La malade est comme endormie, intelligence lente
Peu à peu ces troubles disparaissent, le 10 mars, la malade va mieux, mais elle se plaint de voir des morceaux d'ombre devant les yeux, ces plaques à travers lesquelles ont voit sont mobiles.
6 avril, — Signes de bronchite, digestions mauvaises; l’état mental est toujours meilleur. |
12 juin. — La malade sort améliorée. M. le professeur Pierret, quelques semaines après sa sortie, la revoit dehors et conétété qu’elle présente une sorte de subdelirium continuel ; elléfa étlun accès d'agitation chez elle; elle se plaint de violents maüx “er tètett la vue se perd de plus en plus, et cependant la malade] #08 air de s'inquiéter beaucoup de ce fâcheux symptôme ; il + &/uñpe)de diplopie, elle parle même de son état maladif avec une-tbitainéjokier lité, se plaint de son mari et des personnes qui l’enféurént.i11229b
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Recueillie à l'asile de Bron, dans le service déaMix ledit Pierret. 180 $ Nino 263 deo oïuoi]
Femme S... — 6me division. —<Ænfirméfieo+1Amenée kyee peu de renseignements du dépôt de mendieité d’Albigny. Depuisle, avril 1879, elle est atteinte d’une ;hémiplégie,.gauche, Voiei ge queson constate à son entrée. 9 Si suanst si ob inomoldmient sb 284
La paralysie est complète: pouqilecmémibrenshpéneut. Isa: qui est flasque, les doigts sontifiéehis Ado phrälysitlestonrois prononcée au membre sifériedr°Harmaladé peut ieidéetlié danékb certaine mesure et le,rämdner danslerténgiong .S1ous8 6 sisorron
La sensibilité unpeu diminuée an'membre inférieur 2ebt)profond
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démeut troublée au membre supérieur. Ici, la malade ne répond qu'aux piqüres très fortes sans pouvoir en indiquer la nature ct le siège précis, et dit éprouver de la douleur dans toute la. hauteur du bras, depuis l'épaule jusqu’à la main.
Les sensations de contact avec la tète d'une grosse épingle ne sont pas accusées, et quand on attire son attention, elle dit qu’on la pince ! Sur le tronc, les sensations sont bien perçues. mais moins bien que du côté droit.
Le réflexe rotulien est exagéré à gauche, les réflexes‘plantaires conservés des deux côtés. Cependant le chatowllement n'est pas perçu à gauche.
Les muscles des membres sont mous, atrophiés (?) ceux du côté paralysé plus que ceux du côté sain, et les membres de ce côté naturellement plus petits.
On trouve sur les quatre membres de petites tâches ecchymotiques violacées, plus nombreuses du côté de l’hémiplôgie, quelques-unes dessinent le trajet des vaisseaux, Température égale des deux côtés.
A la face, pas de déviation, les yeux sont gros, saillants, sans fixité ; les pupilles immobiles, moyennement dilatées ; la malade n’y voit pas, elle accuse des points noirs, quelquefois rouges, dans le champ visuel, et aujourd'hui elle voit des animaux, spécialement un chameau, un éléphant avec sa trompe.
Teinte sub-ictérique des conjonctives, à droite, sur la limite externe et inférieure de la cornée, une petite ecchymose sows-conjonctivale récente.
L'ouïe est érès affaiblie, à gauche la malade n'entend pas une montre appliquée sur l'oreille, mais elle l'entend, aussi rapprochée, : du côté droit.
Pas de trouble de la parole, qui ést cependant un peu trainée. Pas de tremblement de la langue. La face est pâle, bouffie mais non cyanosée. Léger œdème de la paupière inftrieure. Dyspnée extrême A4 inspirations à la minute, râles trachéaux sonores, percepübles à distance, à l’expiration. Examen de la poitrine : en avant sonorité normale à gauche, un peu exagérée à droite, nombreux râles de bronchite des deux côtés ; en arrière, sonorité normale aux sommets,
Submatité dans les 2/3 inférieurs des poumons, plus marquée à gauche où le doigt éprouve une sensation de résistance particulière ; à l’auseultation, à gauche, râles sous-crépitants fins, très nombreux à la fin de l'inspiration, à timbre plus crépitant à mesure que l’on s’élèce vers le sommet. Tout le temps de l'expiration est rempli par un souffle doux qui a son maximum d'intensité à la base, un peu audessus. ù
A droite, les râles sont plus fins et le souffle moins accentué. Pas d’égophonie, impossible de rechercher la pectoriloquie, les vibrations thoraciques sont augmentées à gauche. Pas d’expectoration.
Le cœur bat dans le sixième espace, et en dehors de la ligne du mamelon. Les battements sont fréquents (116 à la radiale), et réguhers ; l’auscultation est rendue impossible par les nombreux 1àles de la bronchite.
Les jugulaires se gonfient à chaque expiration.
Les sphincters, anal et vésical, sont relâchés et la malade exhale une foite odeur ammontiacale; les urines sont très abondantes et notablement albumineuses, de couleur jaune paille sans sucre.
L'’appétit est nul, la soif très vive, il y a de la polydipsie, la langue est sèche, recouverte d’un enduit noirâtre.
Pendant tout le temps qu’a duré l’examen, il était impossible d’obtenir le silence de la malade ; elle parle constamment, malgré sa dyspnée, tantôt se plaignant, demandant son mari, rappelant :on séjour à l'hôpital de la Croix-Rousse, regrettant d'en être sortie, tantôt plaisantant sur son propre état, disant que son bissac est bien plein, cette fois. Parfois, elle a des Aallucinations, ainsi elle se croyait, il y a un instant, assise à une bonne table, mangeant des mets très fins. Puis elle a vu des animaux, chameau, éléphant, etc.
4er juillet. — Crise cette nuit, sur laquelle on n’a pas de renseignements. Ce matin la malade est hébêtée, intelligence obtuse, ne dit rien contrairement à.son habitude mais gémit à chaque expiration, du reste, dyspnee moindre. Aux poumons, à droite, quelques râles sans souffle ; à gauche, le souffle a disparu ainsi que les râles souscrépitants; à la base et dans la fosse sous-épineuse, on a des râles crépitants très secs, durs; à ce niveau l’expiration est un peu humée;
la percussion moins mate.
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En avant, les ràles de bronchite ont presque entièrement disparu, aussi peut-on ausculter le cœur dont les battements sont moins fréquents, Le premier bruit est sourd et énergique, mais l’on ne perçoit pas de bruit surajouté. On entend un léger souffle systolique qui est plus net à l’épigastre. Pouls veineux faux des jugulaires externes (coïncidant avec la systole cardiaque.)
Les accidents urémiques reparaissent, le 9 juillet la malade meurt. :
Autopsie. — Téguments pales, un peu jaunes. Hémorrhagies souscutanées en grand nombre ; les hémorrhagies se trouvent très multipliées dans les interstices musculaires des muscles droits qui sont pâles et couleur feuilles mortes, ramollis.
Cavité thoracique. — Quelques adhérences anciennes à droite.
Cœur volumineux; pas de liquide dans le péricarde ; l'organe pèse, plein de sang, 690 gr.; l’hypertrophie porte principalement sur le ventricule gauche.
Parois épaisses, fibies jaunâtres, molles. Pas de lésions aortiques ou mitrales; orifice pulmonaire sain.
Pas d’adhérence nulle part.
Rate molle, pas trop grosse.
Reins jaunes et rouges par places, gras et scléreux.
Rein droit, 103 gr.
Rein gauche, 112 gr.
Foie. Couleur roux-jaune, pas de cirrhose, un petit calcul dans la vésicule. Pas de trace de syphilis. Il pèse 1101 gr.
Crâne épais; méningée droite très profonde.
Pas d’adhérence des méninges.
Cerveau pâle, très peu jaunâtre. Foyer hémorrhagique ancien intéressant la partie moyenne et postérieure de la capsule interne. Duremère saine.
Examen microscopique des reins (dû à M. le professeur Pierret).
Des préparations nombreuses ont été faites et ont porté sur la substance corticale et la substance pyramidale ou médullaire.
a) Substance corticale. — Les glomérules sont en grand nombre réduits à l’apparence de zones de tissu conjonctif devenu fibreux. Toute trace de vascularisation a dispart. Autour de ces glomérules
la substance rénale présente les traces d’une sclérose interstitielle très avancée et très ancienne. |
Les tubuli contorti ont, en grande partie, perdu leur épithelium strié. Cependant, par places, ce dernier se retrouve granuleux, irrégulier et un peu réfringent.
La lumière de certains tubes urinaires, contournés, intermédiaires ou de Henle, ces derneirs dans leur partie corticale, estsouvent remplie par des exsudats coiloïdes, autour desquels l’épithelium persistant forme quelquefois une élégante collerette.
b). Substance pyramidale. Cette dernière substance est un peu moins altérée. On n'y remarque point de desquamation catarrhale des tubes collecteurs ; leur epithelium -est seulement un peu irrégulier et leurs parois sensiblement épaissies. Quelques-uns renferment des cylindres colloïdes peu adhérents. Les vaisseaux sont épais.
En résumé, les caractères histologiques et macroscopiques des reins de S.. permettent d'affirmer l’existence d’une néphrite chro-
nique de date très ancienne.