TERRAIN-MENTAL
Au point de vue mental, l’obsédé est d’un tempérament émotif dont Durré a décrit les caractères.
Dès l’enfance le futur obsédé a des peurs nocturnes, des timidités insurmontables, des craintes imjustifiées. Puis le fonds mental se construit qui témoigne d’un état constant d'insécurité sur lequel éclate fréquemment la manifestation mentale la plus apparente de cette hyperémotivité ; l’anxiété. Les dispositions pantophobiques, les pressentiments, les sentiments d’incapacité, d'impuissance, de timidité se mêlent à un certain goût pour les choses tristes, à une tendance à l’hypocondrie, à une très grande suggestibilité, à une plasticité psychique assez fréquente.
Nous rejoignons 1c1 ce que M. Janet a appelé les stigmates de la psychasthénie : cette perte de la fonction du réel, cette baisse de la tension psychologique, ces sentiments d’incomplétude. On retrouve là une sorte d’hypotonus psychique, une asthénie mentale parallèle à cette asthénie physique, à cet hypotonus somatique qu’on observe constitutionnellement chez l’obsédé. M. Marzer à ce propos écrit : «Si le psychasthénique est un hyperémotif, s’il est timide, renfermé, impressionnable, scrupuleux, inquiet, c’est qu'il se tient toujours en quelque sorte sur la défensive : il a peur deses réactions et 1la raison puisqu'il éprouve des réactions anormales. L’angoisse l’étreint au moindre
choc : il a des réactions vase-motrices désordonnées,