OBSER VATION XX AI
Observation recueilhe à l’Asile de Bron, dans le service de M. le docteur Pierret, |
S. (Marie-Louise), femme C., boulangère, 55 ans, entre à l’asile de Bron le 22 février 1882; pas d’antécédents héréditaires; le mari prétend qu’elle à fait des excès alcooliques. La malade couchait au-dessus du four de sa bonlangerie ; la température de la chambre étant toujours très élevée, la malade était obligée de dormir la fenêtre ouverte; elle se refroidissait souvent et était sujette aux bronchites. Chaque nuit, elle se sentait réveillée par Ja sensation d’un cercle de fer autour du front,
Quelque temps avant son entrée, la malade s’est fait remarquer par ses cris et ses mises excentriques ; en dernier lieu, elle sort dans la rue presque nue, en poussant des vociférations; elle casse les vitres de ses fenêtres.
À son entrée, la malade est en plein accès de manie avec ten-
- dance au suicide; elle porte même au cou à droite et en avant un sillon produit par une tentative de pendaison.
Elle reste pendant 15 jours dans une espèce de stupeur sans paralysie ; puis l'intelligence revient peu à peu; il reste encore cependant une sorte d’enfantllage ; la mémoire est affaiblie. Violents maux de tête, tendance aux bronchites, appétit faible.
4 mars 1883. — La malade est triste, elle ne veut pas répondre.
5 mars. —La malade est trouvée dans le décubitus dorsal, la peau est chaude, le pouls très fort, mais pas vite ; les plis faciaux effacés à droite, nystagmus, rotation en haut et à droite, pupilles plutôt contractées. Bras droit plus mou que le gauche, sensibilité abolie sauf à la face.
Pouls 72, régulier, pas de souffle au cœur. Intelligence obtuse.
Température axillaire 37°, soir 38:.
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Vers 4heures, la malade s’est mise à parler, elle va mieux.
6. Sensibilité revenue, parole nette, la malade semble sortir d’un rêve ; urines abondantes, albumineuses.