‹ Essai Sur L'Obsession De NégationChapitre 10 sur 26 · DR · texte numérisé non relu

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fois. je ne suis plus la même, je suis devenue une poupée automatique. Cependant je me dis qu'il faut continuer à faire les mêmes gestes qu'auparavant pour sauver les apparences. » |

Ainsi, ce côté artificiel, irréel de soi, ce sentiment d’être physiquement devenue autre, fictive même, «fausse des pieds à la tête, telle une somnambule », comme dit Mi., les malades veulent en trouver la preuve dans le miroir. C’est pourquoi W... explique : « Je suis là comme une masse ; quand je me regarde dans une glace je ne sais pas qui c’est. Je me dis que c’est un mannequin quelconque, que je suis là comme un bâton qu’on aurait habiilé. » La même impression est décrite par Mr. : « Si Je suis fatiguée, je me sens les traits tirés ; mais quand je me regarde dans une glace, je ne me reconnais pas. Je me sens pâle ou rouge, mais quand je me vois, c’est comme si c'était quelqu'un d’étranger. » Cette mise en doute de la réalité de son propre corps, Mi... en donne encore l’exemple en disant : © Il faut que je me tâte pour savoir si J'ai un corps, une figure. »

Ce qui advient aux gestes, à l’attitude, à l’aspect advient également à la voix. Mi s’étonne : « Quand je parle, ça n’a aucun écho, aucune résonance et je me demande d’où ça vient. »

Enfin, sur la nature étrange des douleurs qui les font se lamenter, alors qu’elles se prétendent sans sensibilité, E. B. nous donne quelques détails : « Je souffre, c’est certain : mais ma souffrance n’est pas explicable. Elle ne peut être comprise. Je me demande

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de quelle sorte elle est ? Physique ? Quelquefois ! Morale ? Je ne crois pas : Je n’ai plus de moral. Mentale ? Nerveuse ? Je ne sais ! Je ne me sens pas, je ne me vois pas, Je ne me représente pas, je n'existe pas et pourtant, sans avoir de passé d’aucun sens, ni de présent, je souffre ; cette souffrance est inhumaine.»

Chez ces trois malades, on observe donc des idées d’étrangeté concernant la personne physique, caractérisées par une conscience d’une certaine transformation corporelle engendrée par une sensation de vide, d’anéantissement, d’automatisme pouvant aboutir à une ébauche de négation partielle ou totale du corps. À ce sujet, nous rappellerons le cas de cette obsédée qui, pendant plusieurs mois, a mis en doute la réalité physique de son bras droit dont cependant elle continuait à se servir, de telle autre qui discutait pendant des heures pour savoir si sa fonction de reproduction était encore réelle ou n’était plus. |

III, — Mor MENTAL

Beaucoup plus riches sont les troubles relatifs à cette partie du moi. L'idée de négation s’y étend et peut imprégner successivement toutes les manifestations de la vie mentale. Arrêtons-nous aux plus apparentes.

C’est d’abord la plainte constante de ces malades qui traduit une négation de leur mémoire ; cette plainte est d’ailleurs fréquemment suivie d’un regret

très vif du temps où elles étaient normales et dont

par conséquent elles ont le souvenir. « Je n’ai pas de passé dit E. B., pas de représentation de ce que j'ai été... Quand on ne peut Jamais rien retenir... quand on ne sait plus... ne rien savoir. puisqu'il m'est impossible de savoir ce que je fais d’une minute à l’autre aussi bien que des années, des jours ou des mois, je ne peux invoquer pas plus un geste qu’un visage que le goût d’une chose, la sensation d’un objet, le bruit de la voix de quelqu'un. » Cette impression peut entrafner l'illusion du jamais vu dont parle encore E. B. : «Est-il humain que les gens sachent qu’ils m'ont déjà regardée, alors que moi, je ne me les rappelle’ plus. »

La négation porte au premier chef sur les sentiments : ce qui fait dire à E. B.: «Je n’ai plus de sentiment. Quand on ne peut plus rien ressentir, quand on ne peut plus aimer ou haïr, quand on ne peut plus avoir aucun désir, pas plus celui de manger que celui de marcher. » et à W... : « Je n’ai plus d’âme. Je n’a plus la faculté de rire : Je ris sans avoir le sentiment.»

Cette négation engendre des idées d’irréalité, de «ne plus faire que semblant de vivre » et des impressions de néant, de rien. «Mon esprit est éteint, dit W... J'aimerais mieux être morte : je ne serais pas plus néant que je suis » De même E. B... se plaint : «Je n’ai plus de moral, je ne puis m’accrocher à rien, n'ayant rien derrière les yeux... je ne veux pas rester matériellement vivante quand je suis morte mentalement... Il m'est aussi impossible de savoir si J’existe que de savoir que d’autres existent. » et Mi. précise : «Je n’ai plus de moi, j'ai tellement perdu mon moi,

Berlioz. 3

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que je ne suis plus rien... Je ne suis rien ni Fe ment ni moralement, je suis L néant de moi-même... Je me suis qu’une pensée.

Ces 1 Impressions on au sentiment de mort.

E. B... se lamente : « Je suis une morte vivante. Lorsque je mourrais, 1l n’y aura rien de changé : c’est seulement mon corps physique qui sera supprimé... Morte vivante. Quelle mort que celle-là, plus horrible que la vraie !»; W... s’écrie : (J'ai l’impression d’être mort » ; et Mi... se désole : « Je promène une mort. » Cette impression va d’ailleurs assez loin, puisqu'elle, provoque cette réponse : « Me tuer ! Mais on ne tue pas une morte ! » | 5

Ainsi, l’idée du moi apparaît dissociée. Elle devient prétexte à une reconstitution qui s'avère impossible. Aussi M1... nous explique : «Jai beau penser à quoi que ce soit : ce n’est pas avec une pensée qu’on fait un moi... Je ne suis tellement rien, je suis si loin de ce que J'étais que je me demande au cas où mon moi se recréerait si ce serait bien le mien, avec mes sentiments, mes idées d'autrefois. »

Néanmoins, cette négation du moi qui va jusqu’à faire écrire à E. B. parlant d'elle : € Dois-je dire al voudrait où je voudrais (je ne sais) que les. » conduit Mi... à se créer un moi nouveau pour remplacer : celui qu’elle a l'impression de ne plus avoir. Mais ce moi fictif est très fragile puisqu’après s'être répétée constamment : « Tu es une telle, tu es une telle » Ms... se es «Quand je vous parle, il s’en va.

M1... d’ailleurs ne nie pas P existence de sa pensée,

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Au contraire, c’est la seule chose qui lui réste, dont elle soit véritablement sûre, mais dont l’insuflisance ne lui échappe pas : « Je n’ai plus que ma pensée. je ne suis qu’une pensée Je suis métamorphosée en corps pensant... Je suis une pensée qui marche seule. “qui ne fait rien vibrer... qui ne déclanche aucun écho... qui n’est plus dirigée par moi. » C’est ici qu'apparaît encore cet automatisme dont nous avons déjà parlé plus haut.

E. B... s'inquiète aussi de sa « pensée » : elle lui dénie toute valeur, toute utilité : € J'écris, je parle, donc je pense . Mais en réalité cela .ne sert absolument à rien puisque J'écris, Je parle sans voir, sans ressentir, sans éprouver, sans que rien n'éveille ni n’évoque rien de vivant, si Je puis dire de vécu Je ne peux pas plus évoquer un geste qu’un visage... »

Quant à W... elle se contente de faire observer que « sa pensée ne correspond plus à sa parole ». :

Ainsi, à la base/de toutes ces impressions, on retrouve une sorte de décoloration affective qui vient effacer en quelque sorte le relief des représentations mentales. Les mots eux-mêmes paraissent à E, B.

- décolorés : « Peuvent-ils (les autres) comprendre que

les mots pour moi ne veulent rien dire, puisqu'ils ne correspondent à rien dans mon cerveau, puisqu'ils n’évoquent rien... tous ces mots que J'emploie n’ont pas de correspondance dans mon cerveau. »

De même la notion de temps s’altère en fonction de cette décoloration et donne une manière d’équivalent

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dans le domaine obsédant des idées d’immortalité du délirant. W... dit : «Les jours, les mois, ce sont des années pour moi» et Mi... : « Aucun point de repère dans le passé, il y a un an ou six mois, je me vois sur le même plan de souffrance... » Un obsédé cité par M. Marzer, se plaint : «Il m'arrive une chose qui n’a pas de nom, qui est l'infini. Le temps est remplacé par le vide. Le futur est déterminé infailliblement par le présent ; les points de repère ne donnent plus. »

La notion d'espace se perturbe également : @Il m'arrive des moments où je ne sais plus exactement où je suis » dit E. B. et W... : « Je flotte dans l’espace, je ne sais pas où Je suis. » ;

Tout cet ensemble de doutes, d’impressions étranges, de craintes, de négations pose au malade le problème de l'existence même. Il engendre cette impression limite d’être ou de ne pas être. C’est ce qu'Et B. traduit : (Je suis et je ne suis pas », ce qu'autrefois Amiel avait décrit : « Je suis comme n'étant pas. »

Quoi qu’il en soit, tous ces troubles provoquent une activité désordonnée de l’esprit dont sont conscientes nos malades, activité qui d’ailleurs succède à une torpeur dont se plaint W..., et qui peut aboutir au mentisme. E. B. se lamente souvent : («Mon cerveau vide de toute image, dé toute représentation, bataille malgré cela sans arrêt. Mon cerveau ne cesse pas une seconde de travailler ; 1l m'est impossible de l’arrêter. »

Enfin, 1l est un caractère sur lequel il est indispensable d’insister : c’est la conscience que ces malades

ont de leur état. Les troubles plus ou moins complexes qui font l’objet de leurs plaintes, W..., E. B... et Mi... les critiquent tout en les subissant. Elles ont l’impression d’une différence entre ce qu’elles étaient et ce qu’elles sont devenues, entre ce que sont les autres et ce qu'elles sont elles-mêmes. Ainsi dit E. B. « Morte vivante je suis, vivante morte Je voudrais être. Car je suis aussi différente des gens normaux que si déjà morte vraie Je le serais des vivants. » Cette conscience d’une différence va jusqu’à celle de leur maladie même. C’est encore E. B. qui s’étonne « Alors, pourquoi cette horrible maladie m’a-t-elle laissé la possibilité de raisonner. Ma maladie est illogique, monstrueuse, contradictoire. Cette maladie dépasse l'imagination humaine qui fait que sans avoir perdu la raison, je sois atteinte d’une maladie mentale... Aliénée je suis, mais 1l me reste la faculté de raisonner... Si je la perdais, alors je serais folle... J’ai assisté à la mort de ma sensibilité... ».

IT. — Ce que sentent ces malades

Derrière ces plaintes que dénoncent les malades on peut se demander ce qu’il y a d'objectif.

Entre la sensation de fatigue qui fait dire à un individu parfaitement normal : « Je n’ai plus de jambes » et la sensation qu'éprouve un amputé, il y a place pour une quantité infinie de troubles où il est difficile de préciser et le rôle du langage et le rôle de la causa-

lité morbide.

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Néanmoins, M. Janer écrit que «sans doute les troubles précédemment étudiés, obsessions, agitations, ete... sont en rapport avec des troubles des fonctions cérébrales, mais qu'ils constituent surtout . des troubles psychologiques. IF faut placer, à côté, d>s troubles des fonctions physiologiques du système nerveux, troubles encore peu connus, mais qui serviront sans doute plus tard pour mterpréter les précédents, » et encore « Le-plus souvent un examen attentif révèlera une foule de troubles physiologiques qui font de l’état psychasthénique une maladie de lorganisme. On ne saurait trop insister Sur ce point essentiel : les obsédés par leur bavardage, la description interminable de leurs pensées extraordinaires, détournent le médecin de l'examen organique qui ne devrait Jamais être négligé » (1).

Or si l’on se livre à cet examen, sr l’on veut rechercher l’attemte physiologique du système nerveux ct les perturbations dynamiques (FF Craupe) (2) qu’elle entraîne, on se heurte à bien des difficultés, car les travaux de psycho-physiologie ont assez peu avancé depuis 1903. M. JANET qui reconnaît avoir étudié 300 malades dépersonnalisés, déclare n’avoir rien trouvé d'objectif dans leur examen. Mais est-ce

une raison pour rejeter une telle recherche : nous ne croyons pas.

(1) J'axEr. Les obsessions et la psychasthénie. Alcan 1903, p. 398. (2) Craupe. Remarques sur quelques essais de physiologie en. psy— chiatrie, in Biologie medicale XXIII, n° 2, 1938.

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Le problème revient à se demander si le sentiment de dépersonnalisation repose sur un trouble fonctionnel. À ce propos il y aurait peut-être intérêt à rapprocher de ces diminutions ou augmentations d’acuité dans les sensations ou les sentiments dont se plaignent les dépersonnalisés, les troubles qu’engendrent d’une part certaines lésions neurologiques et d’autre part certaines intoxications par la mesealine®

La physiologie du cerveau peut-elle déterminer la base de ces sensations générales, de ces sentiments vitaux qui constituent en partie l’affectivité ? Dre nombreuses recherches ont été entreprises et ont abouti à l'étude de la région thalamique. Le thalamus serait le régulateur des trajets sensoriels qui, de la périphérie gagnent l’écorce cérébrale en le pénétrant. Notons le voisinage des ganglions moteurs de la base du cerveau, corps strié, corpus pallidum, et les rapports de cette région avec le système nerveux végétatif. Les théories sur la fonction physiologique du thalamus, qu’elles soient de L. R: Mürcer, de Heap, ou d’autres, le considèrent comme la région cérébrale où les sensations reçoivent leur tonalité et leur coloration affective, où se forment la douleur corporelle et le sentiment de plaisir.

La elimique semble d’ailleurs confirmer ces hypothèses. Aussr HEAD fait-1l observer qu’à la suite de lésions en foyer du thalamus, on trouve « non seulement des troubles de la sensibilité comme tels, mais aussi une tendance à réagir d’une façon exagérée aux excitations désagréables, sans que le seuil de la sensi-

bilité aux excitations douloureuses fut abaissé ; la même douleur étant plus douloureuse du côté malade » (1). Les observations citées à l’appui sont d’ailleurs curieuses : Un malade ne pouvait pas se: rendre à la place qu'il occupait habituellement au Temple, parce qu’il ne pouvait pas supporter le chant sur son côté malade ; un autre malade assistant à un service de commémoration à l’occasion de l’anniversaire de la mort d'Édouard VII, avait éprouvé, dès que le chœur avait commencé de chanter, un sentiment terrible du côté malade, toute sa jambe s’en étant montrée fortement impressionnée et ayant commencé à trembler. Un autre malade expliquait : «J’éprouve un besoin irrésistible d'appliquer ma main droite sur la peau tendre d’une femme. La main droite éprouve toujours le besoin d’être consolée. On dirait que, par mon côté droit je recherche toujours la sympathie.. ma main droite semble plus artistique. » Et HE4D en arrive à formuler ainsi sa conception sur sa fonction thalamique : «Nous croyons done que le thalamus, organe d’une importance essentielle, constitue le centre conscient pour certains éléments de la sensation, [réagit à toutes les excitations capables de provoquer le plaisir ou le malaise et la conscience d’une modification de l’état général. Le ton affectif des sensations somatiques ou viscérales est un produit de l’activité thalamique. »

Cependant, «l’étude des phénomènes d’anosognie, d’algo-hallucinose, d’apraxie, du sommeil normal et

(1) In Krercamenr : Psychologie médicale, Payot, 1927.

provoqué aboutit aux notions « du modèle postural » de HEaD, du « schéma corporel » de. ScniLper, de «l’image de soi» de Van BocagrT. Déjà Meynerr et WERNICKE avaient considéré que « le sentiment de notre propre corporalité » doit reposer, en dehors des sensations, sur une notion plus globale de l’ensemble de nos fonctions, Imdépendantes des sensibilités cutanées et profondes, qui Joueraient quoique inconscientes, un rôle important dans la conscienceque chacun a de so1... À la base de ces perturbations du « schéma corporel» Van Boc4ErT envisagerait une lésion du sillon inter-pariétal lui-même en relation physico-patholo-, gique importante avec les lésions thalamiques dont nous savons le rôle dans la fonction du sommeil et dans certains syndromes sensitifs » (1). N'oublions pas qu’ Cenire la cause et la lésion, entre la lésion et les symptômes s’interpose constamment le trouble d’une fonction d’abord minime, longtemps discrète, dont nous ne tenons aucun compte hors le cas d’allure clinique grossière. C’est le trouble de la fonction... qui chiniquement fait la maladie » (2).

Maver-Crôss en particulier a étudié à la suite des empoisonnements par la mescaline, alcaloïde du peyotl, des troubles curieux dont nous empruntons la description à Kretschmer. (On observe notamment à la suite de ces empoisonnements 1° des changements du degré d'intensité des impressions sensorielles, avec exaltation de la susceptibilité pour les différences les

} R. Mazcer, La démence, Armand Colin 1935.

1( (2) R. Lericue, Presse médicale, 11 octobre 1933, p. 1577, sqq.

plus minimes et les nuances les plus exquises ; les impressions ordinaires semblent plus mtenses, les impressions intenses deviennent éblouissantes lorsqu’elles sont lumineuses, d’une sonorité exagérée: à l'excès lorsqu'il s’agit d’impressions auditives. Le monde ambiant apparaît inondé de lumière, ensoleillé, plein d'harmonie, rempli de couleur et d’une plasticité exquise, débordant d’expression ; chaque détail revêt une importance extraordinaire ; les visages qu’on rencontre ont des traits accentués comme ceux des acteurs ; à la phase opposée le sujet devient. inaccessible aux impressions, croit se mouvoir dans une atmosphère de froid, de vide, d’uniformité. On le voit : 1l s’agit encore de changement de la tonalité affective immédiate, de changement de ce qu’on peut appeler la couleur affective propre des sensations, c’est-à-dire de phénomènes analogues à ceux qui s’observent à la suite de lésions du thalamus. 20 En deuxième lieu les émpoisonnements par la mescaline produisent de graves perturbations dans la perception des mouvements, comme dans la eéeité psychique, consécutive à des lésions du lobe oceipital : les mouvements accomplis par les hommes apparaissent au sujet intoxiqué par la mescaline ou solennellement ralentis où exagérement vifs, la perception portant, d’ailleurs, non sur le mouvement en voie d’accomplissement, maïs sur le mouvement déjà accompli, sur le changement de place déjà effectué ; ces troubles de la perception des mouvements provoquent, à leur tour, des perturbations dans les expé-

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