PARTIE EXPÉRIMENTALE
En 1913, M. le professeur agrégé Mouriquand, ayant eu l'occasion de voir dans le laboratoire de Vœtglin, à Baltimore, des pigeons rendus polynévritiques par l'alimentation au riz décortiqué, reprit ces expériences, en collaboration avec M. le professeur Weill, dans le laboratoire de la Clinique de Médecine infantile.
Ils purent constater ce fait nouveau et particulièrement important, que non seulement le riz, mais encore toutes les autres céréales décortiquées étaient susceptibles de provoquer des accidents sensiblement identiques; de plus, la stérilisation agissait comme la décortication et pouvait même en renforcer les effets nocifs. |
Ces points furent successivement mis en lumière par MM. Weill et Mouriquand dans une série de notes présentées devant différentes sociétés savantes et dans quelques publications.
Ce sont ces observations, ainsi que celles que nous avons pu recueillir nous-même, en collaboration avec
MM. Weill et Mouriquand, à l’asile Sainte-Eugénie, .
qui ont servi de base à ce travail.
Avant d'entreprendre la description de ces diverses expériences, nous tenons à remercier ici M. le professeur Weill, qui a bien voulu s'intéresser à ces recherches, et nous faire part, à maintes reprises, des judicieuses observations qu’elles lui paraissaient mériter.
Notre plus respectueuse gratitude va aussi à M. le professeur agrégé Mouriquand, notre chef de service, qui, non content de nous avoir donné l'idée de cette étude, a bien voulu multiplier, pour nous, les conseils et les encouragements.
La partie matérielle a été assez difficile à mettre au point. Il a fallu, pour cela, l’appui bienveillant et l'intérêt manifesté, à maintes reprises, par M. Diederichs, président du Conseil d'administration des Hospices civils de Lyon. Qu'il trouve ici l’expression respectueuse de notre reconnaissance !
Nous remercions également M. Magnin, pharmacien-chef de l’Hôtel-Dieu, qui a bien voulu nous faciliter la stérilisation des divers aliments examinés. Enfin M. Rinck, directeur des Brasseries lyonnaises, a mis obligeamment à notre disposition la levure de bière et le malt nécessaires. M. Pesseau, agent général à la boulangerie des Hospices, nous a procuré le riz complet. Nous les remercions ici de leur bienveillance.
Au cours de ces recherches, nous nous sommes toujours attachés à choisir un animal, dont le régime se rapproche le plus possible du mode d'alimentation
étudié. Nous nous sommes servi de pigeons, de lapins
et de-chats.