‹ Essai sur l'origine de l'écriture, sur son introduction dans la Grèce et son usage jusq'au temps d'HomèreChapitre 46 sur 62 · Giangia · texte numérisé non relu

Giangia

. . . gi. 32.

Epsi,

. ps.

On voit que les lettres 5 et 21 ont le mèine son e; que les lettres 16 et 24 ont le même son o; que les lettres 8 et 10 ont le même son i; que la lettre 4 a le son de et la lettre 3 i le son di; que les lettres 22 et 26 ont le même son y. Il y a donc cinq lettres inutiles, ce qui n’est pas vraisembla' ble ; aussi Kircher sentit le besoin de mieux étudier son sujet, et, au bout de huit an.s, il publia un nouvel ouvrage sous le titre suivant : Athanasii Kircheri è societate Jesu lingua œgyptiaca restituta; opus tripartilum, unà cuin supplemento . — Romœ sumptibus Hermanni Scheus. i 644 »in- 4 “- Le premier ouvrage de Kircher renfermait des élémens de la langue Copte, rédigés d’après quelques auteurs arabes ; le second donne les grammaires de ces auteurs , et des lexjques Coptes , composés également en arabe. Dans les réflexions dont il les accompagne, le père Kircher répand cette érudition inutile et fatigante qui (») caractérise ses productions , et qui peut-être a fait douter de son savoir. Il s’écarte partout de son but, qui était de ressusciter l’ancienne langue égiptienne. Rien de si défectueux que tout ce

(1) Mcmoires de racadeinie i)es Inscriptions. Parié I768,XXX1I, 3 i 3 .

ART. LU. KII’.CIIEII SUR LA LAMCUF, COPTE. i3l qu’il a publié pour en laciliter l’intelligence. Ses élémens contiennent à peine quelques règles générales. I^es auteurs arabes dont il a traduit les ouvrages, sont superficiels, saiis ordre et sans clarté. Il fallait pour les mettre à notre usage, les assujétir à notre méthode : mais le père Kircher, qui voulait absolument pénétrer dans les plus intimes secrets delà théologie égiptiennc, crut avoir trouvé dans la langue copte le fil qui devait le conduircj et franchissant d’un se»d pas la carrière qu’il s’était ouverte , il alla s’enfoncer et se perdi-e dans les ténèbres des biérogliphes ( i) : il publia en iC5u;

übeliscus Pamphilius, hoc est interpretutio nova et hàc iisquè intentata , obelisci'hieroglyphici ex hippodrorno Caracallœ in forum agonale translatif etc. Rome, i65o, in-folio.

C’est l’eixplication des biérogliphes qui couvrent l’obélisque de la fontaine de la place Navone. Cet obélisque fut restauré par le Beniin j sous la direction du père Kirche;;, par les ordres du pape Innocent 1L( Panfîli): le savant jésuite alla jusqu’à mettre des biérogliphes de son invention aux endroits où les anciennes figures étaient ab- < solument effacées et détruites (a).

(1) Mëiuoires de l'académie des InscriptioDS» Paris, 1768.XXXII ,

(2) Biographie universelle. Paris, iSi8. p. 444 > Kircher, par M. Weiss.

USAGE DE l’ÉCRITUKE EN GRÈCE.

§ III

Travaux de plusieurs Savons sur la langue copte.

LUI. Pendant que Kircher négligeait ses premiers travaux sur la langue copte pour l’étude des liiérogliphes , les efforts qu’il avait faits engagèrent les Suvans à tourner quelquefois les ieux sur cette langue. Sauinaise la cita souvent dans ses écrits (i), s’en servit avec quelque succès pour justifier l’interprétation qu’Ératôsthènes avait donnée des noms égiptiens des rœs de la Thébaïde, et promit de l'éclaircir dans un commentaire qu’il n’a jamais achevé, et qui vraisemblablëment n’aurait manqué ni de savoir ni d’étendue.

Elle fixa bientôt l’attention de plusieurs de nos Savans, et de ce nombre furent M. Piques, docteur de Sorbonne , qui n’a presque lien mis au jour, et l’abbé ^enaudot, qui traduisit d’abord les attestations de l’église copte, insérées dans la Pérpétuité de la foi, et ensuite les liturgies de,, cette église (a). Ses travaux furent très-utiles pour la religion , et beaucoup moins pour les lettres , oarce qu’il ne fit point imprimer les textes orignaux de ses traductions. Cependant, nous lui

(i) Comment. inSimp. p. iCg; notœin Achill. Talium, p. 621

(1) Vie de M. laCroze. Amsterdam , 1741. P-

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