CONCLUSIONS
. Les T. P. sont rares et il n’est pas surprenant que bon nombre d’opérateurs peu familiarisés avec la chirurgie de ces néorformations hésitent à intervenir.
Or, ces tumeurs, sans doute longtemps bien tolérées, peuvent acquérir un développement considérable et déterminer des troubles respiratoires, phonatoires ou de la déglutition qui exigent un acte chirurgical.
Ces tumeurs, capables de remonter jusqu’à la base du crâne, sont toujours appliquées contre le pharynx qu’elles dépriment plus ou moins.
Malgré leur situation profonde, elles ne doivent pas être attaquées par les voies naturelles, là où elles font saillie, mais par la voie externe.
Les procédés respectant l'intégrité de la muqueuse pharyngée offrent de sérieux avantages :
Ils mettent à l’abri de l'infection toujours grave et quasi fatale après une plaie du conduit digestif.
Ils évitent l'invasion des voies aériennes par le sang et parlant les complications broncho-pulmonaires.
De plus la voie externe facilite lPhémostase, la libération de la tumeur, le drainage et l’alimentation après
l’opération.
pie
Secondé par une anesthésie continue et à distance l'opérateur s’ouvre un chemin à travers une incision ansiforme. Il supprime successivement les obstacles qui surgissent qu’ils soient vasculaires, osseux ou musculaires.
La ligature des branches de la carotide externe, la section du sterno-mastoïdien ou la résection de l'angle du maxillaire permettent de libérer la tumeur qui s’énuclée toujours par la dissection proche au tampon.
La reconstitution des plans anatomiques est suivie
d’une réunion par première intention.
Vu, Le Doyen, Vu, le Président, H. ROGER, PIERRE SEBILEAU.
Vu et permis d'imprimer :
Le Recteur de l'Académie de Paris APPEL
ST Ponte SEVRES ER" ETS œ 774 RS