‹ Essai sur l'urémie déliranteChapitre 43 sur 51 · ER · texte numérisé non relu

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symptômes de lypémanie anxieuse ; elle a essayé de se jeter dans un puits, elle ne reconnaît pas son maïi.

30’ août. Aspect anxieux; hébétude, la malade regarde de tous côtés avec inquiétude ; elle répète: « On veut me tuer; c’est une pitié ! » Parole calme. ,

9 novembre 1881. Amélioration. Un peu d’embarras de la parole.

10 décembre. On constate de la surdité. L’urine, examinée, contient de l’albumine ; ce symptôme à été trouvé à plusieurs reprises ; la malade travaille, pleure encore de temps en temps; elle paraît avoir des hallucinatons.

17 octobre 1832. La surdité a disparu, la malade est bien mieux, elle se plaint de battements de cœur; pas d'œdème, pas de troubles de la vue, pas de céphalalgie ni de douleurs lombaires ; urines albumireuses, cœur hypertrophié ; pas de diarrhée, mais constipation.

21 octobre 1882. Teint blafard, léger œdème des paupières; la malade sort très améliorée au point de vue de son état mental, mais non complètement guérie.

30 mai 1883. La malade est ramenée à l’asile ; comme à son entrée, elle présente de la lypémanie anxieuse ; elle essaie de se suicider ; elle pleure, refuse de manger, se plaint de violents maux de

tête; elle a tenté de se suicider.

26 juillet. Même état anxieux, amaigrissement, pas d'œdème des

extrémitts, paupières inférieures œdématiées.

La malade se plaint beaucoup de ses palpitations, et ce phénomène est chez elle le point de départ d'idées délirantes ; «si son cœur s'arrête, c’est qu'elle n’a plus du tout de sang, elle va mourir ». De mème les troubles de la digestion, les nausées, sans vomissements toutefois, lui font dire qu’elle à pris du poison, et lorsqu'on lui demande ce qui a pu l’empoisonner, ou si quelques personnes avaient intérêt à le faire, elle répond que la chose existe certainement, maïs qu’elle n’ose accuser personne

Urines albumineuses, diarrhée.

La malade à beaucoup de peine à respirer ; il n’y a rien au poumon, mais la respiration est saccadée, les inspirations sont brusquement interrompues par de subites contractions du dia-

phragme.

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