‹ Essai sur la composition des comédies d'AristophaneChapitre 106 sur 142 · Le vers 663 est altéré · texte numérisé non relu

Le vers 663 est altéré

2. Les anapestes (667-673) sont suivis d'un élément trochaïque Qi~'\) et d'un phérécratien (675): les deux vers suivants (676-677) sont altérés.

3. Il y a de nombreuses corruptions dans tout ce chœur et la scansion en est parfois fort incertaine.

4. Tf,v xoiô-rfj (662) ne me semble pas admettre d'autre sens. Si le coryphée voulait inviter un demi-chœur à danser le premier, il dirait rptoTTjv as rpiytw. Si ces vers étaient dans la bouche du second demi-chœur invitant le premier h commencer la danse, Aristophane eût écrit ai T7jv Jepotlpav" Mais <s£ ttjv Kpo&CTjv ne peut s'entendre que d'un choreute chef de file.

l32 . LES THESMOPHOKIKS

tophane, car elle constitue une péripétie. Nous avons bien vu une péripétie dans Lysistrata (706 sqq.). Mais cette péripétie découlait logiquement du plan général du drame : la mauvaise volonté des femmes, trop longtemps privées de leurs maris, était une suite qu'on pouvait prévoir de l'entreprise conçue par Lysistrata. Puisque la seconde moitié de la pièce devait peindre les conséquences d'un veuvage trop prolongé, il était aussi naturel de montrer ces conséquences chez les femmes que chez les hommes. La scène pouvait donc se rattacher aux tableaux qui la suivaient. Ici au contraire la scène est isolée ; elle est bien une péripétie, au sens dramatique du mot: elle retarde l'action d'une façon imprévue et rend le dénouement incertain.

Elle peut se diviser en deux moitiés. Chacune commence par deux tétramètres trochaïques du coryphée (G87-G88 et 726-727). La plus grande partie des autres vers sont des trimètres iambiques. — Mnésiloque s'enfuit de la tente où on l'avait enfermé. Il emporte l'enfant d'une femme du chœur. La mère l'aperçoit, se jette sur lui et l'arrête. Il fait mine alors d'égorger son otage. La femme aussitôt le lâche, mais elle appelle au secours (689-698, trimètres iambiques). Le chœur pousse une exclamation indignée (699-701, dochmiaques) et se précipite vers le voleur (702-706, tétramètres trochaïques). Mnésiloque fuit et, d'une course rapide, gagne le temple1 (707-713, deux systèmes anapestiques), dont il escalade le seuil en répondant ironiquement2 aux menaces des femmes (714, tétramètre trochaïque). Le chœur s'agite et gronde autour de son asile (716-716, dochmiaques). Mnésiloque le défie et le brave (717, trimètre iambique), tandis que les choreutes, impuissants, l'accablent d'imprécations et de menaces (718-725, strophe iambique)3. — Soudain, le coryphée a une idée. On l'enfumera, puisqu'on ne peut l'atteindre autrement (726-727, tétramètres trochaïques). Le chœur entasse des fagots autour de lui. Mnésiloque se voit perdu. Il égorgera du moins, avant de se rendre, l'enfant qu'il a ravi. Il lui enlève son vêtement: ce n'était qu'une outre pleine, et le vin même n'en sera pas perdu, car

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