Trimètres calalectiques et tétrapodies acatalectes
5. Je les distingue des deux précédents paire «pie je ne crois pas qu'ils soient prononcés par le même personnage.
6. C'est ce qu'indiquent les vers 409 et suivants. Nous avons déjà vu dans les Guêpes et la Pair les courtisanes jouer des rôles muets.
7. ( )u peut-être le îepoxTJpuÇ, car la xpôpprpit, d'après le témoignage de Suétone (Nero, 34), était prononcée par « le Héraut ».
une robe de pourpre ; sur sa tête, est une couronne de myrte, sa longue chevelure est retenue par le rrpoçisv1. Les choreutes sont, comme lui, couronnés de myrte et portent des torches allumées.
La première strophe (324 sqq) est chantée en dehors de l'orchestra. Avec l'antistrophe, le chœur apparaît. Il entre en dansant2 et en célébrant Iacchos, leâai^wv conducteur des processions éleusiniennes. Quand tous les choreutes sont rassemblés, le coryphée commence une longue proclamation imitée, ainsi que nous l'apprennent les scholies, de la zpôppYjj'.ç que prononçait le héraut sacré dans l'Eleusinion d'Athènes au moment du rassemblement des initiés (Jcyjp^ôq). A cette proclamation le chœur répond par un défilé dansant. Successivement les deux demi-chœurs font le tour de l'orchestra sur un rythme lent et solennel3 (3y2 sqq.).
Quand ils sont revenus à leur place, le coryphée les invite à chanter Déméter. Tandis que de nouvelles danses4 commencent, les deux demi-chœurs déclament 5 tour à tour une prière à « Déméter, reine des mystères sacrés » (384 s^q)- Puis la voix du coryphée prononce le nom d'Iacchos et les danses reprennent, tandis que le chant du chœur invoque le génie qui protège cette troupe de fête. Mais un choreute a aperçu le sein d'une danseuse à travers la déchirure de sa robe, et, seul6, il chante une troisième strophe après les deux demi-chœurs et l'accompagne d'une pantomime expressive.
A ce moment (4i6 sqq.) commencent des strophes satiriques où il faut évidemment voir le souvenir des yeo-jpi^ci des fêtes éleusiniennes. Les demi-chœurs ' s'attaquent successivement à Archédémos, à Clis-
i. Cf. P. Foucart, Les Grands Mystères d'Eleusis, p. 4ûa. Cf. 345: ^ovu TziXkrzxi yeoo'vtwv .
3. Westphal a vu qu'il y avait là un souvenir des plus anciens rposoôia du culte de Déméter.
4. Ce sont les femmes seules qui dansent : les choreutes sont immobiles. La déclamation des vers 384 sqq. ne peut guère se comprendre accompagnée de mouvements orchestiques.