‹ Essai sur la composition des comédies d'AristophaneChapitre 103 sur 142 · Trimètres iambiques · texte numérisé non relu

Trimètres iambiques

5. Ïambes et choriambes (sauf 367: anapestes). Cf. Wilamowitz, op. /., p. 354.

6. Deux télramètres iambiques (38i-38a) marquent la conclusion do cette partie de la scène.

7. Trochées avec quelques éléments anapestiques, dactyliques, iambiques.

l3û LES THESMOPHORIES

et souple'. — Une autre femme lance contre Euripide l'accusation d'athéisme : en niant les dieux, il a ruiné le commerce des couronnes, et, par sa faute, la malheureuse meurt de faim. Le chœur2 trouve le trait piquant et ù propos3. — Enfin voici Mnésiloque. Comme Télèphe, dans la tragédie d'Euripide1, comme Dicéopolis dans les Acharniens, il vient, sous son déguisement, plaider une cause difficile. Il commence par des déclarations de haine éternelle contre Euripide. Mais aussitôt après il insinue que le poète n'a, en somme, révélé qu'une petite partie des méfaits féminins. Et il donne des exemples de tous ceux qui ont été passés sous silence. Le chœur5, stupéfait, indigné, s'interroge et, saisi de crainte, se croit entouré d'ennemis. Son premier mouvement est de regarder autour de lui pour voir si personne ne se dispose à l'attaquer traîtreusement par derrière.

Le coryphée résume plaisamment la colère et l'indignation de toutes les Athéniennes en s'écriant avec conviction : « Il n'y a donc rien sous le ciel de plus effronté que la femme, si ce n'est la femme ! » Ces mots sont le signal d'un déchaînement de rages contenues. Toutes les femmes successivement entourent Mnésiloque, l'outragent, le menacent. Mais Mnésiloque ne s'arrête pas ; il crie plus fort qu'elles et rappelle tous les crimes récents que la chronique scandaleuse d'Athènes attribue à des femmes. On en vient vite aux coups. Mnésiloque reçoit un soufflet. Il le rend aussitôt". Maison le presse et on l'accule dans un coin de l'orchestra. Il se campe alors dans une attitude défensive et parvient à tenir en respect ses ennemies. — Toute la scène est écrite en tétramètres iambiques. Elle présente de grandes analogies avec cetaines scènes de combat des Cavaliers, des Guêpes, de Lysistrata, et surtout des Aeharniens, avec cette seule différence qu'ici elle suit, au lieu de le précéder, le discours parodié du Télèphc.

i. Cf. '|35 : zoXuTzXo/.coTs'pa;, et 43(): rcotxîXouç Xoyou; âvsupsv su ote^TiT^aEvoy;.

•j. Trochées.

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