‹ Essai Sur L'Obsession De NégationChapitre 13 sur 26 · RUE · texte numérisé non relu

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règle : les réflexes vifs, les insomnies fréquentes, enfin les crises d’angoisse avec tachycardie, dyspnée, sueurs et anxiété correspondante.

La fréquence des algies qui parfois atteignent des paroxysmes est connue. Les rachialgies et surtout les céphalalgies sont les plus constantes. Ces dernières revêtent soit le type migraineux, avec hémicranie, nausées et malaises généraux, soit le type diffus caractérisé par une douleur sourde, en casque, qui simule l’engourdissement, nullement calmée par les cachets anti-névralgiques dont abusent ces malades. Ces troubles peuvent se traduire par une sensation de tiraillement, de picotement, de vide, d'écoulement, «que quelque chose remue... »

Sans qu’il soit aisé de préciser les troubles du déséquilibre neuro-végétatif, on peut dire qu'il y a dysfonctionnement. Les variations du réflexe oculo-cardiaque, des réactions intra-dermiques ne permettent pas de dire d’une manière générale s’il s’agit d’une sympathico où d’une vagotonie.

De même en ce qui concerne les troubles endocriniens. HaLLroN, PERRIN ont attiré l'attention sur les perturbations hypophysaires et leur retentissement sur la cénesthésie. Notons chez les femmes un dysfonctionnement ovarien, une dysthyroïdie fréquente.

Le facteur humoral semble actuellementse préciser. La fréquence des accidents d’intolérance est constante chez l’obsédé. On à même pu noter des manifestations alternativement physiques et psychiques. Tel fait une poussé d’eczéma qui guérit au moment

où apparaît un accès obsédant. Ainsi une dermatose peut-elle jouer däns une certaine mesure le rôle d’équivalent d’une obsession. Signalons encore la fréquence des poussées urticariennes, des prurits sine materia, des manifestations papillomateuses.

Les examens de laboratoire permettent de déceler

chez l’obsédé des modifications de la réserve alealine : l’alcalose (Larenez-Lavasrine) (1), l'augmentation du taux du potassium et l’abaissement du taux du calcium (Monrtassur et Deravize) (2). M. Marxer fait observer que « sans en tirer de conclusions, le terrain cancéreux se caractérise aussi par le pH alcalin, l’abaissement du taux du calcium et que réciproquement, chez l’obsédé on remarque une tendance à la prolifération cellulaire cutanée : papillomes, naevi multiples, kératisations cicatricielles » (3). … Enfin on a depuis longtemps insisté sur l'influence d’un facteur infectieux, héréditaire le plus souvent, dont la syphihs est l’agent le plus fréquent. M. Lar- GNEL-LAVASTINE (4) note qu’on rencontre constamment chez lobsédé des manifestations d’hérédospécificité, telles que les tubercules de Carabelli, la tendance vagotonique, le spina bifida occulta.

(1) Larcner-Lavasrine et Corxérius, Presse médicale 1925, p.. 1521.

(2) Monrassur, Deravirze et Mile Pressez, Enc. XXV, 1930, p. 471-474. ;

(3) R. Marrer. Le terrain organi quede l’obsession, in Progrès médical, n° 23, 8 juin 1935, n. 1002. ;

(4) Larcner-Lavasrine. L'obsession, caractères récessifs souvent hérédo syphilitiques, in Revue d' Anthropologie, janvier 1933, p. 101-

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