ANGLAISE
Comme le sk des Danois , le sch des Allemands, ou le sh des Anglais.
Gomme di.
Comme bs. (Voyez Talfabet ci - inclus planches 2 et 3 ).
Grammaire de TukL
LV. L’auteur de la préface (r) avertit qu’il y a deux dialectes de la langue égiptienne ; celui de l’Égipte inférieure, le plus souvent appelé coptique, mais qui devrait plutôt être nommé ineraphitique; le second est celui de l’Égipte supérieure, appelé dialecte sahidique, ou thébaïdique, ou tbébennitique. Tous deux sont expliqués dans la grammaire.
Presqu’en meme tems que cette grammaire imprimée en Angleterre , la suivante parut en Italie.
Rudirnenta linguœ coptœ swe œgjrptiacœ ad usum collegii Urbani de propagandd Me, Romœ 1778.*
{i; Page vni.
ART. t.V. GRAMMAIRE DE TDKI. a3g
lypù èjusdem sacrœ cungregationis prœsidum facultatCy in-4".
li’approbation d’Étienne Borgia, secrétaire de la Propagande , dont le préfet était alors le cardinal J.-M. Castelli, est datée du a 5 février 1777. Elle qualifieTauteur Raphaël Tu^xepiscopus arsenovensis (i). Elle dit que la Propagande avait désiré que la grammaire copte fût publiée en dialecte de Memphis et en dialecte de Thèbes. C’est ce que Tuki a exécuté : il était copte de nation , c’est-à-dire égiptien; il mourut en 1787, âgé de plus de quatre-vingt-douze ans.
En tête de l’exemplaire appartenant à l’Institut, est cette note écrite par M. de Villoison :
Mingarelli judicium de Tukii rudimentis copticœ Unguœ p. XQ et cxlv. FascicuU primi œgjrpliorum codicuni reliquiarum , Bononiœ, 1786, in- 4 °, et augustinum georgianum. p. x prœjàtionis fragmenti evangelii S. Johannis grœco-copto Thebaïci, Rome, 1 709, in 4*.
L’auteur cite (2) le lexicon œgyptmco-latinum de Woide, avecdes notes, imprimé à Oxford en 177$; mais il ne paraît pas avoir connu la grammaire imprimée en 1 778 pour lui servir de suite.
Il observe ( 3 ) que la Bible a été traduite en copte avant le tems de Théodoret, c’est-à-dire
(i) Cft «v«?chc ne se trouve pas dans la liste îles diocèses , p. 5i et 53 des iVotieie per /Vm«o M.D.CCC. -tTA’/.V’, imprimées à Rome.
(1) P. V de la préface.
(3) Id. p. IV.
24o USA.GE DE l’ÉCRITÜRE EN GRÈCE.
avant le cinqiiiènae siècle. En effet, Theodoret s’exprime ainsi (i) : è Èêpaiwv (pwvin où |/.ovov etç tt^v ÈXXyIvwv [xereé^yiÔ-n, dXXoc Sè etç ttiv Pcoptaicov xal AiyuiTTtwv. Hebrœorum lingua (quœ videlicet in sacris' codiçibus servàta est) non solàm in Grœcorum linguam versa est, verum et Romanorum et Ægjptiorum,
• C est ûn mauvais ouvrage, un véritable fatras, souillé par un grand nombre de fautes d’impression , l’auteur sachant mal le copte, et n’ayant fait que traduire incorrectement une grammaire copte écrite en arabe; car les Arabes ont fait plusieurs grammaires coptes ( 2 ).
Voici l’alfabet de Tuki (3) : alpha, vida, gamma.
daldâ,ei,so, zida, hida, thida, iauda,kabba, laula, d e s Z i th i k l mi, ni, exi, o, pi, ro, sima,dau, he, phi, chi, ebsi, m n X O P r s te f ch ps O, scei, fei chei, hori, giangia, sima, dei; on voit
O SC f ch h gi SC di
qu’il y a toujours trente-deux lettres.
L’auteur observe (4) qu’on ne trouve des diphtongues que dans le dialecte de Thèbès, et point dans celui de Memphis. Ces diphtongues
(0 Sermon, tle t*rcecar. affectionum curatione.
( 2 ) Je dois ce jugement à mon collègue M. Étienne Qualremèrc.
ART. LVl. DERNIERS TRAVAUX SUR LE COPTE. a4 >
ressemblent à celles des Grecs, ai pour pour i;
et oi aussi pour i.