Je l'orge ce mot pour les besoins de la cause
3. Péons (au v. 323, il faut supprimer twv), trochées, dactyles, iambes. — Remarquer l'élargissement de la période et la solennité du ton, quand interviennent les dactyles (328 sq.). De même dans l'antistrophe. Serait-ce une parodie?
4- Ce système est précédé d'un dimètre et d'un trimetre iamhique : voyez l'expliralion que j'en propose p. fo. Cf. Nuées, io85-io88. 5. \goracrilc dans Viv^iTtpotTzlppr^aa (v. 391).
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mètre, interrompt violemment le chœur (3i4)- Agoracrite riposte (3i5-3i8), le coryphée le soutient (3 19 sqq.), et le chœur achève l'(o5^ sur le ton d'une prophétie menaçante (322 sqq.).
'Eirfpptjjxa. — Le coryphée donne alors la parole à son champion, à Agoracrite (333-33/j). On s'attend donc à ce que, d'après l'usage des ôyûvsç, le charcutier prononce une sorte de réquisitoire contre Gléon. Et c'est, en effet, ce que semble annoncer le premier vers: Ka\ [J.YJV àitoJxzQ' clé; hvst oûxoal rS/dz^ç. Mais alors la cause serait entendue ; ce premier àyurt terminé,, la pièce elle-même paraîtrait achevée et le grand débat qui s'engagera plus tard devant Démos ne semblerait plus qu'une froide et inutile redite. En outre, il serait assez invraisemblable que Cléon se laissât accuser, au lieu d'accuser lui-même selon son habitude. C'est pourquoi Voepât n'a pas ici le caractère ordonné qu'il aura ailleurs. Ce n'est pas un débat bien réglé entre trois personnages, l'un accusant, l'autre protestant par de brèves interruptions, le troisième coupant la discussion de réflexions plaisantes. Ce sera un combat véritable entre quatre acteurs, Cléon, Agoracrite, Démosthène et le coryphée. Chacun d'eux se jettera librement dans la mêlée. A peine Agoracrite a-t-il annoncé qu'il va confondre Cléon que celui-ci lui coupe la parole et prétend parler le premier. Le thème qui doit être celui de la première partie de l'àytôv semble dès lors être : xept tcj xpixôpo; £'.t:s?v (v. 33g). 11 s'agit de savoir quel est le plus digne, c'est-à-dire le plus capable de parler (au sens où l'entendent les démagogues: cf. 344)- H n'y a pas d'autre moyen pour les deux adversaires de résoudre la question que de chercher à crier plus fort l'un que l'autre. Et c'est ainsi que la discussion finit par un assaut de menaces grossières dans lequel aucun des deux ennemis ne garde l'avantage, mais que Démosthène clôt par quelques vers burlesques dont la fantaisie même tempère un peu l'âpre violence des premières invectives.
'Avxcpo^. — La vaillance d'Agoracrite arrache au chœur un cri d'admiration ' (384-3qo). Cet éloge exalte le charcutier : c'est lui qui, cette fois, interrompt le chant du chœur, pour lancer un défi à
1. De même, c'était l'audace de Cléon qui, dans I'r^or^, lui faisait pousser un cri d'indignation (3o4 sqq.).
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Cléon (.')<)i sqq.\ Clèon riposte (3g5 sq.). Le chœur répond en lui souhaitant une défaite définitive (897-406), et le coryphée traduit par une image précise et comique la joie qu'en auront tous les adversaires de Cléon* (407 sq.).
'AvTer'IppYj'tJu. — Cléon s'est senti vaincu dans la première passe : il a trouvé un homme aussi capable que lui de gueuler. Mais il le défie du moins de le surpasser en impudence, en canaillerie. Aussitôt le charcutier de vanter son enfance misérable et vicieuse, de conter ses débuts dans l'agora. Visiblement il prend l'avantage : Cléon ne répond plus que par de sottes menaces (42Q-43i), d'absurdes accusations (435 sq.) ; il songe même à la corruption, et soudain, à demi voix, il propose à Agoracrile d'acheter son silence (43g). Il y a, dans le mouvement jusque-là si vif de la scène, un instant de brusque arrêt. Démosthène, à voix basse, le souligne d'un mot (44o sq.): « L'orage se calme. » Le mètre même reste suspendu (44 1)- Mais Cléon s'est ressaisi. Il revient à sa vraie nature : il éclate en menaces. Agoracrile répond par des menaces. Et cette lutte de mots se termine cette fois par une véritable mêlée, au milieu de laquelle on ne distingue plus que la voix du coryphée qui sonne la charge (453 sqq.).
SfpoyCç. — Cléon est à terre: solennellement, le coryphée salue le triomphateur (457-460).
Cléon est donc vaincu aux yeux du chœur. Mais le chœur ne représente qu'une minorité qui le haïssait, qui voulait le perdre. N'at-il pas encore le Conseil ? Il sort en annonçant qu'il court au Conseil dénoncer les conjurés. Agoracrite l'y suivra. Il dépose ses instruments et ses tripes. Démosthène le fait boire et manger2 et accompagne son départ d'un dernier encouragement. — Cette scène en trimètres que
1. L'àvT'.xaTay.cXîuau.d; n'affecte pas la forme d'une exhortation, d'un ordre. C'est une plaisanterie, fortement soulignée par le passage du chant choral à la récitation individuelle (voyez un effet analogue dans la Paix, 1172). Le chœur vient de chanter: « J'entonnerai le Oïve, t:îv' net Tjjj.çopaï;. » Et le coryphée d'ajouter (Parlé): « Et je m'imagine que le (ils d'Ioulios, le vieil inspecteur des blés, en chantera un péan de joie! » Il s'agit sans doute de quelque vieux fonctionnaire, ennemi personnel de Cléon, et dont les démêlés avec le démagogue étaient connus de tonte la ville.
a. Voyez la Kzpir.'.yçx^r\ du vers 4<j3.
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nous retrouverons, à peu près identique, avant toutes les parabases, est à la fois une conclusion et un prologue. Elle précise à la fois le résultat acquis et celui qui reste à atteindre. Au moment où les acteurs quittent l'orchestra et où la pièce s'interrompt, elle sert de trait d'union entre les deux moitiés de la comédie.