‹ Essai sur la composition des comédies d'AristophaneChapitre 16 sur 142 · Seconde parabase · texte numérisé non relu

Seconde parabase

1000- 1007. Introduction.

1008-1017. Dicéopolis et le laboureur. ioi8-io36. Systèmes iambiques.

1037 -io46. Dicéopolis et la jeune mariée. 1047- 1068. Antisystèmes.

1069-1142. Dicéopolis et Lamachos.

ii43-ii73. Choricon satirique.

1 174-1234. Exodos (récit iambique, ensemble lyrique).

Les Acharniens se composent donc de deux parties très différentes séparées par la parabase. La première comprend essentiellement un prologue, une parodos, une scène de bataille, une scène de débat. La seconde est faite de deux triades de scènes iambiques groupées autour de la parabase. Cette structure ne se distingue de celle des autres pièces d'Aristophane que par la forme très particulière de la scène de débat et par le nombre inaccoutumé des scènes iambiques

LES ACHARNTENS 33

intercalées entre les grandes scènes de bataille et de débat. Nous avons expliqué plus haut à quoi tenaient ces particularités. Les Acharniens ne pouvaient avoir d'àywv régulier, parce que tout àywv a au moins une apparence de discussion sérieuse et qu'il était impossible cette fois au poète d'exprimer sa pensée sous une forme sérieuse. Les scènes iambiques qui servent d'introductions à la bataille et au débat répondent au même objet : toutes sont des tableaux bouffons destinés à forcer le rire d'un public défiant qui a horreur de la cause plaidée par le poète. Ce sont de véritables précautions oratoires . Elles s'expliquent donc sans peine dans une pièce où la thèse était si difficile à soutenir qu'Aristophane, pour obtenir seulement qu'on l'écoutât jusqu'au bout, a dû la dissimuler sous d'invraisemblables bouffonneries.

Au fond Je l'orchestra se dresse la maison de Démos. Devant la porte s'étend la Pnyxs.

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