EME
Enfin, signalons un mémoire paru cette année dans Allgemeine Zeitschrift für Psychiatrie, et publié par le docteur Hagen d'Erlangen (1).
Pour cet auteur, malgré leur peu de fréquence, les affections rénales, comme cause d’aliénation mentale, méritent d'attirer l'attention. Hagen distingue deux formes : la forme aiguë et la forme chronique.
L'auteur a la conviction que les symptômes cérébraux de l’urémie ne consistent pas seulement en coma, et convulsions, mais qu'on doit y joindre les affections mentales.
Cet historique est peut-être un peu long, mais nous croyons qu’il nous permet de conclure que, si. beaucoup d'auteurs ont signalé le délire urémique, aucun n’a résolu la question suivante
Existe-t-il des formes d’urémie délirante pure,’ sans complications motrices ou autres susceptibles par ellesmêmes d'entraîner le diagnostic de la lésion fondamentale ? C’est à la solution de cette question que nous nous attacherons dans la suite de notre travail, et nous chercherons, en outre, si la forme-délirante de l’urémie revêt des caractères susceptibles de la faire distinguer des autres folies symptomatiques.
(1) Les affections des reins comme cause d'aliénaton mentale.