CONCLUSION
. Quoiqu'il en soit de tout ce qui a été pensé sur le sujet de l'obsession, un fait demeure évident : c’est que son existence se traduit par une diversité de. formes infinie. Parmi cette multiplicité apparente de manifestations à travers laquelle se fait jour le syndrome obsessionnel, se retrouvent à sa base des caractères pathognomoniques. Aussi est-ce l’exaltation de ces derniers qui transparaît dans l’histoire des trois femmes que cette étude a pour objet.
Le sentiment de vide qui compose ici tout le tableau clinique envahit la conseience du sujet et engendre des idées de négation dont le champ d’aetion est, avant tout, la personnalité. [ en résulte l’apparition du phénomène de la dépersonnalisation qui évolue alors sur le mode obsédant et réalise une systématisation où se combinent la sensation de mort psychique, l’abolition de la sensibilité subjective, le sentiment d’une transformation corporelle, des troubles de la notion du temps et la hbération de certains automatismes devant une direction volontaire émous- Se Er,
Cet ensemble présente une curieuse analogie tant au point de vue séméiclogique par la sinulitude du thème, que pronostique par l’évolution vers la chronicité, avec un état délirant : le syndrome de Cotard. Il s’en différencie toutefois et par le fonds mental des sujets sur lequel il éclate et par l’interprétation délirante à laquelle n’aboutissent pas nos trois malades.
ns AU LU -
Si « tout homme fait de la métaphysique comme il respire » il est néanmoins singulier de constater chez ces trois femmes (1), une anxiété constante en Jace des problèmes que pose,la métaphysique, de retrouver dans le langage qu’elles tiennent Îles ébauches de questions insolubles où elles viennent se buter, au point de souffrir d’une telle irréductibilité. Que chez l’une on soit en présence d’une méditation presque cartésienne et chez l’autre d’une équation sensiblement spinoziste, il y aurait là matière à réflexion, si nous ne voulions réster uniquement sur le plan de la pathologie.
En fonction de quoi un tel état peut-il se former ? L’étude des facteurs latents d’une part dont le terrain dans ses mamfestations mentales ‘et physiques est le type et d'autre part les facteurs occasionnels venant déterminer une perturbation physiologique du système nerveux dont les processus infectieux et certains conflits affectifs sont des exemples, peuvent nous permettre de considérer les troubles de ces trois malades comme la manifestation profonde d’une atteinte à la synthèse organo-psychique.
(1) Émile Meyersox, De l'analyse des produits de la pensée in Revue philosophique, septembre-oetobre 1934.
Vu : Le Doyen, Vu : Le Président de Thèse, ROUSSMP LAIGNEL-LAVASTINE.
Vu ET PERMIS D'IMPRIMER Le Recteur de l’Académie de Paris CHARLETY:
LS