de la voûte.
Henri IV et Louis XIV , c'est-à-dire ceux de nos princes qui , jusqu'à l'auteur de la Charte constitutionnelle, avaient le mieux montré tout ce qu'il y a de bon et de grand dans un cœur de roi , sont aussi ceux qui ont donné plus de soins à l'éducation de la jeunesse.
Ils ont dirigé , en tout ce qui dépendait du pouvoir civil , toute espèce d'enseignement public ; ils ont réglé , surveillé 7 réformé ou
maintenu rétablissement , les méthodes , les doctrines , les mœurs de toutes les écoles de tous les degrés; et, provoqués par l'élite de la nation , secondant les vœux unanimes des nobles, des prêtres, de tous les citoyens, ces deux souverains, l'amour et Phonneur de la France , se sont accordés à croire qu'ils pouvaient contraindre leur peuple de recevoir l'instruction et les lumières , dont l'un d'eux avait senti tout le besoin, dont l'autre a vu toute la gloire.
Louis XV et Louis XVI ont suivi ces traces glorieuses. Le premier , affectant à l'Université d'honorables revenus , a voulu renseignement gratuit* Le second , si naturellement généreux , et le meilleur ami des Français , a voulu V éducation nationale, comme il voulait la liberté et le bonheur de tous.
Aujourd'hui , l'éducation nationale est fondée.
Tout ce que tant de siècles et tant de rois ont ébauché, Louis XVIII l'achève; tout ce qu'ils ont voulu, il le (ail.
Déjà tout est réglé pour l'instruction primaire.