J! 8 USAGE DE. l’ÉCRITURE EN GRÈCE
Ces deux alfabets ont été reproduits parDuret dans son Thrésor des langues de cest univers ( i ), et n’ont presqu’auciin rapport avec l’alfabet copte, qui contient trente-deux lettres, et que nous a donné le Père Kircber, le premier qui nous fournisse quelques lumières sur la langue copte , qu’il croit être l’ancienne langue égiptienne. Le premier ouvrage qu’il a publié sur ce sujet est intitulé :
Alhanasii Kircheri Fuldensis Buckonii è sociétale Jesu Prodromus Coptus sive Ægyptiacus. — In quo cùm linguce coptœ , sive eegyptiacœ , quondàm Pharaonicæ, origo, œtas , vicissitudo , inclinatio ; tùni hierogljrphicœ literaturœ instauratio, uli per varia variarum eruditionum, interpretationumque dijficilimarum specimina, ità nova quoque et insolitâ rnethodo exhibenlur. Romœ , tppis S. Cong. de propag.fide , 1 636 , in-4“.
Dans cet ouvrage, l’auteur prétend que le nom de langue copte ne vient pas de celui de l’Égipte, comme l’avaient soutenu d’autres auteurs plus anciens, mais de la ville de Coptos, capitale d’un nome d’Égipte. Cette ville de Coptos n’est mentionnée, ni par Hérodote, ni par Diodore de Si-
correspomlant un alfabet copte , et soutient que la langue copte est l’ancienne langue d’Egipte: il le prouve par une momie qu’il possède et où il a trouvé des caractères coptes (p. a 47 de sa traduction française, tome I), et par un raisonnement tiré de l’alfabet. Il avait une grammaire arabe de cette langue et un dictionnaire où se trouvait l’esplicationde six mille mots.
(i) Cobigny , i6i3,p.38i.