Parabase
cène de parodie.
Seconde parabase.
1001 1 i35. Scène de parodie.
1 1 36-i i5g. Choricon.
\\ 160-1226. Dénouement.
^1227-1280. Exodos.
Les Thesmophories, comme Lysistrata, présentente une action continue. Elles offrent même ce caractère unique dans l'œuvre d'Aristophane qu'elles contiennent une intrigue et une intrigue régulièrement conduite : on y trouve jusqu'à une péripétie. Leur structure ne s'éloigne pourtant pas autant qu'on pourrait se l'imaginer d'abord de la structure des autres comédies. La pièce en effet est divisée très
LES TIIESMOPHORIES \3~
nettement en deux parties, la seconde ne contenant point de véritable action, mais des tableaux toujours conçus sur un même thème et ordonnés par groupes parallèles. Elle ne contient pas d'àycôv véritable, il est vrai, mais, comme les Acharniens , un long discours en trimètres, parodié de la tragédie, qui tient la place d'un àywv, et une scène de bataille. En somme, il n'y a rien dans tout cela de vraiment nouveau : toutes les scènes se rangent sans peine dans des cadres connus. Les parties lyriques sont peut-être plus originales et plus complexes. Quelques-unes se présentent moins comme des parties de la comédie que comme des intermèdes chorégraphiques. Quand elles sont intimement liées à l'action, la poésie en est d'une insignifiance et d'une banalité sans pareille. Quand elles sont franchement en dehors de l'action, elles ont un développement inaccoutumé et, si la poésie n'en est pas d'une éclatante originalité, du moins les danses qui l'accompagnent et dont les modulations rythmiques du texte nous laissent encore deviner quelques mouvements, devaient en faire un spectacle varié et agréable. L'ensemble de la pièce n'en reste pas moins froid et artificiel. On y sent le parti pris d'Aristophane d'éviter les questions qui seules lui tenaient à cœur pour s'appliquer à un sujet de pure fantaisie qui ne le toucbait point. De là, la nature du thème choisi, qui est littéraire et non politique; de là la composition générale de la pièce qui est celle d'une pièce d'intrigue et non d'une pièce à thèse ; de là la fréquence et le développement des intermèdes dansés qui sont destinés à égayer une pièce languissante et froide ; de là surtout le vide de ce lyrisme qui se contente de prières vagues, de souhaits imprécis : le poète a cessé de lutter, il s'en remet simplement à Pallas, protectrice d'Athènes, du soin de sauver la cité. Si la formule est banale, le ton du moins est empreint d'une tristesse et d'une amertume sincères.
Au fond de l'orchestra s'élèvent deux maisons : celle d'Héraklès à droite*, celle de Plu ton à gauche.