‹ Essai sur l'origine de l'écriture, sur son introduction dans la Grèce et son usage jusq'au temps d'HomèreChapitre 52 sur 62 · VI · texte numérisé non relu

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Derniers travaux sur la langue copte.

LVI. Les grammaires de Woide et de Tuki ont «té abrégées dans celle-ci.

Didjrmi taurinensis literaturœ copticœ rudimentuin, Parmœ ex regio typograpliœo , i ^83 , in-8”.

On pourra consulter aussi sur la langue copte le Magasin encyclopédique , année VII, tome V, p. 4g4- Il y î* quelques lignes de copte cursif.

Enfin, on a imprimé en Angleterre l’ouvrage suivant, commode pour les Anglais, parce qu’il est écrit entièrement eu cette langue.

A compendious grammar of the egyplian language as contained in the coptic and sahidic dialects; with observations on the Bashmuric : together wilh alphabets and numerals in the hiernglyphic and enchorial characters ; and a few explanatory observations : by the rev. Henry Tattam, M.A. F. R. S. L, etc., etc. Rector of S.- Cuthbert’s Bedford. fFith an appendix consisting of 'the rudiments of a dictionary of the ancient egyptian language in the enchorial character. By Thomas Young , M. D. F. R. S. H. M. R. S. L. fpreign Associate of the royal

^4^ USA.GB 0E l’ÉCRITDRE EN GRECE.

Institute of Paris . — London : John and Arthur Arch, i83o. in-8°.

Aucun de ces ouvrages n’a surpassé les deux volumes de Woide, que doit encore étudier celui qui veut bien s’instruire dans la langue copte. M. Peyron, associé à l’Institut , annonce un nouveau dictionaire copte , imprimé aux frais du gou- • vernement sarde, à Turin. Les ouvrages de M. Étienne Quatremère, notre savant collègue, seront aussi consultés avec fruit par ceux qui voudront se livrer à cette étude* pénible, mais nécessaire peut-être pour pénétrer dans les ténèbres de l’ancienne Égipte.

\.,epapirus des momies devrait nous en donner ■ les moyens. Nous avons sur ce sujet l’ouvrage intitulé : I papiri diplomatici raccolti ed illustrati dall’ abbate Gaetano Marini, primo custode délia bibl. vatic., e prefetto degli archiui secreti délia sancta sede,in Roma, i8o5, in-folio.

M. Marini ne dit rien sur la fabrication du papier; il affirme seulement sur le témoignage du biographe de Saint-Silvestre , mais en citant Saumaise, qu’on en fabriquait à Rome; il ne dit rien du passage de Pline, qu’il ne nomme même pas du tout. Son ouvrage est principalernent destiné à faire connaître l’écriture employée sur le papirus, ' et les mots dont les écrivains se 'sont servis. Il a recueilli cent quarante-six fragmens, dont un grand nombre sont figurés, lus et expliqués avec beaucoup de sagacité. Ce travail doit être étudié avec

ART. LVl. DERNIERS TR AVAUX SUR EE COPTE. ^43

soin par ceux qui veulent entreprendre la lecture . d’un papirus, et en fait Voir la difficulté. Car, si les monumens latins écrits dans une langue qui nous est femilière, donnent tant de peine à expliquer, conament pouvons-nous espérer que la langue égiptienne nous soit assez bien connue pour que nous acquérions le droit d’en être crus sur l’explication que nous donnerons? On ne doit cependant pas décourager ceux qui font une entrèprise aussi hardie; mais le tems seul, et un tems assez long, pourra consacrer l’exactitude et l’utilité de leurs travaux. Au reste, M. Marini ne parle point des manuscrits égiptiens écrits en hiérogliphes ou en caractères phonétiques; il ne s’est occupé que des manuscrits grecs et latins , surtout de ces derniers. Il n’y a que quelques lignes de grec dans son livre.

Avant M. Marini , M. le baron de Sacy , M. Étienne Quatremère et M. Akerhlad ont reconnu l’identité de la langue copte, telle que les manuscrits nous l’ont transmise, avec la langue antique égiptienne. Le voile mistérieux qui s’étendait depuis tant de siècles sur les hiérogliphes, pourrait donc être souleyé du moment où le sistème graphique serait découvert. Tel a été l’objet des travaux de M. Champollion le jeune , dont la vie a malheureusement été trop courte (i).

( I ) Examen critique des principaux groupes hiéroglyphiques, par A. Thilorier. Paris , i83a. '

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